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27/11/2011

Romance

Peter et Victoria étaient arrivés au restaurant avec une faim de loup après leur petite randonnée dans Kensington Gardens. Ils avaient choisi une pizzeria de James Street renommée pour son pizzaïolo, un as qui faisait virevolter la pâte sur le bout de ses doigts. L'établissement était aussi connu pour la cuisson au four traditionnel. Victoria avait commandé avec enthousiasme une quatro formaggi et Peter une Margherita. Au dessert le patron leur avait conseillé un Tiramisu, leur péché mignon.

Ce début de romance plaisait beaucoup à Victoria. Elle entretenait l'espoir d'une longue histoire avec l'écrivain et se demandait s'il existait une méthode pour le grand amour. Elle se disait aussi que l'amour rend parfois aveugle. Intérieurement elle essayait de lister les petits défauts de Peter: sa mine agacée quand quelqu'un l'ennuyait, son ton dramatique quand il évoquait la crise qui secouait la planète... Bien qu'elle se creusât la tête, elle n'en trouva que très peu et préférait en fait lister ce qui lui plaisait chez lui: la douceur de son regard, l'amplitude de ses gestes, sa peau fraîche, sa chevelure brune... Elle aimait les traits réguliers du visage de Peter. A tel point qu'elle en avait réalisé une esquisse qu'elle avait accrochée dans son salon, juste au dessus du petit secrétaire à l'armature en bois qu'elle avait déniché à Portobello quelque temps après son installation à Londres.

Le déjeuner avait été fort agréable et Victoria ne songeait pas du tout au retour à Bayswater Road. Elle savait cependant qu'elle avait accumulé beaucoup de retard dans l'élaboration de la Une pour le lundi et finit par dire à Peter qu'elle devait aller à la rédaction pour voir où en étaient les sujets et relire les articles de fond. Avec une moue un brin boudeuse il la salua avec respect et la laissa s'échapper bien qu'il eut la tentation de la retenir quelques heures encore. Il ressentait déjà le vide abyssal de son absence et n'avait qu'une envie: la revoir au plus vite.

Ce texte a été rédigé dans le cadre de l'édition 47 du jeu Des mots, une histoire, initié par Olivia. Il y avait 22 mots imposés. Ce texte n'est pas libre de droits. La photo non plus.

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Commentaires

Ah, j'aime beaucoup ces jeux d'écriture. Et ce texte est très réussi, bravo!

Écrit par : Marc | 29/11/2011

Merci pour ce charmant compliment!

Écrit par : La Plume et la Page | 30/11/2011

Les commentaires sont fermés.