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14/01/2010

Les bloggeuses plus féroces que la critique

Après avoir fait un tour hier sur plusieurs blogs dédiés à la littérature, je suis tombée sur un post du Goût des livres qui faisait état d'un article de Télérama (daté du 16 au 22 janvier) sur les bloggeuses qui rivalisent avec la critique. Intitulé "Les amazones de la blogosphère", le papier indique que la lecture et les livres se partagent aussi sur la toile et que les lectrices donnent leur avis sans détour. En voici quelques extraits.

"(...) Dans cette jungle, on trouve un peu de tout: des "pros" (journalistes, libraires), mais surtout des amateurs. Ils, ou plutôt elles (car en la matière les femmes sont largement majoritaires), s'appellent Clarabel, Sylire, Cune, Cathulu, Amanda Meyre, Bellesahi, Florinette, et les noms de leurs blogs sonnent souvent comme des titres de roman ou des professions de foi: Les Routes de l'imaginaire, A sauts et à gambades, Des livres et des champs, Lignes de fuite, La Tourneuse de pages, Le Bibliomane..."

"(...) Sur leurs pages Internet, donc, des centaines (parfois plus d'un millier pour les plus prolifiques!) de billets critiques, de commentaires plus ou moins détaillés, agrémentés d'extraits et parfois d'images ou de musiques. (...) Ici, on ne tourne pas autour du pot: la critique est "cash", directe, sur le mode du "j'aime" ou "j'aime pas". Sont privilégiés l'émotion, le coup de coeur, le ressenti. Et les découvertes."

14/11/2009

Allons, un peu de bon sens!

Je ne vais pas être la première à en parler mais je me dois d'en parler car la liberté d'expression est l'un des fondements de la démocratie française. Les propos d'Eric Raoult sur le "droit de réserve" auquel devraient se tenir les écrivains sont tout simplement incompréhensibles. Venant de la part d'un ancien Ministre chargé de l'intégration et de la lutte contre l'exclusion, c'est pour le moins surprenant!

Les écrivains ne sont pas fonctionnaires de l'Etat à ce que je sache? De quel droit leur imposerait-on un droit de réserve? Pourquoi ne pas leur demander d'écrire des éloges sur Nicolas Sarkozy et son gouvernement, pendant qu'on y est?

On ne devient pas écrivain par hasard. C'est parce que l'on a des choses à dire, factuelles ou romancées, mais on les a au fond de soi. Des choses qui nous tiraillent, nous affectent, nous blessent, nous plaisent, nous enivrent... Alors, on écrit, et parfois, quand le succès est là, on nous demande ce que l'on pense de la vie, de la société et du monde qui nous entoure. L'écrivain dit les choses telles qu'il les ressent, au risque de déplaire. Il n'a pas de comptes à rendre. Il est libre d'écrire et de penser ce qu'il veut. En France, et dans beaucoup de pays heureusement, il est l'un des garants de la "libre expression".

Quand j'entends Monsieur Raoult parler de "droit de réserve" je pense à ces écrivains jetés dans des cachots parce qu'ils ont défié des hommes, des régimes.

Allons, un peu de bon sens!