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13/05/2012

Dire son nom - F. GOLDMAN (abandon)

9782267022063[1].gifJ'abandonne. Je ne suis pas coûtumière du fait mais ce n'est vraiment plus possible. "Dire son nom" ne m'emballe pas du tout. C'est beaucoup trop lyrique à mon goût et j'ai la désagréable sensation de tourner en rond. Je renonce donc à la page 66. L'auteur, un Américain, n'en saura rien. Quelle importance qu'une petite Française ait aimé ou pas son livre, lui qui doit jouir d'une belle renommée aux Etats-Unis vu les éloges dithyrambiques qui figurent sur la quatrième de couverture.

Il ne s'agit pas là d'une biographie bien que ce roman tourne autour d'une partie de sa vie. Le sujet en est sa femme, Aura, morte noyée en 2007. Il raconte leur rencontre, les habitudes d'étudiante d'Aura, ses particularités de Mexicaine, leur vie commune, tout ça d'une manière assez désordonnée et qui ne mène nulle part. J'ai ressenti ce livre comme une sorte de roman "thérapeutique" où parler de la disparue permet de faire son deuil et de passer (peut-être) à autre chose (encore que je n'en sois pas convaincue). Bref, Francisco Goldman n'a pas réussi à me faire partager sa douleur, à me prendre aux tripes avec son histoire. Il a tout juste réussi à m'ennuyer.

Dire son nom - Francisco GOLDMAN - Ed. Christian Bourgeois - 2011

Les dimanches poétiques (74)

Que sont mes amis devenus

Que j'avais de si près tenus

Et tant aimés

Ils ont été trop clairsemés

Je crois le vent les a ôtés

L'amour est morte

Ce sont amis que vent me porte

Et il ventait devant ma porte

Les emporta

Avec le temps qu'arbre défeuille

Quand il ne reste en branche feuille

Qui n'aille à terre

Avec pauvreté qui m'atterre

Qui de partout me fait la guerre

Au temps d'hiver

Ne convient pas que vous raconte

Comment je me suis mis à honte

En quelle manière

Que sont mes amis devenus

Que j'avais de si près tenus

Et tant aimés

Ils ont été trop clairsemés

Je crois le vent les a ôtés

L'amour est morte

Le mal ne sait pas seul venir

Tout ce qui m'était à venir

M'est advenu

Pauvre sens et pauvre mémoire

M'a Dieu donné, le roi de gloire

Et pauvre rente

Et droit au cul quand bise vente

Le vent me vient, le vent m'évente

L'amour est morte

Ce sont amis que vent emporte

Et il ventait devant ma porte

Les emporta

La complainte de Rutebeuf

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