03/05/2026
Les dimanches poétiques (395)
"Tu seras morte abattue telle une criminelle recherchée.
Je ne peux pas m'empêcher d'y lire un signe de notre époque. Aimer les chiens, détester les loups et coyotes. On ne supporte pas la sauvagerie innée, on a une peur bleue de l'inconnu, de tout ce qui est indomptable, impétueux, plus libre que nous, on a peur d'une vieille chienne grise partie humer une piste odorante sous les pommiers."
Gabrielle FILTEAU-CHIBA in Louve en juillet (Ed. dépaysage - 2025 - p. 87)

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30/04/2026
Avril en quelques mots #114
Des petits et des gros poissons... // Rapide leçon de finnois // Déjeuner végé // Et les premières fraises // Besoin de commencer la journée par un peu de lecture et d'écriture pour bien m'ancrer // Soit ce ne sont pas de vrais Sudoku Force 7/8, soit je suis vraiment très, très bonne... // Balade en bord de Seine par une jolie après-midi ensoleillée // Regarder une fois de plus Poulet au vinaigre // Violentes douleurs à l'épaule et au bras droits... // Recommencer jusqu'à réussir // Séances de repassage // Réécriture. Work in progress! // Je crois que je suis atteinte de tsundoku // Et pourquoi pas un manuel à destination des managers? // Découverte du podcast Les lueurs. Des interviews tellement riches! // Finalement le 41 est suffisant // Des journées dans ma bulle // Plonger dans une saga de Kate Morton // Un café au goût italien // Olivier Nora, patron des éditions Grasset, qui se fait virer sur un simple coup de fil (Ou comment Monsieur B. se paie la tête des écrivains...) // Il y a comme qui dirait un air de famille... Et pas qu'un peu! // La Belle et la Bête "traqués" par des paparazzi en Corse // Thomas Schlesser et son Chat du jardinier. Un auteur passionné et passionnant // Salade de bulots // Cette douleur persistante... // Fabrice Midal dans le podcast Les lueurs : "La colère est une énergie de vie" // Il va falloir que j'investisse dans un bon fauteuil de bureau // Avant de songer à changer de bureau... // Faire du tri dans les livres // Et la parution du "bébé" est prévue le 30 avril sur la plateforme KDP Amazon // I did it! // Porter trois ouvrages à la boîte à livres et revenir avec un bouquin... // Besoin de silence ces temps-ci // Trois auteures sur un plateau // Et le diagnostic posé est une tendinite! // Goûter au soleil

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19/04/2026
Les dimanches poétiques (394)
"Dans le monde de l'entreprise, vous commencez à rencontrer beaucoup de personnes quand vous croyez dans le pouvoir de "en", ce qui vous amène à de nombreuses choses inattendues et merveilleuses. Les relations les plus fructueuses que j'ai eues dans ma vie sont issues de rencontres fortuites, de rencontres grâce à "en", mais pas dans l'environnement social habituel, ni au cours de présentations officielles ou de rencontres planifiées. Mes échanges avec les personnes que j'ai rencontrées m'ont ensuite conduit à des endroits où je n'aurais jamais pensé me trouver un jour. [...]
Et maintenant je travaille pour Godiva Japon comme le prolongement de toutes ces rencontres. Cette expérience précieuse m'a enseigné ce qui suit: les initiatives engendrent les rencontres et les rencontres engendrent les opportunités de réussite. Qui ne tente rien n'a rien."
Jérôme CHOUCHAN in La cible (Ed. MAXIMA Laurent du Mesnil - 2020 - p. 228, 229)

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05/04/2026
Les dimanches poétiques (393)
« Je pense à tout l’amour qui existe dans le monde, à tous ceux qui choisissent de tendre la main quand rien ne les y oblige, ceux qui donnent sans rien attendre en retour, ceux qu’on oubliera, qui ne seront jamais dans les livres d’histoire, mais qui, chaque jour, à coups de gestes minuscules, sauvent un petit peu l’humanité.
Je les vois tous. Tous ces gens, tous ces gestes d’amour.
Dans le monde entier et depuis la nuit des temps.
Et c’est immense.
Je n’ai jamais rien vu d’aussi grand. Jamais rien senti d’aussi puissant. »
Marie VAREILLE in La dernière allumette (Ed. Le livre de poche - 2025- p. 306)
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29/03/2026
Les dimanches poétiques (392)
"Sans doute pensez-vous que j'ai tort de croire que l'amour peut tout guérir. Je ne vous en veux pas. Après tout, c'est vous qui vivez dehors, dans le monde réel, et moi qui suis enfermée ici avec quelques bonnes soeurs pour toute compagnie. Mais quoi qu'il arrive, je vous préviens: jusqu'à la dernière seconde, jusqu'au moment fatidique où tout basculera, je continuerai de croire aux miracles. Je n'y peux rien, je suis comme ça."
Marie VAREILLE in La dernière allumette (Ed. Le livre de poche - 2025 - p.93)

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22/03/2026
Les dimanches poétiques (391)
"- Votre père a toujours été un homme malade d'être en vie. Si vous décidez de ne pas aider ces gens, je le comprendrais, et je ne vous forcerai à rien. Mais, avant de prendre une décision, comprenez ce qui adviendra une fois la tête construite et rendue: vous serez respecté. Vous aurez un métier, une réputation, et une âme propre. Vous n'avez pas à réparer les actes de votre père; vous avez à vivre en paix, et c'est une affaire longue à régler."
Cécile COULON in Le visage de la nuit (Ed. L'Iconoclaste - 2026 - p. 249)

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10/03/2026
Ecriture créative #4
Il y a quelque chose qui me tient debout, et ce n'est pas ce que l'on croit. Plusieurs fois ils m'ont demandé. Ils voulaient savoir ce qui me faisait venir chaque jour, ce qui me motivait à pousser la porte de la mairie tous les matins. J'ai souri. Après tout, qu'ils pensent ce qu'ils veulent: que c'est parce que je m'ennuie, parce que je veux ma part de célébrité, ou parce que je souhaite imprimer mon empreinte sur la vie du village. Certains - moins nombreux sans doute et sûrement plus proches de la vérité - diront que c'est par goût de la chose publique, de l'engagement et du service. Ce n'est pas faux. Cependant ils sont loin du compte.
Ce qui me tient debout lorsque je suis à la mairie - ce qui me tient debout dans ma fonction de premier édile, malgré les difficultés liées à celle-ci -, c'est le cadre posé en évidence sur mon bureau. Aucune décision n'est facile à prendre et lorsque je doute, lorsque j'hésite, je regarde le cadre, et surtout la photo qu'il contient, les personnes qui y figurent.
Les projets et les actions sont débattus - et votés pour la plupart - mais lorsque je prends un arrêté interdisant l'accès à une portion du chemin côtier, lorsque j'autorise une construction, lorsque j'avance des solutions pour protéger la nature, c'est moi qui suis responsable. C'est mon nom qui figure au bas des documents. Et à chaque fois je pense à eux.
Parfois les décisions que nous prenons vont dans une direction qui ne nous est pas familière, que nous découvrons au fur et à mesure. Parce que nous devons agir dans l'intérêt du plus grand nombre, choisir pour le bien commun et délibérer pour se conformer à la loi. Je ne suis pas seul à prendre toutes ces décisions mais si un problème survient c'est moi que l'on montre du doigt. Soldat de première ligne. Un soldat qui sent le regard exigeant des personnes figées sous le cadre de verre. Des personnes exigeantes mais qui sont aussi son meilleur soutien.
Je ne veux pas les décevoir. J'agis pour qu'ils soient fiers de moi, pour que dans quelques années - quand je ne serai plus - ils n'aient pas à rougir de mon action au sein de cette commune où ils ont accumulé tant de souvenirs. Qu'ils n'aient pas honte de ma conduite. Je veux qu'on les arrête dans la rue pour leur parler de ce que j'ai fait pour le village et des valeurs qui m'ont animé. J'aimerais qu'on leur dise que j'étais un homme équitable, honnête, et en qui on pouvait avoir confiance. Un homme sans ambition mais avec de vraies convictions.
Proposition 314 du site Ecriture créative tenu par Nanou: ce qui me tient debout.
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