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30/01/2017

Agatha Raisin, l'enquêtrice des Costwolds

J'ai découvert Agatha Raisin pour la première fois sur Facebook. Une lectrice compulsive en parlait et le titre de la première intrigue de cette enquêtrice britannique d'un nouveau genre m'avait interpelé. La quiche fatale, un très bon titre pour accrocher le lecteur. Puis, une amie m'en a parlé et m'a passé le premier tome. Elle m'a dit que c'était très bien et que les Costwolds étaient bien décrits. Elle m'a prêté le livre et j'ai de suite beaucoup aimé le style d'M. C. Beaton. Plume acérée et pleine d'humour. J'ai bien ri à la lecture de certains passages.

Agatha Raisin, quinquagénaire, s'est installée dans les Costwolds après avoir vendu sa société de relations publiques londonienne. C'était une femme d'affaires impitoyable. Notre Agatha n'a pas froid aux yeux et est plutôt du genre têtue. Elle fume, boit, triche éhontément, et a le don de se fourrer dans de sales draps mais c'est une petite bonne femme attachante et attendrissante.

Je ne sais pas si le caractère d'Agatha ressemble à celui de l'auteur mais M.C Beaton (Marion Chesnay de son nom de jeune fille) habite dans les Costwolds avec son mari. Née en 1936 à Glasgow, elle a commencé sa carrière comme libraire puis a travaillé comme journaliste dans différentes publications écossaises. Elle s'est mariée, a eu un fils, et est partie aux Etats-Unis avec sa petite famille. C'est avec l'accord de son mari, et soucieuse de passer plus de temps avec son jeune fils, que Marion a décidé de se mettre à l'écriture. Elle a d'abord écrit des romans historiques puis, des histoires de détectives. Ils sont ensuite retournés vivre en Ecosse où son mari a racheté un troupeau de moutons. Et, en ayant assez des moutons après quelques années, ils sont partis s'installer dans les Costwolds où Agatha Raisin a été créée.

J'ai été conquise dès le premier tome. La Quiche fatale est la première enquête d'Agatha suite à l'empoisonnement du président du jury lors du concours annuel de quiches de Carsely (le village dans lequel elle s'est établie). Un concours auquel elle a participé mais pour lequel elle n'a pas pu s'empêcher de tricher, étant complètement nulle en cuisine... Le deuxième tome, Remède de cheval, cherche à découvrir à travers l'enquête d'Agatha, si le nouveau véto du village a été assassiné ou s'il a été victime d'un malencontreux accident. Le troisième tome, Pas de pot pour la jardinière, tourne autour de l'assassinat d'une nouvelle venue au village, férue et passionnée de jardinage, pour ne pas dire obsédée par les plantes et son jardin d'hiver. Qui pouvait lui en vouloir au point de la suspendre par les chevilles et de lui planter la tête dans une jardinière? N'allez pas croire qu'il ne se passe rien dans les jolis petits villages...

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22/01/2017

Flâner dans une librairie

Cela faisait longtemps que je n'avais pas franchi le seuil d'une librairie. Et quel bonheur! Je ne peux pas expliquer pourquoi je me sens aussi bien au milieu des livres. Des titres qui résonnent dans mon esprit, des couvertures accrocheuses, des histoires sombres, gaies ou fantastiques qui me font de l'œil... Une librairie c'est une fenêtre ouverte sur le monde. Le monde réel mais aussi le monde imaginaire. Une fenêtre ouverte sur des milliers de vies possibles. Des milliers d'options pour s'éloigner un peu du quotidien, rencontrer des femmes et des hommes de papier, vivre de nouvelles aventures... Quand j'entre dans une librairie tous ces mots enfermés dans les ouvrages qui m'entourent me donnent une énergie incroyable.

Et je me rends compte que cela faisait trop longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans une librairie. J'en suis ressortie non pas avec deux romans, mais avec deux essais. Je voulais lire depuis un moment Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson, récit de sa reconstruction et sa volonté de remarcher après une terrible chute alors qu'il escaladait un mur. Le deuxième ouvrage est signé Michel Houellebecq, En présence de Schopenhauer. Un essai dans lequel il évoque sa rencontre avec les textes de Schopenhauer et dans lequel il analyse certains passages. Je n'ai jamais rien lu de Houellebecq (si, si, je vous assure) et je me disais qu'un essai était peut-être une bonne entrée en matière et faire connaissance avec cet auteur. J'en reparlerai très certainement sur ce blog très prochainement.

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24/01/2016

Joyeusement

La joie vient de l'acceptation. Et le meilleur moyen d'éprouver de la joie, c'est de lâcher l'ego. C'est en substance ce que dit Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue et spécialiste des religions. 

Il était au Centre Abbé Pierre d'Esteville il y a quelques jours pour une conférence et tous les auditeurs venus l'écouter sont certainement repartis plus joyeux qu'à leur arrivée.

La joie ne se décrète pas. Elle nous prend par surprise. Mais elle implique de lâcher l'ego. Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, nous avons tous un ego. Certains en ont un très développé, d'autres ont un ego sous-développé.

Il faut surtout s'ouvrir au monde, aux autres, à la bonté, à la beauté et accueillir la joie quand elle se présente. Elle nous aide bien souvent à traverser des moments difficiles, à accepter des deuils, des ruptures, et des revers professionnels et économiques. Ceci étant dit, cette acceptation n'est pas une résignation. Elle ne s'apparente pas au fatalisme.

Frédéric Lenoir fait une autre distinction très intéressante entre la joie passive, qui serait une joie basée sur une idée erronée (dire qu'un homme est parfait alors qu'on ne le connaît pas bien), et la joie active, qui serait basée sur une idée adéquate (une idée qui correspondrait à la réalité effective).

Je suis repartie de cette conférence apaisée et prête à accueillir chaque jour un peu plus de joie. Je suis aussi repartie avec son dernier livre intitulé La puissance de la joie. Heureux les joyeux!

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06/12/2015

All I want for Christmas...

Dans 19 jours le Père Noël aura théoriquement déposé des cadeaux sous le sapin pour les enfants (et les adultes) sages. Des paquets aux couleurs chamarrées, aux bolducs scintillants, aux papiers crépitants. Mais que découvrirons-nous dedans?

C'est le grand mystère. Et s'il n'y avait rien dans les boîtes? Ou juste un petit mot? "Bon pour un baiser", "Un câlin pour papy", "Du courage pour toute l'année", "Loin des yeux mais près du cœur", "De l'amour pour toute la vie"... Ce serait pour le moins original. Pas sûre que cela plaise à tout le monde (en particulier aux plus petits) mais l'esprit de Noël c'est ça, non? De la chaleur humaine, de l'amitié et de l'amour.

  • I don't want a lot for Christmas
  • There is just one thing I need
  • I don't care about the presents
  • Underneath the Christmas tree
  • I just want you for my own
  • More than you could ever know
  • Make my wish come true
  • All I want for Christmas is You... 

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03/11/2015

Réparer les vivants - M. de KERANGAL

Un roman dans lequel j'ai eu un peu de mal à entrer mais qui finalement m'a plutôt plu. Ceci étant dit, je suis loin du coup de cœur attendu. J'en avais beaucoup entendu parler et j'en attendais trop vraisemblablement.

Maylis de Kerangal nous parle du don d'organes et des greffes, et plus particulièrement, d'une greffe de cœur. Des vies croisées. Des parents qui doivent se faire à l'idée que leur enfant est mort même si celui-ci, relié à des machines, semble encore de ce monde. Une mère qui attend un cœur depuis plusieurs années et qui vit au pied de l'hôpital où doit se faire la greffe, attendant qu'on l'appelle pour lui annoncer une bonne nouvelle.

L'auteure s'est attachée à retranscrire le vécu et le ressenti des personnages, en donnant ici et là quelques éléments biographiques pour les situer dans l'espace et dans le temps. Elle nous donne à voir le ressenti des patients et de leurs proches mais aussi le ressenti des médecins, des chirurgiens et des équipes paramédicales. Des professions assez rarement évoquées dans une telle proportion dans les romans.

Mais si le sujet est intéressant et le postulat de départ original, je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal avec le style de Maylis de Kerangal. La ponctuation est parfois manquante et la lecture est, de ce fait, hachée. J'ai donc eu beaucoup de mal à terminer le livre.

Réparer les vivants - Maylis de KERANGAL - Ed. Verticales - 2014

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27/08/2015

Revue de lectures #2

Allumer le chat de Barbara CONSTANTINE: un beau petit roman sur l'entraide entre personnes du 3ème âge. Des personnages touchants aux caractères bien trempés. C'est drôle et plaisant à lire.

Moriarty d'Anthony HOROWITZ: Frederick Chase, détective de l'agence américaine Pinkerton, se retrouve en Suisse non loin des chutes de Reichenbach quelques jours après la triste disparition de Sherlock Holmes et Moriarty. Il rencontre là-bas l'inspecteur de Scotland Yard, Athelney Jones. Chase et Jones constatent que sur les deux corps des ennemis jurés, un seul a été retrouvé. Connaissant le visage de Holmes, Jones en déduit que c'est Moriarty qui est étendu sans vie. Mais les conclusions de l'inspecteur ne sont-elles pas trop hâtives? Et peut-il vraiment se fier à Frederick Chase?

Le vieux garçon de Jean-Paul PELRAS: un roman régional qui met en scène un vieux garçon mal dégrossi, aux allures d'ours mal léché. Il aurait pu vivre heureux avec l'argent que lui a laissé son paternel (ce qu'il fut un temps malgré tout, à sa façon) mais la vie sait vous faire des coups tordus, le malchance qui s'en mêle. Bref, un roman qui se lit bien, qui m'a fait rire, même si l'histoire de ce vieux garçon est bien triste. 

Je reviens te chercher de Guillaume MUSSO: le héros du roman décide de disparaître d'un seul coup, de se perdre dans la foule, de quitter fiancée et meilleur ami sans la moindre explication parce qu'il rêve d'une autre vie. Il veut réussir, être connu, gagner de l'argent. Et il y parvient. Il parvient même à rencontrer une jolie femme, hôtesse de l'air, qu'il quittera elle aussi sans bonne raison, si ce n'est la certitude qu'il lui fera du mal. Mais repousser sans cesse les autres et ses sentiments, est-ce la solution? Peut-on être heureux ainsi? Le héros vivra trois fois la même journée et essaiera de changer le destin. Y parviendra-t-il?

Ancien malade des hôpitaux de Paris de Daniel PENNAC: ce court roman (cette nouvelle?) est un coup de cœur. C'est superbement écrit et très drôle. Un interne raconte ce qui l'a finalement conduit à devenir garagiste. Disons qu'un soir il a eu affaire à un malade d'un genre un peu particulier...

Temps glaciaires de Fred VARGAS: j'ai retrouvé avec plaisir le commissaire Adamsberg et ses collègues. L'auteur nous balade entre une mystérieuse société qui fait revivre les débats à l'assemblée au temps de Robespierre et un curieux incident qui s'est produit dix ans plus tôt en Islande. Le commissaire fera le voyage pour assembler les pièces du puzzle qui s'offre à lui. Une enquête qui prend des chemins de traverse pour confondre le coupable.

Peine perdue d'Olivier ADAM: encore un roman bien sombre. Après Les lisières je pensais qu'Oliver Adam nous donnerait à lire quelque chose d'un peu plus gai. Mais non. Il nous livre une galerie de personnages que la vie ne ménage pas. Des gens sans scrupules, d'autres rattrapés par la maladie et la vieillesse. Des jeunes qui ne sont pas compris, ou qui ne comprennent pas grand chose des rouages de la vie. L'atmosphère était un peu lourde parfois et bien qu'intéressants, les portraits des personnages étaient un peu trop longs à mon goût.

Ombres sur l'Hudson d'I. B. SINGER: j'ai mis presque un an à lire ce roman. Une histoire dense et des personnages qui tournent autour de Boris Makaver, juif pieux et pratiquant, et de sa fille. Ce livre est à la fois une réflexion sur la vie, l'amour, la mort, et la religion. Tout y est. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que rien n'est simple entre les personnages. Un peu comme dans la vraie vie...

Grenoble parano de Sylvain PETTINOTTI: un très bon polar régional plein de suspense. J'ai adoré le style de l'auteur, très rythmé et surtout très drôle. J'ai ri plus d'une fois à la lecture de ce roman. Un ex-taulard veut se venger d'un avocat qui n'a pas réussi à le disculper dans une affaire jugée dix ans plus tôt alors qu'il était innocent. Il lui demande de réunir les preuves en lui envoyant des infos au compte goutte... Une sale affaire, mais une intrigue très bien ficelée.

Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès MARTIN-LUGAND: ce roman parle de la reconstruction après la perte d'êtres chers dans un accident de voiture. Comment se sortir de la spirale de la culpabilité? Comment tourner la page? Comment réussir à vivre sans eux? Un long processus qui va mener l'héroïne, commerçante à Paris, dans une région perdue d'Irlande.

N'oublier jamais de Michel BUSSI: encore un bon polar de Michel Bussi même si ce n'est pas mon préféré de ses romans. L'intrigue est très tordue, comme toujours avec cet auteur. Un jeune homme avec une prothèse de jambe préparant l'Ultra Trail du Mont Blanc (course très exigeante s'il en est) se rend à Yport pour s'entraîner. Cependant l'entraînement va être de courte durée. Il se retrouve mêlé à un suicide (selon lui) que les policiers qualifieront de meurtre. Notre jeune homme, Jamal Salaoui, a d'ailleurs tout du coupable idéal. A-t-il tué la jeune femme retrouvée à demi-nue sur la plage avec une écharpe Burberry rouge nouée autour du cou?

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19/04/2015

Les dimanches poétiques (154)

"On m'a dit un jour que seules les fleurs bleues peuvent devenir tout à fait cyniques. Ce qui est sûr, c'est que c'est la première plaie qui a le plus de mal à se refermer, et là-dessus les cicatrices se succèdent, à la fin on n'est plus qu'une masse de bleus et de bosses plus ou moins anciens, mais on avance quand même, on se relève encore, et parfois on n'est pas encore relevé qu'on est K.-O., à nouveau, et alors il faut surtout respirer pianissimo et se faire oublier. Puis la lumière s'infiltre doucement et l'envie de vivre revient. En attendant, on peut toujours se mettre en boule comme un chat, et faire semblant de ne pas être là."

Simonetta GREGGIO La douceur des hommes

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