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26/03/2017

Les dimanches poétiques (196)

"Les plus belles choses voient le jour quand on ose faire ce qui nous tient à cœur."

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22/03/2017

Mr & Mme Adelman

cinéma,films,nicolas bedos,mr et mme adelman,actu,actualitéNicolas Bedos n'a pas ménagé sa peine pour défendre son bébé, Mr et Mme Adelman, son premier long métrage qu'il a mis deux ans à mettre sur pied entre l'écriture du scénario et la sortie en salles. Il a multiplié les interventions sur les plateaux de télé et les stations de radios. Il a fait une belle tournée dans les cinés pour le présenter avec sa compagne et complice Doria Tillier. Et la bande annonce a fini de me convaincre d'aller voir ce film.

Mr et Mme Adelman, c'est l'histoire de Victor et Sarah. Ils ont une vingtaine d'années lorsqu'ils se rencontrent. Et on ne peut pas dire que ce soit le coup de foudre entre eux même si elle sait, dès qu'elle le voit, que toute sa vie va tourner autour de lui. La pauvre Sarah rame avant de mettre le grappin dessus. Elle sort tout d'abord avec le copain de Victor, puis avec son frère. Et c'est lors d'une réunion de famille à l'occasion de Noël qu'ils vont finalement se retrouver. Pour le meilleur et pour le pire... Ou inversement.

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Victor est un écrivain raté qui vit modestement; un crève-la-faim pas pris au sérieux par les siens. Sarah est une brillante étudiante en lettres qui va l'aider à devenir quelqu'un. Il l'aime pour son intelligence, son sourire, le regard qu'elle porte sur le monde qui l'entoure. Elle, elle l'aime tout entier; elle aime sa drôlerie, son côté fantasque, mais aussi sa mauvaise foi. Et Victor va devenir quelqu'un. Depuis qu'il est avec Sarah, il semble plus inspiré, ses livres deviennent populaires. Il finit par obtenir le Goncourt. Jusqu'à quel point une femme peut-elle influencer l'homme qu'elle aime? Et jusqu'où un homme est prêt à aller par amour? De leur première rencontre aux affres de la vieillesse, on suit ce couple qui s'aime et qui se déchire. Et qui s'aime malgré tous les mauvais coups de la vie.

Il se dégage de ce film un tourbillon d'émotions et de couleurs. On rit, on pleure, on retient son souffle. Ca tangue souvent et on en redemande. La lumière est magnifique, la bande son est géniale, et les prises de vue sont extraordinaires. Ce premier film est un petit bijou. C'est le cinéma comme je l'aime. A voir absolument!

Monsieur et Madame Adelman - Nicolas BEDOS - Avec Nicolas Bedos, Doria Tillier, Pierre Arditi, Denis Podalydès, Catherine Millet, Julien Boisselier... - 2017

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19/03/2017

Les dimanches en photo (79)

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18/03/2017

Vacances à Brindisi

Clélia suivait de près son cousin sur le chemin du glacier. Les enfants zigzaguaient entre les serviettes de bain et les châteaux de sable. Tous les après-midi, pendant que duraient les vacances, ils allaient se rafraîchir le palais chez Aldo. Ils le connaissaient bien. Il était toujours là, fidèle au rendez-vous chaque été avec son scooter aménagé, sa grosse moustache, son énorme cigare et ses chemises à fleurs. Ils n'avaient jamais vu de glacier comme lui. En juillet et août c'était le roi de Torre Santa Sabina, petite bourgade au nord de Brindisi où les plages se remplissaient de monde à mesure que le soleil prenait des forces.

Clélia et Flavio arpentaient cette plage depuis qu'ils savaient marcher. Ils avaient leurs habitudes et retrouvaient beaucoup de copains qu'ils s'étaient fait au fil des années. Tous les étés leurs parents se retrouvaient dans la maison de famille. Après le décès de son épouse Tiberio avait hésité à revenir. Il avait eu peur des souvenirs mais avait-il le droit de priver Flavio de ces vacances qu'il affectionnait tant? Et puis Fabiano, son frère, lui avait dit que ça pourrait lui faire du bien et que cela vaudrait sans doute mieux que rester enfermé à Venise. Son déménagement pour Rome avait été une excellente décision. Il y avait retrouvé l'amour. Depuis deux ans il venait à Brindisi accompagné de Marcella. Elle lui avait redonné le sourire et elle s'entendait merveilleusement bien avec Flavio. Elle ne remplacerait certes pas sa mère mais le gamin l'avait adoptée en quelque sorte.

Tiberio et Fabiano avaient demandé aux enfants de leur rapporter des glaces. Ils les regardaient s'éloigner vers le scooter d'Aldo. La plage était assez longue et elle était divisée en plusieurs sections, chacune marquée par un panneau un peu spécial. Ils ressemblaient à des dessins d'enfants. Sur l'un était représenté une maison aux traits simples et aux couleurs vives. Un peu plus loin un bateau. Il y en avait environ une dizaine, tous différents, pour permettre aux touristes, et plus particulièrement aux enfants, de se repérer plus facilement. Tiberio et Fabiano optaient toujours pour le même coin de plage afin de ne pas brouiller les repères des enfants. Ils s'installaient toujours près du panneau représentant la maison.

Clélia faisait de grandes enjambées pour ne pas perdre de terrain sur Flavio. Son cousin avait de grandes jambes. Elle avait souvent un peu de mal à le suivre. Il lui arrivait même de courir après lui. Mais elle se dépêchait aussi pour atteindre plus vite la boîte à délices d'Aldo. Le choix de glaces était impressionnant et elle avait envie de goûter à tout. Elle en choisissait une nouvelle chaque jour...

Textes précédents: ..., N°1, N°2, N°3, N°4, N°5

Ce texte a été rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture Une photo, quelques mots n°258 initié par Leiloona. Il n'est pas libre de droits. La photo, de Fred Hedin, n'est pas libre de droits non plus.

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12/03/2017

Les dimanches poétiques (195)

"La conversation nous ramenait à notre marotte: les chemins noirs. Goisque savait qu'ils se déployaient parfois hors des cartes de géographie et foraient leurs galeries en nous. Il était difficile de faire de soi-même un monastère mais une fois soulevée la trappe de la crypte intérieure, le séjour était fort vivable. Je me passionnais pour toutes les expériences humaines du repli. Les hommes qui se jetaient dans le monde avec l'intention de le changer me subjuguaient, certes, mais quelque chose me retenait: ils finissaient toujours par manifester une satisfaction d'eux-mêmes. Ils faisaient des discours, ils bâtissaient des théories, ils entraînaient des foules: ils choisissaient les chemins de lumière. Quitte à considérer la vie comme un escalier, je préférais les gardiens de phare qui raclaient les marches à pas lents pour regagner leurs tourelles aux danseuses de revue qui les descendaient dans des explosions de plumes afin de moissonner les acclamations."

Sylvain TESSON Sur les chemins noirs

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05/03/2017

Drôle de rêve

Cela commençait toujours de la même façon: une petite fille aux traits asiatiques et une biche qui lui léchait les doigts. Sarah l'avait rêvé cent fois. Elle appréhendait de plus en plus le moment de se mettre au lit. Elle avait peur d'être réveillée par les cris. Ses propres hurlements en fait.

La scène se déroulait au milieu d'une clairière. L'enfant, assise sur une grosse pierre, semblait avoir apprivoisé l'animal. Puis, arrivait d'autres biches, des cerfs, et par un inexplicable enchantement de gigantesques incisives poussaient sur les mâchoires des bêtes. La petite fille était dévorée après avoir été déchiquetée comme une vulgaire poupée de chiffon. Sarah se débattait dans son lit en hurlant pour essayer d'empêcher le massacre. Elle se réveillait à bout de forces et en sueur.

Ses nuits étaient agitées et elle ne cessait d'y penser durant la journée. Sarah ne savait pas quelle signification donner à ce rêve. Elle avait cherché des explications. Son dictionnaire des rêves et des symboles donnaient quelques informations. Selon les auteurs la biche était un symbole mystique caractérisant l'union sexuelle du Ciel et de la Terre. Elle n'était pas vraiment avancée avec ça... Elle était par ailleurs persuadée qu'elle ne s'en débarrasserait pas tant qu'elle ne comprendrait pas le message qui y était dissimulé.

Elle était tellement épuisée par ses nuits qu'elle piquait du nez l'après-midi. Ses paupières étaient lourdes. Pas moyen de les maintenir ouvertes. Elle s'endormait sur sa chaise, juste après le déjeuner. C'était généralement Toby qui la réveillait une heure plus tard. Il aboyait pour aller dans le jardin.

La maison qu'elle avait rachetée était un peu isolée mais Sarah ne craignait pas d'être attaquée. Elle pouvait compter sur son chien pour la protéger. Elle avait aussi changé toutes les serrures quand elle avait emménagé. Il n'y avait certes pas de clôture autour du chalet mais il était difficile d'y accéder sans emprunter le chemin. De la fenêtre de la cuisine elle voyait très bien si une voiture ou quelqu'un s'y engageait.

Cependant, ce jour-là, elle ne vit personne approcher. Ce furent les aboiements de Toby qui l'alertèrent. Le chien tournait autour d'un homme qui marchait vers la maison...

Textes précédents: N°1, N°2, N°3, N°4, N°5 

Ce texte a été rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture Une photo, quelques mots n°256 initié par Leiloona. Il n'est pas libre de droits. La photo, de Vincent Héquet, n'est pas libre non plus.

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01/03/2017

J'ai testé pour vous #9

Sacha Finkelsztajn

Autre adresse que j'ai essayée à Paris, Sacha Finkelsztajn, aussi connu comme la "boutique jaune". Cette boutique propose des spécialités yiddish et des spécialités d'Europe centrale et orientale. Vous y trouverez des vatrouchkas ou serniks, des strudels, des gâteaux au pavot, des pains traditionnels du shabbat, des pirojkis ou encore plusieurs sortes de taramas.

Quand vous entrez dans la boutique, vous avez l'impression d'entrer dans une "piekarnia" (boulangerie polonaise). Mille merveilleux parfums viennent vous chatouiller les narines et vous avez envie de tout goûter.

J'ai testé le sernik au citron, un gâteau polonais qui ressemble à un cheesecake. Il était absolument délicieux. J'ai aussi goûté le strudel viennois. Là, mes papilles n'ont pas retrouvé les strudels des salons de thé autrichiens. Ceci étant dit, j'ai goûté ces strudels au Tyrol, qui sont peut-être différents des strudels viennois... Enfin, j'ai goûté un pletzel aux oignons. C'est un petit pain rond parsemé de morceaux d'oignons.

Les prix sont raisonnables et vous aurez peut-être la chance d'entendre les vendeuses parler polonais entre elles.

 

Sacha Finkelsztajn

27, rue des Rosiers

75004 Paris

La boutique jaune

 

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