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15/10/2017

Cracovie en images

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08/10/2017

Les dimanches poétiques (209)

"C'est le problème avec la vie, a pensé Antoine. La nôtre est toujours trop étriquée, et celle à laquelle on voudrait prétendre est trop grande pour simplement se la figurer. La somme des possibles, c'est l'infini qui revient à zéro. Au final, ça passe. Ca finit toujours par passer."

Olivier ADAM Peine perdue

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01/10/2017

Les dimanches en photo (91)

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30/09/2017

La Salamandre - J.-Ch. RUFIN

livres,littérature,romans,jean-christophe rufin,la salamandre,brésil,actu,actualitéElle était passée de l'autre côté, là où le monde est sans pitié et sans égard, où la misère impose ses rudesses au corps et à l'esprit, où la vie n'est que le solde d'un compte entre la violence reçue et celle que l'on administre. Les scrupules, la prévenance, la politesse sont réservés aux étrangers, aux riches, à ceux que l'on respecte mais que l'on vole. La brutalité, elle, est la part des familiers, de ceux que l'on piétine mais que l'on aime.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant ce bouquin même si j'aime assez le style de l'auteur. Ce n'est pas le premier livre que je lis de Jean-Christophe Rufin. J'avais beaucoup aimé Un léopard sur le garrot. Pas un roman, pas une autobiographie non plus, une sorte de récit où il passe à  la loupe les moments importants de sa vie et ce qui a compté pour lui.

Ici le registre est différent. Il s'agit bel et bien d'un roman. Catherine, la quarantaine bien entamée, parisienne à la vie bien réglée et un peu terne, décide un jour de prendre de vraies vacances et d'aller rendre visite à une amie d'enfance installée au Brésil.

Quand elle arrive, c'est le Brésil des cartes postales qui l'accueille. Le soleil, la chaleur, les après-midi à la plage... rien ne manque. Les hommes à la peau mate font eux aussi partie du décor. C'est d'ailleurs sur les conseils de son amie que Catherine débute une relation avec l'un de ces hommes, de ceux qui traînent sur la plage en quête de touristes étrangères esseulées et en mal d'aventures. Il se prénomme Gilberto. Un prénom imprononçable quand on ne parle pas brésilien. Pas question d'argent entre eux. Catherine lui fait cependant des cadeaux, à chaque fois toujours un peu plus beaux, comme si elle avait une dette envers lui. Lui qui se donne sans compter au lit.

L'histoire aurait pu s'arrêter là. Catherine aurait pu repartir en France à la fin de vacances, reprendre sa vie paisible à Paris. Mais elle s'est attachée à Gilberto, et serait prête à n'importe quoi pour lui, même si elle sait qu'il habite dans les favelas et que les gens de ces quartiers ne sont pas forcément bien intentionnés. Elle lui demande ce qui lui ferait plaisir. Il aimerait s'acheter un bar. Catherine fait rapidement ses calculs, additionne ses placements et la vente de son appartement, soustrait les liens qui pourraient la retenir à Paris, et la voilà installée à Rio. Cependant, tout ne va pas se passer comme elle l'avait imaginé. L'amour qu'elle ressent pour Gilberto n'est pas réciproque et il devient méchant, voire indifférent, abusant jusqu'à l'extrême de la faiblesse de Catherine. Elle l'a dans la peau. Lui a compris qu'elle ne lui refuserait rien. Et cette passion destructrice va aller crescendo.

Autant vous dire que j'ai eu envie de la secouer plus d'une fois cette Catherine, de lui faire entendre raison, de lui prouver par A + B que ce Gilberto n'est pas un type bien. Et là plusieurs questions me viennent à l'esprit. Est-ce qu'on peut aimer un homme jusqu'à ce qu'il nous détruise? Peut-on tout accepter par amour? N'y a-t-il pas une limite à la souffrance? Comment ne pas finir par haïr cet homme qui vous fait du mal? Un amour enfui peut-il conduire à vouloir mourir? Ce roman ne m'a pas laissée indifférente. Si Jean-Christophe Rufin voulait provoquer ses lecteurs, on peut dire qu'avec moi il a gagné son pari!

La Salamandre - Jean-Christophe RUFIN - éditions Folio - 2016

Septembre en quelques mots #12

Une fâcheuse tendance à brûler les ponts derrière moi // Mon sixième sens... // Et vive les pinces de Magill! // Everybody got their reason, Everybody got their way, We're just catching and releasing What builds up throughout the day... // Faire des tas de conjectures // Ne plus jamais appuyer sur le bouton pour demander l'arrêt quand le bus arrive au terminus... Sourire. Se rappeler un joli sourire... Précieux! // La fatigue me rend vite exécrable. Je crois que je pourrais même me transformer en pittbull... // Un nouveau calendrier avec des photos perso // Acheter le sac PPMC au joli motif fleuri repéré lors de l'ouverture du magasin // Pas de CR d'hospit, une ordo merdique... // Il y a des jours où il ne faudrait pas sortir de chez soi // Celui qui dit que je ne suis pas organisée je lui mets une droite! // Mettre la voiture en pilote automatique... // Entrer dans une chambre et entendre à la radio: You are so beautiful to me, Can't you seeeeee? You're everything I hoped for, You're everything I need... // Ne pas mettre le réveil sonner pour vraiment se reposer // Et encore un écureuil // Rat desséché sur tapette // Détester les faux plis // A quoi bon... Pas envie d'être déçue // Préparer la valise...

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26/09/2017

Point final

"Herzlich willkommen"

C'était pour le moins une façon originale de terminer un roman. Ca ouvrait sur autre chose que le lecteur imaginerait à sa façon, selon ce qui l'avait touché dans le livre, selon les indices qu'il avait retenus. Puis, cela laissait une porte ouverte à Peter pour écrire un jour une suite. C'est Victoria qui lui avait soufflé l'idée. Une idée de génie! Son éditeur, il le savait, serait ravi de cette part de mystère glissée à la fin du roman.

De plus, Peter n'avait pas donné au lecteur toutes les clés de l'histoire. Il en avait volontairement occulté quelques unes, laissant le soin à celui-ci d'imaginer ce qu'il voulait. Une histoire, quelle qu'elle soit, était aussi l'affaire du lecteur. Même si Peter décrivait une femme vêtue d'un manteau vert, le vert auquel il pensait ne serait jamais le même pour celui qui le lisait. Il serait soit plus foncé, soit plus clair. Et c'était tout ce qui faisait le charme de la littérature.

Le point final mit à son texte, il s'empressa de ramasser les feuillets et de vérifier qu'il n'en manquait aucun. Il avait rendez-vous avec son éditeur à 15h.

Ce texte a été rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture Une photo, quelques mots n°277 initié par Leiloona. Il n'est pas libre de droits. La photo non plus.

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Les irremplaçables

Dimanche dernier Caroline, alias l'Irrégulière, reprenait sur son blog le questionnaire de l'Express Styles "Les irremplaçables". Et j'ai trouvé l'idée intéressante pour parler un peu de moi de façon originale, moi qui n'aime pas trop me livrer, qui aime en dire le moins possible même si je sais que tout mon être transpire à travers ce que je poste sur ce blog. Voici donc un peu de moi...

 

Le parfum que j'aime le plus

Et bien c'est un parfum que je porte depuis très longtemps: Coco de Chanel. J'en porte d'autres mais celui-ci est mon préféré. J'en ai toujours une bouteille. Il me correspond tellement avec ses notes de mandarine, de jasmin, de mimosa, de pêche, de rose, de cannelle, de fève tonka...

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Le vêtement que je ne jetterai jamais

Il s'agit d'un foulard en soie Christian Lacroix. Un cadeau de mes parents. Je dois l'avoir depuis plus de dix ans mais je le mets dans de rares occasions parce que je suis plus souvent en style casual que BCBG et aussi parce que j'ai peur de le perdre.

 

Le bijou que je transmettrai à mes enfants

Comme Caroline, la question ne se pose pas. Mais on va faire comme si... Je transmettrai mes montres. Une Lip en or héritée de ma grand-mère, ajustée à mon poignet. Et une montre Michel Herbelin qui peut survivre à deux générations au moins!

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Le plat que j'ai toujours envie de manger

Un seul plat? Ah non! c'est pas possible ça! Il y en a beaucoup que j'ai toujours envie de manger mais  si je dois vraiment choisir, je dirai de la tête de veau sauce gribiche. (Je sais, j'ai des goûts bizarre...)

 

Le héros de mon enfance qui m'a fait rêver

La question est de savoir si les héros de mon enfance m'ont réellement fait rêver... Pas de nom qui me vient à l'esprit même si j'étais une grande fan de séries.

 

L'image d'actualité qui m'a marquée

Les attentats du 11 septembre 2001. Je venais d'arriver à Kitzbühel pour des vacances. J'ai appris la nouvelle en débarquant à l'hôtel où séjournait des américains. L'ambiance était lourde... Et ces images à la télévision...

 

La détestation qui ne changera jamais

Les gens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui ne se posent pas de questions, qui n'envisagent pas toutes les possibilités d'un problème, toutes les solutions pour le résoudre, et qui n'imaginent pas qu'on puisse avoir un autre point de vue qu'eux.

 

L'été dont je me souviendrai toujours

De plusieurs étés en fait, quand j'étais petite. Des vacances en Espagne, sur la côte, un peu plus bas que Valencia. Tant d'images me reviennent, des couleurs, des lumières, des odeurs de pain, des essais de feux d'artifice dans le lointain, des allées de palmiers, d'énormes caoutchoucs, les marchés, les fruits si sucrés...

 

L'objet de la maison que je garderai toute ma vie

Un bahut qui appartenait à ma grand-mère. Il n'est plus très frais mais je l'aime bien. Il est dans l'entrée de l'appart, me permet de ranger foulards, livres et linge de cuisine. Il y a aussi une petite coupelle en cristal de Pologne à laquelle je tiens beaucoup.

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Le gâteau qui me fait toujours flancher

Un gâteau-brioche à la myrtille. Une spécialité polonaise. Je suis capable de rentrer dans toutes les boulangeries et tous les salons de thé pour en trouver! C'est de la tuerie!

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La comédie romantique qui me fait toujours du bien

Sans hésiter Vous avez un message avec Meg Ryan et Tom Hanks. Je la regarde à chaque fois qu'elle passe à la télé et j'ai même le DVD... Ca fait un bien fou! Nuits blanches à Seattle c'est pas mal non plus, toujours avec les mêmes acteurs.