16.05.2012
Expo Monumenta à Paris
La nef du Grand Palais accueille l'exposition Monumenta jusqu'au 21 juin 2012. Pour la cinquième édition c'est Daniel Buren qui a été choisi pour réaliser une sculpture gigantesque. Le créateur s'est inspiré du lieu et notamment de la lumière. Il a imaginé un énorme kaléidoscope installé à quelques mètres du sol sous lequel les visiteurs peuvent circuler et découvrir la verrière à travers des cerles de couleur. La nef du Grand Palais comme vous ne l'avez jamais vue!
Le Grand Palais - Avenue Winston-Churchill, 75008 PARIS - Ouvert de 10h à 19h le lundi et le mercredi et de 10h à minuit du jeudi au dimanche. Fermé le mardi - Plein tarif: 5 euros. Tarif réduit: 2,50 euros.
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13.05.2012
Dire son nom - F. GOLDMAN (abandon)
J'abandonne. Je ne suis pas coûtumière du fait mais ce n'est vraiment plus possible. "Dire son nom" ne m'emballe pas du tout. C'est beaucoup trop lyrique à mon goût et j'ai la désagréable sensation de tourner en rond. Je renonce donc à la page 66. L'auteur, un Américain, n'en saura rien. Quelle importance qu'une petite Française ait aimé ou pas son livre, lui qui doit jouir d'une belle renommée aux Etats-Unis vu les éloges dithyrambiques qui figurent sur la quatrième de couverture.
Il ne s'agit pas là d'une biographie bien que ce roman tourne autour d'une partie de sa vie. Le sujet en est sa femme, Aura, morte noyée en 2007. Il raconte leur rencontre, les habitudes d'étudiante d'Aura, ses particularités de Mexicaine, leur vie commune, tout ça d'une manière assez désordonnée et qui ne mène nulle part. J'ai ressenti ce livre comme une sorte de roman "thérapeutique" où parler de la disparue permet de faire son deuil et de passer (peut-être) à autre chose (encore que je n'en sois pas convaincue). Bref, Francisco Goldman n'a pas réussi à me faire partager sa douleur, à me prendre aux tripes avec son histoire. Il a tout juste réussi à m'ennuyer.
Dire son nom - Francisco GOLDMAN - Ed. Christian Bourgeois - 2011
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Les dimanches poétiques (74)
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu
Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
La complainte de Rutebeuf

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11.05.2012
Chez Paxton & Whitfield
Peter trouva la fromagerie sans difficultés. Le croquis de Victoria l'avait bien aidé. La boutique Paxton & Whitfield, sise au 93 de Jermyn Street, offrait un large choix de fromages britanniques mais pas seulement. On pouvait y trouver aussi des spécialités françaises sélectionnées par Androuët. C'était la première fois que Peter poussait la porte du magasin. Les fromages frais et à pâte molle étaient disposés sur un comptoir en bois foncé rehaussé d'une petite vitrine. Les fromages à pâte dure étaient quant à eux présentés sur un deuxième comptoir plus haut et sans vitrine installé dans le prolongement du premier. Le lieu était accueillant et tout était appétissant. Peter choisit tout d'abord un Cerney. Il s'agissait d'un fromage au lait de chèvre en forme de pyramide que la vendeuse emballa délicatement dans un papier blanc soyeux. Il demanda ensuite un morceau de Stilton Cutting, l'un des meilleurs bleus d'Angleterre puis, une fine tranche de Red Leicester, son péché mignon. Et pour faire une surprise à Victoria il acheta en même temps une bouteille de Monbazillac. Le magasin lui plaisait beaucoup. Il se jura d'y revenir bientôt.
En ressortant il traversa la rue et se dirigea vers l'église St-James. Il y entra il ne sait pas trop pourquoi. Avait-il envie de se laver de quelques impuretés? L'édifice était désert. Les icônes, enveloppées de solitude, attendaient les fidèles le regard avide de prières. Peter s'était toujours demandé comment pouvait venir la vocation de prêtre. Peut-être dans les églises à observer les icônes et les statues des saints...
Avant de rentrer à Bayswater Road il passa à l'Institut français pour récupérer un exemplaire de la "Nostalgie de l'amour" traduit par les soins de la diplomatie. Une jeune recrue en escarpins - sans doute une stagiaire - lui arracha presque des mains sa carte d'identité. Elle avait un regard assassin de Cerbère. Il se demanda un instant si elle ne cachait pas une faux sous son bureau pour couper les mollets de ceux qui oseraient faire un pas de plus sans son assentiment. N'ayant rien trouvé de suspect sur lui la demoiselle lui rendit sa carte et lui donna un badge pour aller plus loin. Son inquiétude de ne pouvoir entrer se dissipa en un quart de seconde. Victoire! il allait pouvoir récupérer le bouquin.
En prenant son courrier dans la boîte il remarqua qu'une lettre avait été postée en Italie. Elle arrivait tout droit d'Aoste. Il ne connaissait personne là-bas... Puis il se souvint tout à coup qu'il avait demandé de la documentation à l'Office de tourisme de la ville. La brochure promettait des "vacances magiques et ensoleillées", "des paysages à couper le souffle", "des randonnées inspirantes en altitude"... Les textes chevauchaient des photos plus attrayantes les unes que les autres. Des maisons aux jalousies entrebaillées, des alpages fleuris, des montagnes grandioses... Bref, Aoste était LA destination pour passer des vacances inoubliables. Cependant, il se demandait s'il n'était pas préférable de passer par un tour opérateur pour organiser le voyage.
-
Mon chéri, il est midi
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Mon chéri, j'avais préparé des spaghettis
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Mon chéri, avec du poisson froid et de l'aïoli
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& je crois que tu as oublié que l'on devait déjeuner ensemble...
Peter reconnu tout de suite l'écriture de Victoria, ponctuée d'une anaphore et d'une esperluette. C'était bien son style de laisser ce genre de petit mot. Elle avait dû coller le post-it sur sa porte avant de partir pour la National Gallery où elle devait retrouver Lina pour visiter l'expo Turner. Il avait complètement oublié le déjeuner et se sentait tout penaud. Il avait bien fait d'acheter une bouteille de Monbazillac...
Ce texte a été rédigé pour l'édition 64 du jeu Des mots, une histoire initié par Olivia. Il n'est pas libre de droits.
23:30 Publié dans Textes originaux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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06.05.2012
La neutralité des médias...
"Nous ne sommes pas neutres. C'est une duperie de l'affirmer car, à partir de 10 heures, nous allons faire des choix... Le matin... il y a grosso modo une centaine d'informations... A 10 heures, nous allons faire un premier choix, nous en retiendrons seulement 25... Et ces choix, quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, sont subjectifs. Ils correspondent à notre humeur du jour, à notre culture, à notre morale, à notre manière de voir le métier.
[...] 15 heures: c'est une conférence plus dure que celle du matin... A ce moment, nous avons suffisamment de sujets pour remplir deux journaux complets. Il y a un côté marchand de tapis: tel sujet vaut "une minute" et le journaliste voudra "une trente"; alors on s'étripe pour trente secondes et ce sont souvent des bagarres incroyables. Après avoir fini par sélectionner 15 ou 18 sujets, commence la bagarre essentielle, celle de l'ordre hiérarchique. Par quel sujet ouvrir? L'ouverture, c'est le choix éditorial du journal."
Claude Sérillon Téléscope n° 18, 3-9 octobre 1992
Texte retrouvé en faisant du tri dans un carton où s'entassaient des cours du lycée. Nous avions comparé plusieurs journaux télévisés et notamment le choix des sujets ainsi que leur hiérarchisation. La même chose avait été faite avec la presse écrite. Je me rappelle que notre prof nous répétait de ne pas nous fier à un seul son de cloche...
08:00 Publié dans Presse, Réactions politiques et médiatiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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05.05.2012
Fonctionnaire malgré moi - J.-M. FORTIN
La raison voudrait que je ne vous parle pas de ce livre car y sont citées des personnes que je croise de temps à autre. Mais vous savez, pour ceux qui me connaissent, que je ne suis pas toujours raisonnable et que je chéris plus que tout la liberté d'expression. J'ai créé ce blog pour partager mes impressions, mes enthousiasmes et mes déceptions. C'est un espace de liberté auquel je tiens beaucoup. Je vais donc , comme pour mes autres lectures, rédiger un billet sur ce livre en essayant d'être la plus objective possible et de ne froisser personne. Je rappelle que cette note est un avis personnel qui n'engage que moi.
Ce livre est à mi-chemin entre la biographie et le témoignage. Jean-Michel Fortin y relate son expérience dans la fonction publique territoriale à différents postes, du bas de l'échelle jusqu'en haut. Des postes qu'il a atteints en se formant régulièrement et en passant des concours.
Et c'est une expérience au goût plutôt amer qu'il nous livre car la fonction publique territoriale est - peut-être plus qu'ailleurs - une vraie jungle; quelques animaux gentils mais pour le reste vaut mieux rester sur ses gardes. Les ambitions des uns, le copinage des autres et des élus plus souvent préoccupés par leur réélection que par l'intérêt des administrés arrivent à créer un climat de tension assez invivable. Jean-Michel Fortin a eu de nombreuses désillusions tout au long de sa carrière. Des désillusions professionnelles mais aussi personnelles car des collègues avec lesquels il avait apparemment tissé des liens amicaux n'ont visiblement pas hésité à lui tourner le dos dans les moments difficiles. Est-ce par peur des réprésailles ou bien en vue de bénéfices futurs?
Outre ces retournements de veste, il semblerait que le harcèlement moral soit un fléau des collectivités territoriales. S'en prendre à un agent parce que quelque chose cloche dans son travail c'est une chose. S'en prendre à un agent parce que ses méthodes de management ne sont pas celles d'un killer, c'en est une autre. Un harcèlement moral qui souvent a des répercussions sur les proches et détériore la vie familiale des agents.
Jean-Michel Fortin met par ailleurs en lumière le risque de relations trop amicales avec les élus, qui peuvent susciter des jalousies et qui peuvent être en frein à l'évolution de la carrière suivant le positionnement des élus sur l'échiquier politique. Il conseille aux agents (notamment ceux qui ont des postes à responsabilités) de maintenir une certaine distance avec les élus au risque sinon de se brûler les ailes.
J'ai perçu ce livre comme un ouvrage "thérapeutique" dans le sens où l'auteur y analyse son parcours pour (peut-être) avancer désormais de façon moins chaotique.
Une dernière remarque, cette fois-ci sur la forme: je regrette que les éditions Baudelaire n'aient pas fait relire le texte avant l'impression. Il y a des mots utilisés à mauvais escient et des tournures de phrases hasardeuses. Sans parler des fautes d'orthographe et de conjugaison.
Edit du 06/05/2012: il semble que les fautes relevées concernent les premiers livres publiés. L'ouvrage aurait été corrigé il y a deux mois par les éditions Baudelaire.
Fonctionnaire malgré moi - Jean-Michel FORTIN - Ed. Baudelaire - 2011
19:00 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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