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02/08/2026

Les dimanches poétiques (404)

"Le cyprès doit son nom à un personnage de la mythologie grecque, Cyparisse, un jeune garçon aimé d'Apollon et réincarné en arbre après sa mort. Depuis, il orne les cimetières. Il pleure les défunts. Il symbolise l'éternité avec son feuillage toujours vert, et aussi le deuil, l'inconsolable chagrin, avec ses larmes de résine. Il veille sur ce qui n'est plus."

Christophe BOLTANSKI in Le trait de côte (Ed. Stock - 2026 - p. 31)

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31/07/2026

Juillet en quelques mots #117

Un héron au long bec emmanché d'un long cou, côtoyait un plan d'eau... // Faire des gnocchi de pommes de terre //  Repenser à ce rêve fait dans la nuit du 23 au 24 mai. Je passais une épreuve de géographie et la session était surveillée par une de mes profs d'histoire-géo du collège. Le sujet était sur la Martinique mais nous n'avions pas évoqué la Martinique pendant l'année scolaire. Cela rendait l'épreuve impossible // En parlant de rêves, certains doivent être bien mouvementés vu l'état de mon lit au réveil... // Passion Orangina // La Bataille de Gaulle 1 et 2 // Un conseiller clientèle ou le parfait sosie de Pierre Niney // J'aurai peut-être un jour la fibre... // Réinvestir mon bureau // Ecrire. Tous les jours. Quoi qu'il advienne // On en viendrait à regretter les jours de pluie // Ressortir le manuel d'italien // Dans ma bulle // Chaleurs infernales! // Et la forêt brûle... // Démonstration de force sur les Champs Elysées le 14 juillet // Rêver de Claude Lelouch... // Des libellules // Et de nouvelles lunettes // Le temps administratif est bien long // Lire, dévorer les livres // S'éloigner des réseaux sociaux et de la télé. (Les nouvelles ne sont pas bien fameuses...) // Poulet rôti // Je crois que je n'aurai jamais mangé autant de pêches et d'abricots que cette année // Goûter le fameux sandwich glacé Biscoff // Ne plus accepter ce dont je n'ai pas envie // Regarder le vent jouer avec les feuilles // Une nouvelle en cours d'écriture // Et avancer sur la table des matières d'un autre projet // Séances de kiné // J'ai failli acheter un maillot de bain... // Le trait de côte de Christophe Boltanski // Rando en forêt. (Avoir la chance de pouvoir s'y balader.) // Démarches administratives... // Déjeuner au pied de la cathédrale // Porte-mine Mitsubishi UNI 0.9 // Un banc sur la plage ou un après-midi parfait // Les derniers jours des soldes // Chérir le silence // Et profiter pleinement de la saison...

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26/07/2026

Les dimanches poétiques (403)

"De manière générale, je me concentre sur mon travail trois ou quatre heures chaque matin. Je m'assois à ma table et me mobilise totalement sur ce que je suis en train d'écrire. Je ne vois rien d'autre, je ne pense à rien d'autre."

Haruki MURAKAMI in Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (Ed. 10/10 - 2011 - p. 99)

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24/07/2026

La machine à écrire #30

Mildred,

Je ne suis pas celui que tu crois. Je ne peux mentir davantage. Ne m'en veut pas.

Affectueusement

Henry

Lorsque l'inspecteur Lomond arriva rien n'avait bougé dans la bibliothèque. Les agents de Scottland Yard attendaient son feu vert pour commencer à effectuer les premiers relevés.

Le cadavre était allongé entre deux fauteuils se faisant face. La tête de l'homme - ou plutôt ce qu'il en restait - était placée près de la cheminée. La partie droite du crâne avait explosé. Un gros calibre vu les dommages. L'inspecteur ordonna aux policiers de passer la bibliothèque au peigne fin pour trouver la douille. 

L'arme à feu était placée dans la main droite du mort. Tout portait à croire qu'il s'agissait d'un suicide. Mais Lomond se méfiait des conclusions trop évidentes. Il avait vu tellement de choses dans sa carrière qu'il ne se fiait jamais à ses impressions, ni même à son intuition. Il aimait le concret, les preuves, les témoignages... 

Le macchabée était vêtu d'un smoking. Au dire de sa femme il avait participé à une soirée chez le Colonel Melrose. Soirée à laquelle elle n'avait pas été conviée. Elle était allée se coucher assez tôt et avait avalé un somnifère comme elle le faisait tous les soirs. Le couple faisait chambre à part. Elle indiqua qu'elle n'avait pas été réveillée de la nuit, qu'elle n'avait entendu aucun bruit. 

C'est le majordome qui avait découvert la triste scène le matin. Ne voyant pas son patron descendre pour le petit déjeuner il s'était permis d'aller frapper à sa chambre. Sans réponse il avait ouvert la porte, constatant que le lit n'avait pas été défait. Pourtant la voiture de Sir Henry était bien garée dans la cour. Cela ne lui dit rien de bon et il décida d'inspecter les différentes pièces de la maison. Après être passé dans le bureau de son maître et ne l'y trouvant pas, il avait pensé à la bibliothèque. La porte n'était pas verrouillée. Il avait poussé un cri d'effroi en voyant la scène éclairée par les premiers rayons du soleil qui filtraient à travers les grandes fenêtres. L'homme gisait dans une mare de sang. Il fallut plusieurs minutes à l'employé pour reprendre ses esprits et appeler la police. 

C'est seulement après qu'il était allé réveiller Lady Mildred pour la prévenir de ce qui s'était passé. Elle avait couru jusqu'à la bibliothèque pour voir de ses propres yeux, ne voulant pas croire ce qu'il lui disait. 

Une lettre avait été retrouvée sur une table basse installée à côté d'un des fauteuils. Il n'y avait ni stylo ni bureau dans la bibliothèque et cela interpella Lomond. De plus le papier utilisé était très fin. Un papier vélin 40g bleu ciel destiné à la correspondance par avion. Pourquoi utiliser ce type de papier pour un mot d'adieu? L'écriture était fine et délicate, légèrement penchée sur la droite, réalisée à la plume et à l'encre noire. 

L'autre point qui contraria l'inspecteur Lomond fut l'arme. Elle avait été retrouvée dans la main droite de Sir Henry mais le majordome affirmait que son maître était gaucher. Il était peu probable qu'il ait appuyé sur la détente. Les prélèvements réalisés sur ses doigts confirmeraient l'hypothèse. 

Enfin, le dernier point qui chiffonna l'inspecteur concernait un détail sur l'heure à laquelle le drame s'était produit. Lorsque le majordome était entré dans la bibliothèque la lumière était éteinte. Elle n'était éclairée que par la lumière du jour. Or, quand Sir Henry était rentré il faisait nuit et il n'y avait pas de lune. Comment avait-il pu se repérer dans la pièce sans lumière? Il n'avait pas pu appuyer sur l'interrupteur après s'être tiré une balle dans la tête... 

Exercice tiré du n°7 de la Machine à Ecrire  et lègèrement modifié: écrire une lettre dans laquelle est énoncée la raison d'un suicide. Puis, dans la pièce où est retrouvé le cadavre, trouver trois indices discordants qui font penser à un meurtre. 

19/07/2026

Les dimanches en photo (223)

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17/07/2026

Ecriture créative #6

La montée des eaux apporte trésors et vieilles reliques sur la plage. Des objets divers et variés. Récemment j'ai trouvé des livres putréfiés, un casque de moto, un saxophone tout rouillé et un beau spécimen de bois flotté. Il est en forme de "s". D'où provient-il? De quel continent s'est-il détaché? Il est lisse, poncé par la salive des marées. A-t-il beaucoup voyagé? Quels courants l'ont poussé? Je me suis demandé ce qu'il avait enduré avant de s'échouer. 

Bercé par les flots, secoué par des tempêtes, durci par des températures extrêmes... Quelle vie a-t-il mené avant de se retrouver sur ma plage? Peut-être a-t-il connu la vie de château, chambranle d'une porte dans un donjon, ou bien potence au milieu des fortifications.

Combien de saison a-t-il passé dans l'eau, brûlé par le soleil, asséché par le vent, pied-à-terre de quelques oiseaux? Il a dû croiser bien des chemins, bien des marins et de bateaux, trimarans et cargos. Balloté de mers en océans... Quel voyage!

Comme lui j'ai parcouru des mille marins à en avoir la tête retournée. J'ai largué les amarres à 17 ans et je n'ai jamais cessé de naviguer jusqu'à me retrouver sur cette côte qui m'a émerveillée. J'ai trouvé mon port et je ne veux plus le quitter. J'ai couru le monde et c'est maintenant lui qui vient me visiter.

J'ai emporté le morceau de bois flotté. Nous faisons connaissance. Il a bien des histoires à me raconter.

Proposition 321 su site Ecriture créative tenu par Nanou: le souffle du bois flotté.

12/07/2026

Les dimanches poétiques (402)

Bien sûr je te ferai mal.

Bien sûr tu me feras mal.

Bien sûr nous aurons mal.

Mais ça, c'est la condition de l'existence. Se faire printemps, c'est prendre le risque de l'hiver. Se faire présent, c'est prendre le risque de l'absence. C'est à mon risque de peine que je connais ma joie. 

SAINT-EXUPÉRY 

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