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05/09/2010

Les dimanches poétiques (29)

"Une des premières choses dont il faut se convaincre, quand on écrit des romans, c'est que la faveur du public n'a pas de véritable rapport avec les décrets de la critique et les grandes locomotives de la mode intellectuelle. Les lecteurs sont peut-être les seuls consommateurs dont les choix ne sont pas entièrement dictés par les médias et la publicité. En parcourant le pays après le prix Goncourt, j'ai rencontré la France qui lit. Librairies, médiathèques, clubs de lecture, centres de documentation scolaire, il existe un réseau de propagation des livres. Son activité produit une véritable contre-culture, défiante à l'égard de la télévision et de la presse, qui génère par elle-même le succès ou l'échec."

Jean-Christophe RUFIN Un léopard sur le garrot

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25/08/2010

J'aurais pu écrire...

La rentrée littéraire est riche. Pas moins de 700 ouvrages ont été édités. Et il y a les ouvrages que j'aurais pu écrire dont les couvertures ont été élaborées grâce au logiciel d'Omer Pesquer qui est ICI si vous voulez essayer.

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17/05/2010

Manque d'inspiration

1198407303[1].jpegCela fait déjà six fois que John me réclame mon manuscrit.

- "Oui, oui, tu l'auras dans un mois", lui avais-je répondu lorsqu'il m'a appelé en janvier.

Nous sommes en juin et je peine à terminer. L'inspiration me manque. Ce matin mon esprit vagabonde dans les allées de Kensington Gardens et se pose sur les pelouses inondées de soleil. Installé à l'ombre sur la terrasse, j'observe les arbres en fleurs. Mary m'a préparé du thé. Je ne commence jamais ma journée sans une tasse d'Earl Grey acheté chez Harrod's.

C'est mon quatrième roman. J'ai pris l'habitude de les rédiger à la plume sur des feuillets libres. Mes manies exaspèrent John. Il préférerait que je lui envoie un "tapuscrit", beaucoup plus lisible et facile à corriger. Mais rien ne me fera changer mes habitudes. Pas même ce tyran d'éditeur! Il pourrait quand même être plus cool avec moi. J'assure ses meilleures ventes en librairie depuis deux ans. Je lui fais gagner pas mal de fric. Un sacré paquet d'argent comparé au pourcentage qu'il me verse. Bien que je ne sois pas à plaindre. J'ai réussi à m'offrir ce coquet loft en plein coeur de Londres grâce aux ventes de mes deux derniers bouquins.

Driiiing! Driiiing!

- "Allô?

- Alors, c'est pour quand, Peter?!

- T'énerve pas, John! Je te dépose le manuscrit jeudi prochain. On pourrait peut-être déjeuner ensemble à l'occasion? Un Italien dans James Street, ça te dit?

- T'as intérêt à te pointer jeudi et de ne pas me poser un lapin comme la dernière fois! Viens pour 11h. Ok pour l'Italien."

Ce texte a été rédigé dans le cadre du 4e jeu du blog à 1000 mains. Il n'est pas libre de droits.