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29/02/2012

Expo Doisneau à Paris

imagesCA1SPB6U.jpegL'Hôtel de Ville de Paris accueille l'exposition "Doisneau, Paris les Halles" jusqu'au 28 avril. Sont rassemblés des clichés évoquant l'évolution et les nouveautés du quartier. Des clichés pris des années 30 jusqu'aux années 70. Plus de 200 tirages NB et couleur sont exposés. Un régal pour les amateurs de photographie et fans du grand Doisneau.

Hôtel de Ville - Salon d'accueil de la mairie, 29 rue de Rivoli, 75004 PARIS - Ouvert tous les jours de 10h à 19h sauf les dimanches et fêtes. Dernier accès à 18h30 - Accès libre

28/02/2012

Complètement abasourdie

jeu-7[1].jpegPhilip Peterson avait donné rendez-vous à Victoria dans un bar de Soho. Un endroit assez éloigné de son bureau pour être sûr de ne pas rencontrer une connaissance. Un endroit également éloigné du bureau de Victoria. Elle non plus ne souhaitait pas être vue en compagnie de l'inspecteur.

C'était la première fois qu'elle mettait les pieds au Flat White. Le lieu faisait également office de galerie d'art. Des photographies très stylisées recouvraient les murs.

Elle trouva Peterson attablé devant un verre de blanc sec malgré l'heure matinale. Un signe qui lui laissa penser que ce qu'il avait à lui dire était important parce qu'habituellement il était plutôt du genre à prendre un café crème. Après lui avoir donné une cordiale et franche poignée de main elle s'installa sur la banquette à côté de lui. 

Ne sachant comment lui dévoiler le résultat de ses recherches il parla du temps, des températures plus clémentes, de l'arrivée du printemps puis, il lui demanda ce qu'elle souhaitait commander. Victoria choisit un café latte et des oeufs sur le plat avec du bacon. Son estomac était au niveau de ses talons. Elle avait juste avalé un thé sucré au miel avant de partir. L'inspecteur commanda la même chose mais préféra accommoder ses oeufs avec du saumon fumé.

Quand les assiettes furent posées sur la table Victoria - qui n'en pouvait plus d'attendre - lui demanda de but en blanc:

- "Alors inspecteur, des infos qui peuvent faire couler de l'encre?"

- "Euh... oui... enfin non... Disons, que c'est à propos de ce que vous m'avez demandé il y a six mois..."

- "Et? Vos recherches ont abouti?", articula-t-elle en avalant un morceau de bacon.

- "Bah... disons que oui... mais je sais pas si ça va vous plaire..."

- "Et bien, dites toujours. Je verrai si ça me plaît ou pas."

Quand Peterson eut fini de parler Victoria fut incapable de prononcer le moindre son. Elle ne voulait pas croire au récit qu'elle venait d'entendre et se demanda si l'inspecteur - secrètement amoureux d'elle - n'en avait pas rajouté. Il venait de lui révéler d'où provenaient les appels anonymes et elle était complètement abasourdie.

Ce texe a été rédigé pour le jeu n°7 du Blog à mille mains et la photo appartient à Gabrielle. Il n'est pas libre de droits.

27/02/2012

Mufle - E. NEUHOFF

livres, littérature, romans, éric neuhoff, actu, actualitéVoilà un ouvrage bien singulier. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé mais ce n'est pas un coup de coeur non plus. Ce qui m'a dérangé dans ce livre c'est le passage de la 1ère à la 3ème personne dans un même chapitre. Un peu perturbant parfois... Sinon, l'amertume du personnage et ses pensées sont parfaitement rendues. J'ai relevé de beaux paragraphes ici et là. 

Il est question ici de trahison et de rupture amoureuse. Un homme trompé décide un beau jour de ne plus fermer les yeux sur l'infidélité de sa femme. Ils sont mariés seulement depuis deux ans mais Charlotte multiplie les week-ends de "travail". Or, quand elle part, c'est pour retrouver un amant... rarement le même. Son mari l'observe, la scrute mais ne lui dit rien. Il souffre en silence. Et puis un beau jour il dit "stop".

N'en pouvant plus de jouer la comédie il part. Il n'a pas envie de devenir un "clochard de l'amour". Il sait que la guérison sera longue mais que ce n'est pas impossible de se remettre d'une rupture. Les premiers temps sont difficiles. Il a peur de la croiser dans Paris et se remémore les moments passés avec elle. Puis il voyage, travaille beaucoup, voit ses amis et fait de nouvelles rencontres. Il finit par oublier Charlotte et commence à regarder d'autres femmes... Le bout du tunnel est proche!

Mufle - Eric NEUHOFF - Ed. Albin Michel - 2012  

26/02/2012

Les dimanches en photo (25)

P1120232 Dieppe Plage fev 2012.jpg

24/02/2012

De visu

Peter n'avait pas voulu monter dans la nacelle du London eye. Ce nigaud n'avait jamais dit à Victoria qu'il avait une peur incontrôlable du vide. Elle était donc montée sans lui. Le ciel était dégagé au-dessus de la ville, d'un bleu azur, parsemé de tous petits nuages blancs. On aurait cru des morceaux de ouate flottant au-dessus des buildings.

A sa descente de la nacelle, Victoria avait invité Peter à déjeuner dans un petit restaurant chinois. Ils avaient commandé une soupe aux champignons noirs, du porc sauce aigre-douce et des nouilles sautées. En dessert ils avaient choisi un gâteau parfumé à la noix de coco et du nougat. Victoria adorait ça, notamment les petites graines de sésame qui craquaient sous les dents. L'après-midi ils étaient allés à pied à la National Gallery. En traversant le pont pour rejoindre White Hall Victoria s'était demandé quel taux de nitrates pouvait charier la Tamise.

Au musée ils avaient pris leur temps pour admirer les oeuvres de Claude Monet et tout particulièrement les Nymphéas. Ils avaient également passé beaucoup de temps devant les oeuvres tourmentées de Turner. Pas de couleurs neutres dans ses toiles mais des nuances franches et nobles. Ils en avaient profité pour visiter la nouvelle galerie dédiée à la peinture française du 17ème siècle. 

En ressortant de là, Peter était tombé nez-à-nez avec Angus, un de ses camarades de l'Université d'Edimbourg. Il ne l'avait pas revu depuis 25 ans. Le type était devenu un naufragé de la vie. Après des études brillantes en histoire de l'art et en littérature il avait mené une vie de noctambule, changeant de nana comme de chemise et cherchant des noises à tout le monde. Bien que le voyant de visu Peter eut du mal à admettre que l'un des garçons les plus doués de sa promo soit devenu ce déchet. Angus s'était mis à la boisson. Un poivrot notoire. Installé dès neuf heures du matin au comptoir il buvait pour oublier ses soucis, sa descente aux enfers. Mais dans la cuite, point de nirvana. Juste une cirrhose qui commençait à s'attaquer sérieusement à son foie.

Victoria avait demandé à Peter s'il s'agissait du galleriste dont il lui avait parlé plusieurs fois. "Que nenni, ma cherie!" lui avait-il répondu. Mais cette rencontre avec Angus resterait à jamais gravée dans sa mémoire. Cet instantané, cet instant T reviendrait le hanter régulièrement. Il pensait au fond de lui qu'il aurait pu ressembler à Angus s'il ne s'était pas accroché à l'écriture et s'il n'avait pas réussi à se faire un nom.

Ce texte a été rédigé pour l'édition 14 du jeu Les Plumes de l'année initié par Asphodèle. Il y avait 21 mots commençant par la lettre "N" à placer. Ce texte n'est pas libre de droits, la photo non plus.

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L'appel de l'ange - G. MUSSO

9782266227537[1].gifUn couple que je connais, croisé par hasard à la bibliothèque, m'avait dit de ce livre: "Vous n'allez pas le lâcher!" Comme c'était juste! Une fois qu'on a mis le nez dedans, difficile de s'en extirper avant d'avoir lu le dénouement. C'était la première fois que je lisais Guillaume Musso et je ne regrette pas. Son style est assez proche de celui de Marc Lévy et côté imagination, il n'a rien à envier à son confrère.

Cette histoire commence par un fait anodin. Jonathan Lempereur, responsable d'un petit restaurant de San Francisco, est à l'aéroport JFK de New York afin de récupérer son fils pour les fêtes de Noël. S'y trouve également Madeline Greene, fleuriste qui rentre à Paris avec son amoureux après une escapade romantique à Big Apple. Madeline et Jonathan n'auraient jamais dû se croiser et pourtant ils se retrouvent dans la même cafétéria de l'aéoport où ils convoitent la même table. Ne voyant pas arriver l'autre ils vont se percuter et éparpiller leurs effets personnels sur le plancher. Des effets qu'ils vont ramasser en se traitant de noms d'oiseaux.

L'histoire aurait pu s'arrêter là sauf qu'une fois arrivés à destination, nos deux étourdis vont se rendre compte qu'ils ont échangé par mégarde leurs portables... Et ils vont commencer à fouiller la vie de l'autre. Quels fichiers, quels secrets renferment les mobiles?... Ils vont faire de drôles de découvertes et s'apercevoir qu'ils sont liés par une sombre histoire. Le destin s'est chargé de les réunir...

Je dois avouer que je ne suis pas une grande fan des romans dont l'action se déroule aux Etats-Unis mais ce livre m'a donné envie de découvrir San Francisco, ses maisons colorées et ses rues en pente.

L'appel de l'ange - Guillaume MUSSO - Ed. X.O. - 2011

21/02/2012

Aimer...

"Parfois, c'est ça aussi, l'amour: laisser partir ceux qu'on aime."

Joseph O'CONNOR

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