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25/11/2018

Les dimanches poétiques (236)

"Quand le passé n'éclaire plus l'avenir, l'esprit marche dans les ténèbres."

Alexis de TOCQUEVILLE

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04/11/2018

Les dimanches poétiques (234)

"C'était un de ces jours pluvieux qui remplissaient le pape d'une excitation rare. Après avoir regardé de son bureau les pèlerins armés de parapluies qui se pressaient place Saint-Pierre, il avait demandé à Samuel de prévenir le chauffeur et de se préparer à le promener dans Rome: il voulait voir mouillés le jardin de Santo Stefano Rotondo et celui du cloître de la Vallicella. À la longue, la ville sèche et poussiéreuse l'usait et il éprouvait l'envie de humer la végétation fouettée par l'averse, les senteurs ravivées des sous-bois, la terre gorgée d'eau."

Philippe le GUILLOU Le pont des anges

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14/10/2018

Les dimanches poétiques (233)

"Pourquoi espérer un autre monde puisque tout est là, ramassé dans le périmètre mesurable d'une campagne ou d'une ville - proche, présent, disponible, amical et connu. Ici et maintenant. Nul besoin d'attendre une moisson dans l'au-delà. Mais il faut avoir l'intelligence de le savoir, la force de le vouloir, la sagesse de le détecter et la modestie de continuer à le désirer."

Sylvain TESSON Un été avec Homère

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23/09/2018

Les dimanches poétiques (232)

"Que d'années j'ai consacrées, compatissant, à écouter davantage les angoisses, les arrogances, les exigences des prétendants à la gloire littéraire que les suppliques silencieuses de ceux qui me sont proches et si chers, à m'oublier aussi, m'égarer, m'étouffer, ignorer jusqu'à l'usage de mon corps - comme pour aimer, il faut aussi un corps pour lire. Quand j'y pense, que d'articles inutiles, de combats vains, d'obligations ridicules, de scrupules dérisoires, de charges caritatives, d'affections feintes et d'amitiés intéressées dont je croyais être l'objet mais dont j'étais le dindon."

Jérôme GARCIN La chute de cheval

29/08/2018

Une année de lecture

Août sonne l'heure des bilans. Et notamment du bilan lecture. Pour la septième année consécutive j'ai calculé le nombre de livres lus et le coût de ceux-ci. Et le bilan est à peu près identique à celui de l'an passé et me satisfait étant donné les circonstances. Oui, il a fallu trouver du temps et bien souvent la fatigue m'emportait dans les bras de Morphée bien avant que je n'ai parcouru deux pages. Parfois je n'avais même pas l'envie d'ouvrir un bouquin...

La bonne nouvelle c'est que j'ai lu sept livres de plus que l'année dernière, soit trente-neuf livres au total. Le coût de ces lectures s'est élevé à 530 euros. Ceci étant dit je n'ai dépensé que 185 euros. On m'a prêté beaucoup de livres et plusieurs m'avaient été offerts ou bien résultaient de partenariats.

Neuf livres m'ont particulièrement plus tant par leur sujet que par leur construction. Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harper Lee, Une trop bruyante solitude de Bohumil Hrabal, Quand sort la recluse de Fred Vargas, On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi, La gouvernante française d'Henri Troyat, Le jour d'avant de Sorj Chalandon, Ce qu'on entend quand on écoute chanter les rivières de Barney Norris, Pactum salis d'Olivier Bourdeaut, et Un été avec Homère de Sylvain Tesson.

De très belles découvertes pour la plupart même si tous les livres lus cette année ne furent pas tous des coups de cœur. Aucun abandon. Il est vrai que j'ai tendance à persévérer lorsqu'une lecture me plaît moyennement mais cela m'est déjà arrivé par le passé de laisser tomber certains ouvrages. Donc un bilan très positif. J'espère faire aussi bien cette année.

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11/06/2018

La play-livres

Alors que je musardais sur le blog de l'Irrégulière je suis tombée sur ce questionnaire. Elle l'avait elle-même trouvé sur le blog de Mind The Gap. N'ayant pas beaucoup de temps pour chroniquer mes lectures en ce moment (qui du reste ne sont pas nombreuses puisque j'ai le rythme de lecture d'une tortue depuis quelques semaines) je me suis dis que ce pouvait être sympa de répondre à ce questionnaire pour faire bouger un peu mon blog.

 

1. Quel est le dernier livre que vous vous êtes offert?

Eh bien en fait ce n'est pas un livre, mais deux livres que je me suis offert! Un été avec Homère de Sylvain Tesson, parce que j'adore sa plume et que ça va me réconcilier avec l'Odyssée, Ulysse et tous les protagonistes de cette épopée que je trouvais assez barbante lorsque je devais l'étudier en cours. Et puis Madame Pylinska et le secret de Chopin d'Eric-Emmanuel Schmidt. Pour Chopin et la Pologne... et aussi parce que ce titre m'intriguait!

 

2. Et le dernier livre que vous avez offert?

Je crois que c'était L'homme-joie de Christian Bobin... J'offre peu de livres. Je sais, c'est un tort.

 

3. L'île déserte est de retour, vous pouvez embarquer l'intégrale d'un auteur classique et d'un auteur actuel, qui choisissez-vous?

Si je suis coincée un bout de temps sur cette île je vais choisir des auteurs prolifiques... En auteur classique de choisirai Emile Zola ou bien Jules Verne. Si Isaac Bashevis Singer entre dans la catégorie des auteurs actuels, je le choisis bien évidemment. Ses écrits sont tellement variés que je ne pourrai pas m'ennuyer.

 

4. Quel livre offrir à une personne que vous n'aimez pas?

Si je ne l'aime pas je me demande si je lui offrirais un livre...

 

5. Enfin, le livre qui est pour vous l'histoire d'amour la plus forte?

Peut-être Jane Eyre de Charlotte Brontë. Et En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut.

 

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09/05/2018

Jusqu'à la bête - T. DEMEILLERS

livres,lecture,littérature,timothée demeillers,jusqu'à la bête,actu,actualité,éditions asphalteCe livre faisait partie de la sélection pour le Prix des lecteurs de l'Armitière. C'est un livre fort, qui bouscule, qui nous fait sortir de notre zone de confort, et qui fait écho à notre quotidien.

Timothée Demeillers nous emmène dans l'univers des abattoirs, dans la région d'Angers. C'est un jeune homme qui prend la parole. Il se prénomme Erwan. On sait plus ou moins dès le début que quelque chose de grave s'est passé. Quelque chose qui a conduit ce garçon en prison. Et ce jeune homme nous raconte pourquoi il s'est retrouvé derrière les barreaux, ce qui l'a poussé à commettre l'irréparable.

Ce roman est une satire de notre société, de la difficulté de certains métiers, du quotidien, des commentaires pas toujours fins des collègues, des sous-entendus, de ceux qui se croient plus malins et dont le discours est épuisant. Il nous parle de la difficulté de la vie, de la confrontation de différents milieux sociaux, des chemins qui convergent, des chemins qui divergent, de l'abrutissement au travail, de la pénibilité et, même s'il n'est pas explicitement évoqué, du burn-out, du truc qui fait déborder le vase et qui conduit à des situations extrêmes.

Le style est tranchant, comme les scies qui découpent la viande. On entend le clac-clac de la machine, qui en devient agaçant. Le bruit dérange et revient continuellement, il hante le personnage, et donne du rythme au texte. On souffre avec le personnage dont les émotions et les ressentis sont remarquablement retranscrits. J'ai beaucoup aimé ce livre, il était parmi mes préférés de la sélection.

Jusqu'à la bête - Timothée DEMEILLERS - Ed. Asphalte - 2017