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29/10/2012

Le testament français - A. Makine (coup de coeur)

livres,littérature,andreï makine,russie,voyages,actu,actualitéAprès avoir rendu le dernier livre emprunté à la bibliothèque je ne savais pas quoi choisir. En parcourant les étagères mes yeux se sont arrêtés sur cet ouvrage dont j'avais vaguement entendu parler. Je ne me souvenais pas du tout qu'il avait obtenu le prix Goncourt et encore moins le prix Médicis en 1995. Mais quelle bonne idée j'ai eue de l'emprunter! Ce fut un réel enchantement. Non seulement l'histoire est touchante mais en plus c'est merveilleusement bien écrit! Je ne sais pas s'il y a une part autobiographique dans ce récit. Si c'est le cas c'est magnifiquement retranscrit.

Le narrateur nous raconte la vie de sa grand-mère maternelle chez laquelle il passait toutes ses vacances d'été avec sa soeur dans la ville de Saranza. Il nous parle notamment des récits qu'elle leur faisait de son passé français, en leur montrant tout un tas de documents et de photos conservés comme des trésors dans une vieille valise. Cette babouchka leur parlait d'ailleurs en français. Une façon de renouer avec son passé et de transmettre à ses petits enfants son histoire, "leur" histoire.

On découvre la vie difficile de la grand-mère, la misère en Russie, les dures années de  guerre. Une vie qui mêle l'histoire de la Russie et de la France. 

Le narrateur nous livre par ailleurs ses nombreuses interrogations sur son identité et son rapport au pays dans lequel il vit. Et quand ce ne sont pas les interrogations du narrateur, ce sont des descriptions assez extraordinaires des paysages et notamment de la steppe qui entoure la ville de Saranza. J'ai eu parfois l'impression d'un goût de poussière et d'une immensité presque angoissante.

C'est vraiment un très beau roman. Ca vaut bien un Goncourt et un Médicis. J'avais déjà lu un livre d'Andreï Makine qui m'avait moyennement plu mais je continuerai à lire cet auteur dans l'espoir de retrouver dans ses autres ouvrages un peu du style que j'ai aimé dans celui-ci.

Le testament français - Andreï MAKINE - Ed. Mercure de France - 1995

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28/10/2012

Les dimanches poétiques (84)

"Je cherchais de nouveau une oeuvre absolue, unique, je rêvais d'un livre qui pourrait par sa beauté refaire le monde. Et j'entendais la voix de ma grand-mère me répondre, compréhensive et souriante, comme autrefois, à Saranza, sur son balcon:

- Tu te rappelles encore ces étroits appartements en Russie qui croulaient sous les livres? Oui, des livres sous le lit, dans la cuisine, dans l'entrée, empilés jusqu'au plafond. Et des livres introuvables qu'on vous prêtait pour une nuit et qu'il fallait rendre à six heures du matin précises. Et d'autres encore, recopiés à la machine, six feuilles de papier carbone à la fois; on vous en transmettait le sixième exemplaire, presque illisible et appelé "aveugle"... Tu vois, il est difficile de comparer. En Russie, l'écrivain était un dieu. On attendait de lui et le Jugement dernier et le royaume des cieux à la fois. As-tu jamais entendu parler là-bas du prix d'un livre? Non, parce que le livre n'avait pas de prix! On pouvait ne pas acheter une paire de chaussures et se geler les pieds en hiver, mais on achetait un livre..."

Andreï MAKINE Le testament français

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25/10/2012

Défi "un Hiver en Russie"

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Cryssilda Collins et Titine proposent le challenge "un Hiver en Russie" du 21 décembre 2012 au 21 mars 2013. Il s'agit de lire des ouvrages d'auteurs russes ou parlant de la Russie (romans, nouvelles, essais...), de la gastronomie, de voyages, et des us et coutumes de ce grand pays. C'est selon vos envies.

J'ai replongé dans la langue russe il y a quelques semaines mais il me manquait un vrai déclic pour me (re)mettre à la lecture d'auteurs russes. J'ai donc décidé de participer au défi lancé par Cryssilda et Titine. L'hiver aura la couleur des steppes et des samovars!

Pour plus d'infos c'est par ICI. Bon challenge si vous tentez l'aventure!

24/10/2012

Expo "Van Gogh, rêves de Japon" à Paris

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A noter qu'en parallèle la Pinacothèque propose l'exposition "Hiroshige L'art du voyage". Le maître d'Edo est présenté pour la première fois en France.

Pinacothèque - 28 place de la Madeleine, 75008 PARIS / 8 rue Vignon, 75009 PARIS (billetterie à l'angle de la rue Vignon) - Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30 (fermeture des caisses à 17h45), nocturnes tous les mercredis et vendredis jusqu'à 21h (fermeture des caisses à 20h15). Ouvert le 1er janvier, le 1er mai, le 14 juillet et le 25 décembre de 14h à 18h30 - Plein tarif billet simple: 10 euros. Tarif réduit billet simple: 8 euros. Plein tarif billet couplé Van Gigh - Hiroshige: 17 euros. Tarif réduit billet couplé Van Gogh - Hiroshige: 14 euros.

21/10/2012

Les dimanches en photo (35)

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19/10/2012

L'habitude naît de la première fois...

Enfin l'occasion s'était présentée. Peterson avait avoué ses sentiments à Victoria. Il était retourné la voir à l'hôpital deux jours plus tard. L'infirmière de service venait de sortir de la chambre. Victoria était éveillée. Il lui avait parlé sans aucune prétention et n'espérait rien en retour sinon qu'elle ne se moque pas de lui. Elle n'avait pas semblé surprise par cet aveu plein de candeur et de vitalité. Peterson n'avait rien d'un thuriféraire. Il n'était pas du genre à flatter les gens ce qui rendait ses paroles plus touchantes.

Elle n'allait pas jouer les fourbes, le tromper sournoisement. Victoria avait de l'affection pour lui mais elle aimait aussi un autre homme. Malgré ses arguments, l'inspecteur s'assit sur le bord de son lit et la prit le plus délicatement possible dans ses bras. Lorsqu'il l'embrassa sur les lèvres elle se laissa faire. Venait-elle de commettre l'irréparable? On dit que l'habitude naît de la première fois. Ce baiser, qu'elle avait aimé, était-il le premier d'une longue série?

Victoria n'avait pas envie de résister. Au diable Peter! Tant pis pour le marasme que cela allait provoquer dans sa vie. Elle se sentait bien dans les bras de Philip Peterson. Elle connaissait par ailleurs la pauvreté de sa vie sentimentale et elle était heureuse de lui apporter un peu de douceur. Mais le bonheur allait devoir attendre. Il fallait qu'ils mettent la main sur Jeremy Swanton. Victoria craignait qu'il ne s'enfuie dans la cambrousse écossaise ou qu'il n'aille pigouiller sur les bords de l'Atlantique, dans quelque marécage glauque. Il était bien capable aussi de partir en Inde et d'y exercer n'importe quel job pour subvenir à ses besoins: conducteur de rickshaw, charmeur de serpents ou encore porteur de palanquins.

Alors qu'elle passait la main dans les cheveux de Philip, raccourcis quelques heures plus tôt par un coiffeur de Marylebone Highstreet, Victoria se souvint tout à coup qu'elle avait laissé sur son bureau une pochette contenant des documents ministériels importants. Des documents concernant justement Jeremy Swanton, activement recherché non seulement par Scotland Yard mais également par le ministère des Affaires étrangères.

Ce texte a été rédigé pour l'édition 78 du jeu Des mots, une histoire initié par Olivia. Il n'est pas libre de droits, la photo non plus.

Précisions: ce texte est le dernier que je publie ici des aventures de Victoria, Peter et Philip Peterson. Cette première partie sera vraisemblablement la base de mon prochain roman. Le premier est en cours d'achèvement. Peut-être pourrez-vous le lire l'année prochaine si une maison d'édition accepte de le publier. Merci à tous pour votre fidélité!

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18/10/2012

Oublier les averses

Maudite saison. Il pleut toute la journée, sans discontinuer. J'ai ressorti le ciré, les cols roulés et les écharpes. Il fait froid et j'ai horreur de l'humidité. Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas eu un début d'automne aussi moche. Le week-end, difficile de prendre l'air sans revenir complètement trempé. On se réfugie dans les expos de peintures et de sculptures, c'est la saison.

J'aime les jolies couleurs que prend la forêt en octobre mais je les apprécie davantage avec un rayon de soleil. Avec la pluie les couleurs sont ternes, délavées. Les animaux se cachent. Les mésanges bleues ne viennent plus taper au carreau. La minette reste prostrée sur son coussin pendant des heures. Et j'ai toujours peur que la voiture dérape pour finir sur le toit. 

Je me console de ce mauvais temps avec gâteaux, chocolats, boissons chaudes et bonnes lectures. Il faut bien trouver des remèdes aux petits maux du quotidien. Et puis les proches et les amis sont là pour nous faire oublier les averses et réchauffer ce maudit automne.

Une petite pensée aujourd'hui pour les Luc et les Jean-Luc dont c'est la fête. Tschüss!

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