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30/04/2012

Expo "Turner inspired - In the light of Claude"

expositions,joseph mallord william turner,londres,actu,actualitéLa National Gallery de Londres accueille l'exposition "Turner inspired - In the light of Claude" jusqu'au 5 juin 2012.

Turner s'est beaucoup inspiré des créations de Claude Gellée, dit le Lorrain, peintre français du 17ème siècle. Les oeuvres des deux artistes sont comparées très précisément. Les ciels de Turner étaient plus tourmentés, les paysages plus flous...

L'exposition montre jusqu'à quel point Turner s'est inspiré de la lumière et des paysages du Lorrain. Les ciels sont lumineux, parfois de braise, dégageant une profonde clarté qui illumine la toile. Chez les deux peintres la lumière vient de l'horizon. Une lumière éblouissante...

The National Gallery - Trafalgar Square, London WC2N 5DN - Ouvert tous les jours de 10h à 18h (dernière admission à 17h15) et le vendredi de 10h à 21h (dernière admission à 20h15) - Plein tarif: 12 euros.

29/04/2012

Enola Holmes/L'affaire Lady Alistair - N. SPRINGER

livres,littérature,littérature jeunesse,enola holmes,sherlock holmes,londres,actu,actualitéCe roman est le deuxième tome des enquêtes d'Enola Holmes, jeune soeur du célèbre détective privé.

Alors que ses deux frères voulaient la mettre en pension pour l'éduquer Enola s'enfuit et gagne Londres pour tenter de retrouver sa mère qui a disparu mystérieusement. Après avoir réussi à élucider une première affaire, en utilisant plus ou moins les méthodes de son aîné, Enola essaie de résoudre la disparition de Cecily Alistair. Enfin, quand je dis Enola, c'est plutôt Ivy Meshle, la secrétaire de Leslie T. Ragostin "spécialiste en recherches - toutes disparitions", qui mène l'enquête. Car la cadette de la famille Holmes a plus d'un tour dans son sac.

Après le succès de sa première enquête, elle a décidé de suivre la voie tracée par son frère. Ne pouvant elle-même ouvrir un cabinet de consultations, elle invente le Dr Ragostin. Sous plusieurs identités et déguisée, notre Enola recueille des informations sur la disparition de Lady Cecily. Elle doit cependant être très vigilante car elle apprend de la bouche même du Dr Watson que Sherlock espère la retrouver. Mais Enola tient à sa liberté. Comme le lui avait dit sa mère, elle peut très bien se débrouiller toute seule même si la solitude lui pèse souvent. Elle n'a que 14 ans et semble parfois démunie. Elle ne sait pas grand chose de la vie.   

Enola est une jeune fille débrouillarde, éprise de justice sociale et elle n'entend pas laisser ses frères gérer son existence à sa place. J'ai bien aimé ses déguisements et son aplomb. C'est une ado qui n'a pas froid aux yeux et qui gagne en maturité au fil des pages. Et j'ai toujours un faible pour les messages codés en langage des fleurs.    

Les enquêtes d'Enola Holmes - T. 2 / L'affaire Lady Alistair - Nancy SPRINGER - Ed. France Loisirs/Guanaco - 2010

Les dimanches en photo (28)

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Tenues de Dalida exposées à l'Hôtel de Ville de Paris en 2007

27/04/2012

Burn out

Victoria glissa deux petits peignes dans ses cheveux après les avoir rapidement brossés. Elle n'avait pas de temps à perdre. Il fallait qu'elle jette un oeil à ses mails. Elle n'avait pas remis les pieds à la rédaction depuis  son malaise, cela faisait maintenant quatre jours. Sa connexion haut débit n'allait pas assez vite à son goût. Les pages s'affichaient trop lentement sur son note book.

Sa boîte mails était pleine à craquer de messages pour la plupart commerciaux. Après un premier tri aproximatif elle regarda ceux reçus de la rédaction. Daniel, son adjoint, lui en avait envoyé plusieurs qui avait pour objet "URGENT". Victoria les lut en premier. Ils nécessitaient une réponse dans l'immédiateté. Daniel devait s'impatienter. Il soumettait toujours les problèmes épineux à Victoria pour se couvrir mais elle savait qu'il aurait pris tout seul la bonne décision. Ils avaient les mêmes points de vues sur de nombreux sujets, même les plus sensibles. Elle lui faisait confiance. Il était capable de gérer la "boutique" pendant son absence

Peter farfouillait dans les placards pour trouver le café et le thé aromatisé à la bergamote que Victoria rangeait dans des boîtes hermétiques pour préserver leurs arômes et leurs saveurs. Hasard ou coïncidence, il remarqua que Victoria achetait exactement le même café que lui. Il en prépara un pot puis mit la bouilloire chauffer. Elle faisait un bruit du diable mais c'était le moyen le plus rapide de faire chauffer l'eau pour le thé. Il disposa enfin des muffins toastés sur une assiette et sortit le pot de marmelade d'oranges amères qu'il déposa sur le plateau du petit déjeuner.

Les doigts de Victoria pianotaient très vite sur le clavier du note book, exécutant des trilles ça et là. Ses cinq ans de piano y étaient sans doute pour quelque chose. Elle esquissa un sourire lorsque Peter s'approcha mais son regard trahissait sa tristesse. L'insouciance dont elle avait fait preuve ces derniers mois, luttant contre son corps, épuisant ses dernières ressources, l'avait conduite au burn out. Elle était triste pour Peter, triste de ne pas l'avoir assez écouté, de ne pas s'être assez ménagée. Il fallait qu'elle enclenche une dynamique de guérison, elle le savait. Il s'était fait un sang d'encre pour elle ces dernières semaines, l'avait vue chavirer jusqu'à la chute. Jamais cependant il ne lui avait fait de reproches, lui cachait toujours sa déception quand elle refusait de faire une trêve, quand elle refusait de se reposer. Pas facile de gérer ses sentiments, d'avancer dans le labyrinthe du coeur. Le sujet était très sensible et Victoria n'avait pas envie d'en parler pour le moment.

Depuis un mois ses créations étaient au point mort. Il n'aurait sans doute pas terminé la pièce de théâtre que John lui réclamait pour l'été. Il voulait s'occuper de Victoria, l'aider à remonter la pente. Il n'avait pas envie que ce satané journal ait sa peau.

Ce texte a été rédigé pour l'édition 62 du jeu Des mots, une histoire initié par Olivia. Il n'est pas libre de droits, la photo non plus.

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25/04/2012

Sang famille - M. BUSSI (coup de coeur)

livres, littérature, romans policiers, romans, michel bussi, actu, actualitéJe suis vraiment toujours aussi accroc à la plume de Michel Bussi. Il sait nous embarquer dans les histoires les plus dingues. Dans le présent ouvrage il nous balade aux quatre coins de l'île de Mornesey, île anglo-normande sortie tout droit de son imagination, située non loin de Granville. Il faut aller aux toutes dernières pages du bouquin pour avoir le dénouement. Impossible de découvrir la vérité avant. Michel Bussi est un magicien!

Le jeune Colin Remy, 15 ans, orphelin de père et de mère, est en camp voile pour 15 jours sur l'île de Mornesey. Il n'est pas passionné par la voile mais c'était l'occasion rêvée pour lui de revenir sur cette île qu'il a dû quitter dix ans plus tôt à cause d'une sombre histoire. Son oncle et sa tante, chez qui il vit depuis la mort de ses parents, doivent venir le voir dans quelques jours pour fêter ses 16 ans.

Anne et Jean Remy, les parents de Colin, des passionnés d'archéologie, avaient entrepris avec quelques potes des fouilles sur l'île de Mornesey. Des fouilles possibles temps qu'ils étaient subventionnés mais lorsque les aides ont commencé à se faire plus rares, les promoteurs immobiliers ont lorgné sur les terrains à l'est des fouilles pour construire des logements touristiques. Or Jean, le père de Colin, avait rassemblé beaucoup de documents sur le lieu et avait découvert un trésor, appelé la Folie Mazarin, qui attisait les convoitises. Lui seul savait ce qu'était la Folie Mazarin. Un trésor dont son fils doit hériter le jour de ses... 16 ans!  

Mais depuis 10 ans qu'il vit chez son oncle et sa tante, Brigitte et Thierry Ducourret, Colin a toujours eu le sentiment qu'on lui cachait des choses sur la mort de ses parents... Sensation étrange. Quel était ce père qui est en photo sur sa table de nuit?

J'ai adoré ce roman! On lit très vite pour connaître la suite. Il y a beaucoup d'humour dans les dialogues et beaucoup d'ingéniosité dans l'intrigue. Michel Bussi met en scène une galerie de personnages assez réalistes, qu'on a tous pu croiser une fois dans notre vie même s'il n'a pas hésité à noircir le trait pour certains.

Juste un petit reproche: il faudrait que l'éditeur pense à faire relire les épreuves. C'est truffé de fautes de frappe et de syntaxe (il manque parfois des mots). 

Sang famille - Michel BUSSI - Ed. des Falaises - 2009

22/04/2012

Sortie: "Nuit d'encre" - Ph. HUET

9782226241337[1].gifPhilippe Huet était au Club de la Presse de Haute-Normandie mercredi pour présenter son tout dernier polar, "Nuit d'encre", édité chez Albin Michel. Il y raconte en quelque sorte les coulisses d'une rédaction sous couvert d'une trame policière. Il s'est inspiré de son expérience pour rédiger ce roman. Ancien journaliste ayant officié principalement à Paris-Normandie, il met en scène deux personnages qui pour l'un rappelle Pierre-René Wolf, qui a dirigé Paris-Normandie de 1945 à 1972, et pour l'autre Robert Hersant, éditeur de presse et fondateur du Groupe Hersant.

"Dans le Rouen démocrate chrétien des années 70, les conflits de la dernière guerre ne sont pas éteints. Petit imprimeur d'origine juive, Paul-Henry Sternis fut un résistant actif. Devenu un brillant journaliste, il règne aujourd'hui, malgré la maladie, sur le puissant quotidien régional. Mais l'ancien patron du journal, collaborateur notoire réfugié en Suisse, qui a décidé de sa perte, entreprend de manipuler les actionnaires de Sternis un à un, rachetant les actions en sous-main. Au-delà d'une prédation financière, il s'agit d'une vengeance personnelle. De l'intimidation à la trahison, on passe au crime. Soudoyés, le chauffeur et la dame de compagnie de Sternis précipitent sa fin en substituant des placebos à son traitement médical. Les vautours vont gagner et la bourgeoisie rouennaise se tait..."

Nuit d'encre - Philippe HUET - Ed. Albin Michel - 2012

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Philippe Huet au CPHN

Les dimanches poétiques (73)

"Souvenirs que l'on ressasse, vieilles injures jamais avalées, insuccès dont on se fait des montagnes. Amours mortes. Je connais, va. Je n'ai qu'une chose à te dire: quand je ne dormais pas, c'est que je ne faisais pas confiance à la vie. Rester éveillée était une manière de ne jamais faire baisser la pression, une sorte de chantage au sort."

Simonetta GREGGIO La douceur des hommes

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