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17/11/2014

Regard complice

La neige commençait à nacrer les rues de Rome et la matinée s'annonçait glissante. Marcella décida donc de prendre le bus pour se rendre au travail. Bonnet bien enfoncé sur la tête et emmitouflée dans un long manteau noir elle marcha d'un pas rapide pour rejoindre l'arrêt. Le vent, ce grand nomade, traversait la ville à une allure effrayante et fouettait sans ménagement le visage des passants. Marcella avait les joues rougies et avait hâte de monter dans le bus qui l'emmènerait jusqu'au consulat. Ce temps était inhabituel à Rome pour un mois de novembre. 

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Marcella avait eu du mal à quitter son lit, drap et couverture remontés jusqu'aux yeux. Tiberio, levé avant elle, avait essayé de la découvrir doucement mais elle avait froid et s'était dépêchée de remonter le tout sur ses épaules. Son regard, plein des secrets de la nuit et de connivence, avait incité Tiberio à se recoucher. Ils étaient toujours prêts pour quelques folies, quelques bêtises d'amoureux. Deux vrais larrons, prêts pour le meilleur et le pire. Et au lit ils ne s'ennuyaient pas. Ils s'étaient levés avec des yeux brillants d'amants, un peu en retard mais ravis d'être restés plus longtemps que d'habitude ensemble avant d'aller travailler.

Ce soir Marcellla en aurait des choses à relater à son confident qu'elle rangeait dans le tiroir de sa table de nuit. Des choses qu'elle ne pouvait ni ne voulait partager avec personne si ce n'est son carnet. Elle avait quelques amis proches dont faisait désormais partie le professeur Berghetti mais elle ne leur parlait jamais de ses affaires intimes. Elle aurait préféré se laisser couper la main plutôt que de leur révéler ce qui se tramait dans son cœur.

Tiberio en savait bien sûr plus que les autres mais ne savait pourtant pas tout. Pendant un temps il avait considéré Berghetti comme un rival mais il avait appris à le connaître et ils étaient maintenant amis. Il avait même de l'empathie pour le professeur qui faisait toujours l'objet d'attaques.

Texte original rédigé pour l'édition n°35 des Plumes d'Asphodèle dont le thème était la complicité. Il n'est pas libre de droits, la photo non plus.

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04/05/2014

Jamais d'avis en demi-teinte

"Je n'aime pas la tiédeur des sentiments", avait répondu Berghetti à Marcella. Il est vrai qu'elle n'avait jamais d'avis en demi-teinte. Et elle ne faisait pas souvent preuve d'humilité. Elle voulait toujours avoir raison, donner la bonne réponse avant les autres. C'était sans doute un peu par orgueil. Ce jour-là elle s'était confiée à Berghetti sur le sujet et lui avait demandé pardon d'avoir eu aussi vite un avis tranché. La réponse de Francesco l'avait rassurée.

Elle avait des avis tranchés mais avançait ses conclusions sans arrogance. Elle écoutait ce qu'avaient à dire les autres et prenait tous les éléments de la conversation en compte. Elle analysait les situations très rapidement et captait tous les détails.  Son esprit de synthèse et sa capacité d'analyse leur avaient d'ailleurs bien servi pour franchir la muraille du Vatican. Après avoir avalé un café pour se remettre de leurs émotions, ils étaient allés au palais pontifical.

Un conseiller du Saint-Père avait accepté de les recevoir après une heure de palabres avec les carabiniers. Marcella avait fini par les convaincre et on les avait laissés entrer. Le moment n'était plus à l'hésitation, il fallait agir.

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A la morgue de la polyclinique universitaire Gemelli, le médecin légiste venait de terminer l'autopsie du prêtre de l'église Santa Maria in Traspontina. Le religieux était décédé pendant le transfert à l'hôpital.

Texte original rédigé pour l'édition 130 du jeu Des mots, une histoire initié par Olivia. Il n'est pas libre de droits, la photo non plus.

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22/08/2013

Un continent à elle seule

La ville de Rome était un continent à elle seule. Le père Paolo le savait bien. Il serait difficile de mettre la main sur Francesco Berghetti. Le professeur avait le don pour brouiller les pistes. De plus, il n'était pas malhabile, sachant se diriger dans le sens du vent tel un amiral de frégate, trouvant la meilleure route pour faire glisser son bateau entre les icebergs et, bien sûr, ne laissant aucun indice dans son sillage.

Le prêtre sortit la bouteille de liqueur de myrte qu'il rangeait dans la crédence à côté du vin de messe. Il espérait qu'un peu de liqueur lui viendrait en aide ou du moins lui éclaircirait les idées. Il avait déambulé dans l'église pendant un bon moment, cherchant une solution, mais il ne parvenait pas à franchir la muraille que Berghetti avait construite pour se protéger. Une muraille qui ressemblait fort à celle entourant la cité du Vatican. Il n'arrivait pas à trouver la faille du professeur. Elle devait cependant exister. Puis, comme une révélation divine, la solution se présenta à lui. Il fallait toucher son point faible et, d'après le père Stefano, le point faible de Berghetti s'appelait Marcella Bianchi. La jeune femme était devenue une intime du professeur depuis qu'elle l'avait secouru dans la via di Santa Dorotea. Le père Paolo le soupçonnait depuis le début d'avoir des sentiments pour elle.

Le curé se baladait dans la sacristie le verre de liqueur à la main. Une odeur d'encens froid flottait dans l'air. Il pensa que la meilleure chose à faire était d'appeler le père Stefano pour lui faire part de son idée. S'ils arrivaient à kidnapper cette Marcella, ils mettraient à coup sûr la main sur Francesco Berghetti. La sachant en perdition il accourrait sans se poser de question. Il mettrait le cap vers sa protégée, braverait les flots déchaînés. Une chose était certaine, Berghetti débarquerait rapidement pour la sauver et ils en finiraient avec lui.

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Pendant ce temps-là, quelque part dans la via dei Pettinari, le père Stefano ouvrait une enveloppe. Il s'agissait de tests génétiques. Des tests qu'il avait réussi à faire avec la complicité d'un homme de main. Son coeur battait vite, ses doigts tremblaient. Il redoutait que les résultats soient positifs.

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Ce texte a été rédigé pour les Plumes à thème n° 13 initiées par Asphodèle. Cette semaine les mots tournaient autour de la "dérive". Et Aspho a ajouté trois mots commençant par la lettre "M". Ce texte n'est pas libre de droits, la photo non plus.

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16/08/2013

"Il est grand le mystère de la foi"

Francesco Berghetti avait l'air d'un hibou dans le miroir. Il avait mal dormi et perdu l'habitude de se lever d'aussi bonne heure. Quelle idée de lui donner rendez-vous à 8h15 dans une église. Il aurait préféré faire la grasse matinée, tout particulièrement le vendredi saint. Dehors la brume s'étendait sur la ville. L'aube était maussade, pas prête à livrer ses secrets, il en était certain.

Il faisait frais dans la chambre. Berghetti passa un pull et tenta d'ordonner ses cheveux avant d'aller dans la cuisine faire du café et préparer des oeufs brouillés. Puis, il alluma la radio-CD et inséra un disque de Chopin. Il aimait écouter des mazurkas quand il prenait son petit déjeuner, et en particulier la mazurka opus 17 n°4 qu'il lui arrivait parfois de passer en boucle.

Il alla ensuite se doucher. Il espérait que l'eau finirait de le réveiller et fairait disparaître la boule qui commençait à lui comprimer la poitrine. Il s'habilla vite et ferma l'appartement mais arrivé au rez-de-chaussée de l'immeuble il se rendit compte qu'il avait oublié ses clés de voiture. Son trousseau était resté sur le bahut de l'entrée. Il remonta les marches quatre à quatre pour le récupérer. Les minutes étaient comptées. Il ne savait pas combien de temps il mettrait pour effectuer le trajet entre la via di San Domenico et la via della Conciliazione. Lorsque le trafic était fluide il fallait une trentaine de minutes pour parcourir les 6 kilomètres qui séparaient son domicile des portes du Vatican. Or, c'était l'heure de pointe et il redoutait les embouteillages.

Le professeur avait donné rendez-vous à Marcella à 8h sur le parvis de l'église Santa Maria in Transpontina située à deux pas de l'ambassade de Slovénie auprès du Saint-Siège. Marcella avait insisté pour venir avec lui bien qu'il pensât que cette mission pouvait s'avérer dangeureuse.

Caché derrière un lampadaire de l'autre côté de la rue il lui sembla la voir arriver. Elle jetait constamment un regard par-dessus son épaule comme si elle avait le sentiment d'être suivie. 

Aucune des silhouettes qui allaient et venaient ne ressemblait un tant soit peu au professeur Berghetti. Marcella craignait qu'il ne lui arrive quelque chose avant qu'il n'ait le temps de résoudre l'intrigue qui lui avait été soumise. 

Elle jeta un oeil à sa montre. Il était 7h48. Encore douze minutes à patienter dans le froid. Elle grelottait et se sentait un peu faible. Elle n'avait rien pu manger avant de partir. Le dessert de la veille lui était resté sur l'estomac. Elle avait juste bu un thé qui la barbouillait déjà.

La via della Conciliazione était baignée de brume. Les lanternes disposées de part et d'autre de l'église n'éclairaient rien. Le paysage était fantômatique et oppressant. Un décor parfait pour tourner un film ésotérique ou effectuer un incroyable tour de magie. Un peu trop parfait d'ailleurs. Ca n'avait rien de rassurant.

Francesco retrouva Marcella à 7h57. Quand ils entrèrent l'église était plongée dans la pénombre. Seule la lampe du Saint Sacrement luisait à gauche de l'autel. Un silence monacal régnait dans l'édifice. 

Puis, ils aperçurent de la lumière dans la chapelle dédiée à Sant'Angelo, martyr à Licata. Marcella et le professeur approchèrent sur la pointe des pieds pour ne pas attirer l'attention. Les bancs installés pour la célébration étaient pleins, occupés surtout par des religieux. Le reste de l'église semblait déserté. 

 "Il est grand le mystère de la foi". Le curé en était à l'anamnèse. Dans quelques minutes se serait la communion. L'unité divine du Père, du Fils et du Saint Esprit consacrée dans un petit disque qui enlèverait les péchés de chacun. Francesco Berghetti se demandait si la personne qui lui avait donné rendez-vous dans ce lieu était déjà là.

Les gestes du prêtre étaient empreints d'une certaine langueur. Puis, alors qu'il s'apprêtait à donner la communion aux fidèles, ses gestes furent comme suspendus dans l'air... Le ciboire se fracassa sur le sol et les hosties se dispersèrent. Le prêtre chuta sur le marbre. Un point rouge était apparu sur son front. Les fidèles, qui ne réalisèrent pas tout de suite ce qui s'était passé, mirent quelques minutes à lui porter secours. Pendant que les uns appelèrent une ambulance de la Policlinique universitaire Gemelli, les autres scrutèrent la pénombre pour tenter de distinguer le tireur. Mais ils ne virent rien. Ils entendirent simplement la porte de l'église se refermer dans un bruit sourd.

Marcella et le professeur Berghetti s'étaient quant à eux réfugiés derrière une colonne. Ils attendaient le moment propice pour rejoindre la sacristie. Francesco ne voulait pas être retardé par la police. Après avoir traversé de nombreuses pièces et des couloirs ils se retrouvèrent dans le vicolo del Campanile. Il n'y avait pas grand monde. Sans même se concerter ils prirent la direction de la basilique Saint-Pierre. Le ciel était toujours aussi gris. Marcella aurait aimé avoir une gomme pour effacer la brume.

Mais ce jour-là le ciel ne s'éclaircit pas. Il devint même plus sombre à mesure que le temps s'écoulait.

Texte original rédigé pour les Plumes à thème n°12 initiées par Asphodèle. Il n'est pas libre de droits, la photo non plus.

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01/03/2013

Vertige de l'amour

Tiberio essayait de se remémorer ce moment intense et délicieux qui l'avait uni à Marcella quelques heures plus tôt. Un moment fusionnel, érotique à souhait, à deux doigts de la folie. Un moment à rendre dément l'homme le plus sain d'esprit qui soit. 

Il se remémorait les détails... La lingerie rouge qu'il devinait à travers son chemisier avait attisé le feu. La fulgurance du désir s'était vite transformée en obsession. Toute la soirée, au salon et puis à table, il n'avait pensé qu'à ça: effeuiller la jolie fleur, croquer le fruit mûr. C'avait été comme danser au bord d'un gouffre.

Marcella avait, comme d'habitude, de jolis pendants d'oreilles. En baissant un peu les yeux il avait examiné son décolleté. Résister pendant tout le repas avait été un véritable calvaire. Lui, les cheveux fraîchement coupés, portait une chemise vichy bleu dont il avait retroussé les manches. Un pantalon de toile beige et des chaussures bateau venaient compléter sa tenue. Il était fringant, parfumé au Kouros. 

En sortant du restaurant il avait à peine regardé les goélettes illuminées et avait croisé des individus sans vraiment les voir. Ce qui retenait toute son attention était accroché à son bras. Flavio avait presque dû l'implorer pour aller voir un film. Les vacances, prochaines, s'annonçaient difficiles pour le jeune adolescent. Des congés pendant lesquels il devrait certainement partager son père avec Marcella. Tiberio était amoureux. Cela sautait aux yeux.

D'ailleurs Tiberio et Marcella étaient comme sourds. Ils n'entendaient plus le monde extérieur. Ils ne virent pas non plus les policiers patrouiller à proximité du presbytère en rentrant à la pension de famille. Cependant, ils savaient précisément vers quoi ils se dirigeaient. Ce n'était pas un égarement. Depuis quelques semaines déjà ils passaient de plus en plus de temps ensemble et avaient beaucoup de mal à se quitter. Ils étaient prêts à franchir une étape. Ils ne s'interrogèrent pas sur le devenir de cette histoire d'amour qui commençait. Ils étaient certains qu'elle s'épanouirait merveilleusement.

Ce texte a été rédigé pour l'édition 92 du jeu Des mots, une histoire initié par Olivia, combiné avec l'édition 4 des Plumes à thème initiées par Asphodèle. Ce texte n'est pas libre de droit, la photo non plus

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09/02/2013

Le brouhaha des onomatopées

Tiberio attendait la fin de la semaine avec impatience. Il se sentait de plus en plus fatigué. Le surmenage des dernières semaines y était sans doute pour quelque chose. Bien qu'il n'eût pas dépassé la cinquantaine sa jeunesse était loin. Il n'avait plus la même énergie. Puis, il avait mis quelque temps à prendre ses marques dans ce nouvel environnement. Il avait aussi davantage de responsabilités.

Les nouvelles politiques sur la restructuration des universités avaient nécessité de multiples réorganisations des services au sein de la faculté. Un surplus de travail auquel il avait également fallu faire face sans broncher au risque sinon de se faire virer comme un malpropre. Le doyen n'était pas réputé pour être conciliant. A force de patience et de persévérance Tiberio avait malgré tout réussi à rendre le climat moins tendu avec la tête chenue. Il avait même pu lancer une grande enquête sur les habitudes de restauration des étudiants et analyser leurs besoins afin de réduire les coûts du restaurant universitaire.

Mais il était aussi impatient que la semaine se termine pour emmener Flavio et Marcella à Fiumicino. La ville maritime accueillait pendant une semaine un rassemblement de vieux gréements, messagers d'un autre temps... et d'autres moeurs. Il avait réservé une chambre dans une pension de famille de la via Porto Romano d'où ils pourraient rejoindre les quais à pied. Il entendait déjà le brouhaha des onomatopées accueillant les bateaux.

Ce texte a été rédigé pour l'édition 91 du jeu Des mots, une histoire initié par Olivia. Il n'est pas libre de droits, la photo non plus.

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02/02/2013

Elle avait débarqué dans sa vie bizarrement

Berghetti marchait de mieux en mieux. Sa jambe ne le faisait quasiment plus souffrir. L'oraison ne serait pas pour tout de suite. Mais il se demandait jusqu'où les gardiens de Saint-Pierre étaient prêts à aller pour le dissuader de continuer ses recherches. 

Le professeur n'était cependant pas du genre à abandonner la partie, quitte à livrer une guerre, fût-elle inégale. Il cherchait toujours un moyen de s'infiltrer dans le palais pontifical, et surtout la personne qui pourrait s'y introduire sans éveiller les soupçons. 

Chaque vendredi Francesco Berghetti se rendait à la piscine pour une séance de rééducation. Marcella avait accepté de l'y conduire et l'attendait à la cafétéria. Elle lui avait rendu de multiples services depuis leur première rencontre dans la via di Santa Dorotea. Elle avait par ailleurs réveillé sa sensibilité. Les années à arpenter l'université l'avait blazé de pas mal de choses et ses jugements envers ses pairs étaient devenus implacables au fil du temps. Beaucoup de ses collègues le snobaient bien qu'il jouît d'une belle réputation dans toute l'Italie et même au-delà des frontières du pays. Marcella ne s'était pas échappée dès que l'opération avait été terminée. Elle se sentait concernée par le sort du professeur et elle avait réussi à l'apprivoiser. Un lien s'était créé entre eux. Un lien auquel il s'accrochait chaque jour un peu plus.

La jeune femme avait débarqué dans sa vie bizarrement, dans une circonstance inattendue. Il remerciait tous les jours Sainte Rita de l'avoir placée sur son chemin. Son aide avait été providentielle. Marcella l'avait convaincu d'expérimenter de nouveaux traitements contre la douleur et ceux-ci s'étaient révélés très efficaces. Pourquoi avait-il suivi son conseil lui qui d'ordinaire accordait peu de crédit à ce que disait son entourage? Pourquoi avait-il envie de croire en elle? Il repensait souvent au Pygmalion de Bernard Shaw et au mythe du vieux professeur qui tombe amoureux de son élève. Une pensée qu'il s'empressait de chasser d'un clignement furtif des paupières.

- "Madame, puis-je avoir l'addition s'il vous plaît?"

La serveuse, au cou de laquelle pendait une chaîne avec un pendentif en forme de serpent, revint quelques minutes plus tard avec le compte. Son repas s'élevait à 15,40 euros. Il trouva que c'était un peu cher pour des pâtes à la carbonara et des tranches de cornichons aigre-doux. De plus l'établissement était bruyant. Il n'y reviendrait sûrement pas.

Ce texte a été rédigé pour les éditions 89 et 90 du jeu Des mots, une histoire initié par Olivia. Il n'est pas libre de droits, la photo non plus.

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