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05/02/2017

Les dimanches en photo (77)

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31/01/2017

Janvier en quelques mots #4

Gustavo Dudamel à la tête du Wiener Philarmoniker le 1er janvier pour le traditionnel concert donné au Musikverein // Frissonner. Sentir avant tout le monde la baisse du thermomètre... // Hésiter entre littérature et politique. Entre politique et littérature // Ravie de ce petit bracelet Flowersforzo.é. A la fois élégant et casual et agréable à porter // Not in the mood // Détester la paperasse. L'avoir en horreur! // Commander une pizza au pizzaiolo ambulant // Donner sans scrupule des indices à l'adversaire pour l'aider à trouver les réponses aux questions du Trivial Pursuit (Et une franche rigolade pendant toute la partie!) // Lire. Beaucoup. Encore et encore. Dévorer les ouvrages // Michel Houellebecq, toujours aussi mystérieux et à contre-courant // Mignon le poissonnier... Hmmmm! // Envie de participer à un concours de nouvelles. Texte à envoyer le 28 février au plus tard. (Mais arriverai-je à caser cette fameuse phrase imposée...) // Montagnolo (fromage allemand), Mont Vully (fromage suisse), Munster (fromage français) : le plaisir n'a pas de frontières! // Rencontre littéraire avec Emmanuel Dongala venu présenter la Sonate à Bridgetower. Un homme passionné et passionnant

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30/01/2017

Agatha Raisin, l'enquêtrice des Costwolds

J'ai découvert Agatha Raisin pour la première fois sur Facebook. Une lectrice compulsive en parlait et le titre de la première intrigue de cette enquêtrice britannique d'un nouveau genre m'avait interpelé. La quiche fatale, un très bon titre pour accrocher le lecteur. Puis, une amie m'en a parlé et m'a passé le premier tome. Elle m'a dit que c'était très bien et que les Costwolds étaient bien décrits. Elle m'a prêté le livre et j'ai de suite beaucoup aimé le style d'M. C. Beaton. Plume acérée et pleine d'humour. J'ai bien ri à la lecture de certains passages.

Agatha Raisin, quinquagénaire, s'est installée dans les Costwolds après avoir vendu sa société de relations publiques londonienne. C'était une femme d'affaires impitoyable. Notre Agatha n'a pas froid aux yeux et est plutôt du genre têtue. Elle fume, boit, triche éhontément, et a le don de se fourrer dans de sales draps mais c'est une petite bonne femme attachante et attendrissante.

Je ne sais pas si le caractère d'Agatha ressemble à celui de l'auteur mais M.C Beaton (Marion Chesnay de son nom de jeune fille) habite dans les Costwolds avec son mari. Née en 1936 à Glasgow, elle a commencé sa carrière comme libraire puis a travaillé comme journaliste dans différentes publications écossaises. Elle s'est mariée, a eu un fils, et est partie aux Etats-Unis avec sa petite famille. C'est avec l'accord de son mari, et soucieuse de passer plus de temps avec son jeune fils, que Marion a décidé de se mettre à l'écriture. Elle a d'abord écrit des romans historiques puis, des histoires de détectives. Ils sont ensuite retournés vivre en Ecosse où son mari a racheté un troupeau de moutons. Et, en ayant assez des moutons après quelques années, ils sont partis s'installer dans les Costwolds où Agatha Raisin a été créée.

J'ai été conquise dès le premier tome. La Quiche fatale est la première enquête d'Agatha suite à l'empoisonnement du président du jury lors du concours annuel de quiches de Carsely (le village dans lequel elle s'est établie). Un concours auquel elle a participé mais pour lequel elle n'a pas pu s'empêcher de tricher, étant complètement nulle en cuisine... Le deuxième tome, Remède de cheval, cherche à découvrir à travers l'enquête d'Agatha, si le nouveau véto du village a été assassiné ou s'il a été victime d'un malencontreux accident. Le troisième tome, Pas de pot pour la jardinière, tourne autour de l'assassinat d'une nouvelle venue au village, férue et passionnée de jardinage, pour ne pas dire obsédée par les plantes et son jardin d'hiver. Qui pouvait lui en vouloir au point de la suspendre par les chevilles et de lui planter la tête dans une jardinière? N'allez pas croire qu'il ne se passe rien dans les jolis petits villages...

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29/01/2017

Les dimanches poétiques (193)

"Ho, mon gars! Réveille-toi! C'est la crise! Et alors! écoute les infos au lieu d'apprendre un métier, tu perdras moins ton temps!

De quoi? Tu ne comprends pas? Attends, bouge pas, chaton, on va te résumer la situation:

Tu es jeune, tu es Européen et tu es gentil? Eh bien, tu vas prendre cher, mon ami!

On te ressasse à longueur d'ondes que la dette de ton pays s'élève à cent mille milliards de dollars, que ta monnaie ne vaudra bientôt plus rien, que si tu ne sais pas parler le chinois, ce n'est même pas la peine d'essayer, que le Qatar est en train de tous nous racheter, que l'Europe, c'est fini, que l'Occident, c'est fichu et que la planète, c'est foutu."

Anna GAVALDA La vie en mieux

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27/01/2017

Souvenirs de vacances

C'est en rangeant ses livres dans la bibliothèque qu'elle avait fait faire sur mesure que Sarah tomba sur de vieux albums photos. Elle se rappelait maintenant les avoir glissés dans les cartons de bouquins pour éviter qu'ils ne se perdent lors du déménagement. Il y avait là des souvenirs d'Italie sur les bords du lac de Côme, un Noël à Kitzbühel, des vacances dans la maison familiale de l'île aux mimosas, et puis ce voyage en Inde où elle avait accroché un vœu dans un arbre à souhaits. Des souhaits écrits dans toutes les langues. En découvrant le Kalpavriksha elle avait trouvé ça étrange d'accrocher des petits mots dans les branches d'un arbre mais comme tout le monde elle avait cédé à la coutume en se disant que ça pouvait peut-être fonctionner.

Avec le recul, force était de constater que son vœu s'était réalisé. "Être libre", voilà ce qu'elle avait inscrit. Et aujourd'hui elle l'était. Elle faisait ce qu'elle avait toujours rêvé de faire et habitait dans les montagnes comme elle se l'était imaginé. Elle n'avait bien sûr pas ménagé ses efforts pour en arriver là mais elle avait le sentiment que  désormais rien ni personne ne pourrait être un obstacle, que tous les possibles s'offraient à elle. Elle rangea les albums dans le bas de la bibliothèque et continua à disposer les livres sur les étagères. Elle avait pensé un moment les classer par maisons d'édition puis s'était finalement décidée à les regrouper par auteurs. D'un côté les auteurs français et suisses, sur une autre étagère les auteurs anglo-saxons, et les essais classés par sujets et côtoyant les guides de voyages et l'atlas géographique.

Perchée sur l'escabeau elle jeta un regard circulaire à la pièce après avoir entreposé les derniers ouvrages. Ses yeux furent attirés par quelque chose posé tout en haut de la table de berger. Le meuble mesurant pas moins de deux mètres, elle n'avait rien remarqué jusqu'à présent. De là où elle était elle avait du mal à voir s'il s'agissait d'un livre ou d'une pochette. La couleur de l'objet se fondait avec celui du meuble. Baptiste Vittoz lui avait dit que la table de berger avait été conçue par son grand-père et qu'elle faisait partie de la maison. Sarah avait donc décidé de la garder. C'était un beau meuble en pin massif sculpté de fleurs et de rosaces. Mais pour l'instant elle n'arrivait pas à détacher ses yeux de ce qu'elle venait d'apercevoir.

Ce texte a été rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture n°251 Une photo, quelques mots initié par Leiloona. Il n'est pas libre de droits. La photo est d'Anselme et n'est pas libre de droits non plus.

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22/01/2017

Flâner dans une librairie

Cela faisait longtemps que je n'avais pas franchi le seuil d'une librairie. Et quel bonheur! Je ne peux pas expliquer pourquoi je me sens aussi bien au milieu des livres. Des titres qui résonnent dans mon esprit, des couvertures accrocheuses, des histoires sombres, gaies ou fantastiques qui me font de l'œil... Une librairie c'est une fenêtre ouverte sur le monde. Le monde réel mais aussi le monde imaginaire. Une fenêtre ouverte sur des milliers de vies possibles. Des milliers d'options pour s'éloigner un peu du quotidien, rencontrer des femmes et des hommes de papier, vivre de nouvelles aventures... Quand j'entre dans une librairie tous ces mots enfermés dans les ouvrages qui m'entourent me donnent une énergie incroyable.

Et je me rends compte que cela faisait trop longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans une librairie. J'en suis ressortie non pas avec deux romans, mais avec deux essais. Je voulais lire depuis un moment Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson, récit de sa reconstruction et sa volonté de remarcher après une terrible chute alors qu'il escaladait un mur. Le deuxième ouvrage est signé Michel Houellebecq, En présence de Schopenhauer. Un essai dans lequel il évoque sa rencontre avec les textes de Schopenhauer et dans lequel il analyse certains passages. Je n'ai jamais rien lu de Houellebecq (si, si, je vous assure) et je me disais qu'un essai était peut-être une bonne entrée en matière et faire connaissance avec cet auteur. J'en reparlerai très certainement sur ce blog très prochainement.

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20/01/2017

L'étrangère des Edelweiss

Le soleil semblait comme emprisonné dans la brume mais cela donnait un aspect magique au paysage. Sarah s'était arrêtée pour contempler l'horizon. La vallée était bouchée mais à Combloux le ciel était étonnamment clair. Il devait donc faire beau à Megève. A l'automne les touristes étaient peu nombreux et cela plaisait à Sarah. Elle pouvait profiter pleinement des chemins de randonnée et descendre faire ses courses à pied sans manquer se faire renverser par un gros 4X4.

Elle appela Toby et l'enferma dans la cuisine avant de fermer la porte d'entrée à clé. Puis, elle se dirigea vers le cœur du village, situé en contre-bas. Elle descendait environ deux fois par semaine. Une fois à pied, pour acheter les produits frais qui lui manquaient. Et une fois en voiture, pour faire un gros plein et rapporter tout ce qui était volumineux et qu'elle ne pouvait pas remonter à bout de bras. Aller à pied au village lui permettait aussi de faire un peu d'exercice. Quand elle avait un roman en chantier, elle faisait moins de balades avec son chien même si ces escapades lui insufflaient bien souvent des idées pour avancer dans la rédaction de sa prose.

Elle mit une demi-heure pour atteindre le centre. Elle ne s'était pas pressée, s'arrêtant régulièrement pour admirer les montagnes environnantes et faire quelques photos avec son mobile. L'air était frais mais il n'avait pas gelé. L'herbe était gorgée de rosée. Les arbres, dénudés, faisaient peine à voir. Seules quelques feuilles tenaient encore par miracle sur les branches mais elles seraient emportées à coup sûr par le premier coup de vent.

Lorsqu'elle entra chez le crémier Sarah sentit les regards se poser sur elle. Le patron et les deux clients qui se trouvaient dans la boutique la dévisagèrent de la tête aux pieds. Elle se pencha pour scruter la vitrine, faisant mine de ne pas avoir remarqué les regards insistants. Elle se sentait comme une étrangère dans le village. Cela faisait tout juste trois mois qu'elle habitait Combloux et elle ne connaissait pas grand monde. C'était la basse saison. A chaque fois qu'elle franchissait la porte d'un magasin, on la regardait bizarrement. Elle sentait qu'elle n'avait pas encore été acceptée par les habitants. De plus, son accent traînant ne faisait aucun doute sur ses origines. Beaucoup se demandait ce qu'était venue chercher une jeune femme Suisse en Haute-Savoie. Puis, le crémier ayant terminé avec les deux autres clients, il s'enquit de ce qu'elle voulait acheter.

- Vous désirez?

- Un morceau d'abondance, s'il vous plaît.  

- Vous habitez le village?... Ce n'est pas la première fois qu'on vous voie... 

- Oui. Depuis trois mois, répondit Sarah, surprise qu'un commerçant entame la conversation avec elle. Ils étaient plutôt du genre taiseux dans la coin et à mener leur petite enquête en douce.  

- Vous habitez dans le centre?

- Non, dans un chalet un peu excentré.

- Ah! c'est pas vous qu'avez racheté la bicoque à Pierrot? Les Edelweiss?

- Oui, oui, c'est ça.

- Un brave bonhomme le Pierrot. C'était à se douter que son fils garderait pas le chalet. Sa femme l'a jamais aimé. Elle le trouvait trop loin du centre. Madame est habituée à avoir tout sous la main à Annecy et préfère pavaner à Megève.

- Effectivement, j'ai racheté le chalet à Baptiste Vittoz, lança Sarah en espérant obtenir plus d'infos sur la vie passée du chalet et de ses habitants.  

- Un brave garçon, comme son père. Il vient nous rendre visite de temps en temps quand sa femme fait les boutiques chez les riches.

Sarah n'avait jamais vu la femme du fils, mais elle sentait qu'elle n'était pas appréciée des villageois. Et elle avait comme l'impression que Baptiste Vittoz avait été contraint par son épouse à vendre le chalet...

Ce texte a été rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture Une photo, quelques mots n°250 initié par Leiloona. Il n'est pas libre de droits. La photo est de Valentine Goby et n'est pas libre de droits non plus.

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