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09/04/2017

Les dimanches poétiques (197)

"Recevoir ces diapositives m'a rappelé les leçons que m'a enseignées le pôle Sud. Je ne sais toujours pas quel usage faire de cette sagesse. Peut-être en fin de compte n'ai-je rien appris qui puisse m'aider à vivre. Et que sais-je de la mort, alors que celle de ma mère plane constamment en suspens au-dessus de moi telle une ombre menaçante? Depuis l'Antarctique, je n'ai fait qu'attendre. Je n'ai pas eu le courage de vivre, par crainte de nouvelles blessures. Quand la confiance est brisée, difficile de la retrouver."

Karen VIGGERS La mémoire des embruns

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06/04/2017

Balade en ville

Une balade en ville, c'est oublier le temps, ou le prendre. C'est regarder les vitrines d'un œil, regarder des produits sans l'intention de les acheter. C'est humer les odeurs de bitume, les parfums de passants que l'on croise. On a les sens en éveil. Les rayons du soleil jouent sur les façades et se disputent le ciel avec les nuages. Une balade en ville au printemps, ce sont les oiseaux qui gazouillent gaiment, les branches des arbres qui se parent de vert tendre. L'air est léger.

Dans la grosse ville toute proche, le centre-ville est, pour une bonne partie, piétonnier. Les gens cheminent nonchalamment, le nez en l'air et les mains dans les poches. Ils oublient leur téléphone portable qui sert uniquement à prendre des photos pour immortaliser le renouveau de la vie après l'hiver gris, lourd de vent et de pluie. Le temps d'un après-midi, ils laissent de côté les petits tracas du quotidien. Ils ont appuyé sur pause. C'est le moment de souffler. Les belles éclaircies permettent de s'installer en terrasse et de profiter d'une lux-thérapie gratis.

Se balader en ville, c'est traîner un peu avant de rentrer. On ne regarde surtout pas sa montre. Ou si, juste pour avoir le plaisir de dire: "Ah, il est cette heure-là... On a le temps!" Et on repart explorer des rues dans lesquelles on était pas passés depuis longtemps.

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05/04/2017

Revue de lectures #3

Fleurs sauvages de Kimberley FREEMAN: une histoire qui se passe sur deux périodes. La première au début du 20ème siècle. La seconde au début du 21ème siècle. On suit tout d'abord Beattie Blaxland de Glasgow à l'Australie. Puis, on suit sa petite-fille qui elle aussi quitte l'Europe pour l'Australie. Mais les deux femmes partent pour des raisons bien différentes. Deux destins singuliers et deux femmes fortes qui m'ont beaucoup plu.

La Sonate à Bridgetower d'Emmanuel DONGALA: il s'agit ici de redécouvrir un violoniste virtuose complètement oublié. Tout le monde connaît la Sonate à Kreutzer (œuvre qu'il n'a pourtant jamais jouée) mais personne ne sait qu'elle a d'abord été écrite pour un autre violoniste, George Bridgetower. Beethoven avait dédié cette partition à George, musicien mulâtre d'exception, ovationné à Paris, Londres et Vienne. Cependant, suite à une brouille à propos d'une femme dont Beethoven était éperdument amoureux, il la dédia à Kreutzer, lequel la trouva trop complexe pour l'interpréter. Un roman pour les amoureux de la musique!

Sur les chemins noirs de Sylvain TESSON: les médecins lui avaient dit qu'il ne remarcherait probablement pas et que la rééducation prendrait des mois. La rééducation, Sylvain Tesson a décidé de la faire à sa façon, en entreprenant la traversée de la France par les chemins noirs, tracés en tout petit sur les cartes. Après une chute qui lui a brisé les os et l'a en partie défiguré, Sylvain Tesson nous raconte ce chemin de la reconstruction physique et morale, puisant au plus profond de lui-même pour effectuer chaque nouveau pas. On y découvre un homme meurtri mais aussi  le portrait d'une France hyper-rurale qu'on ne soupçonne pas, cachée au fond des bois, au détour d'une colline, ou bien à l'encoignure de prairies. Tout cela écrit dans un joli français.

02/04/2017

Les dimanches en photo (80)

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01/04/2017

Rendez-vous au sous-sol

Sarah n'aurait jamais dû accepter ce rendez-vous aussi tardif et qui plus est dans un sous-sol. Lorsqu'elle avait appelé Baptiste Vittoz pour lui parler des courriers qu'elle avait trouvés sur la table de berger il avait paru embêté. Elle avait prétexté une affaire à traiter à Annecy pour pouvoir lui rapporter. De son côté, il avait prétexté une partie de squash pour lui donner rendez-vous dans le sous-sol des salles de sport. L'endroit était peu éclairé. Peu de chances que quelqu'un le reconnaisse avec une femme qui n'était pas la sienne. Si son épouse apprenait qu'il avait passé un moment avec une inconnue, l'ambiance serait pourrie pendant tout le week-end. Déjà qu'en temps ordinaire les échanges n'étaient pas très chaleureux entre eux, pas la peine d'envenimer davantage les choses.

Quelques hommes passèrent près de Sarah, lui jetant un regard en coin, un sourire affamé sur les lèvres. Un frisson lui parcourrut l'échine. Elle ne voulait pas servir de gibier à ces mâles musculeux soucieux d'affirmer leur sex-appeal auprès de leurs congénères. Elle ne se sentait pas bien. Son estomac se tordait dans tous les sens et son diaphragme restait contracté. Toujours pas de Baptiste Vittoz en vue. Combien de temps durait cette fichue partie de squash?! Et sa tenue n'était vraiment pas adaptée à un rendez-vous dans un sous-sol. Un style sportswear aurait été plus approprié. Elle avait pensé un instant s'enfuir mais elle voulait éclaircir le mystère autour de ces cartes signées Simon. Les habitants du village n'avaient pas été très bavards sur le sujet. Sarah était une étrangère et on n'aimait pas à Combloux que les étrangers fouillent le passé...

Textes précédents: N°3, N°4, N°5, N°6

Ce texte a été écrit dans le cadre de l'atelier d'écriture n°261 Une photo, quelques mots initié par Leiloona. Il n'est pas libre de droits. La photo est de Kot. Elle n'est pas libre de droits non plus.

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31/03/2017

Mars en quelques mots #6

Un candidat qu'on assassine // Manger de la purée de cacahuètes en regardant la télé. Vite finir le pot et se jurer de ne pas en racheter de si tôt! // Queen Mum dubitative quant aux choix vestimentaires et capillaires de la journaliste politique Nathalie Saint-Cricq // Des éclairs de chaleur en plein mois de mars... No comment! // Un écureuil traversant la route à sauts élégants. Et écraser la pédale de frein pour ne pas l'aplatir... // Vouloir se remettre en selle // La Californie à ma porte // Anthropocene penguins - le réchauffement climatique vu par l'artiste Dominique Vervisch // Un week-end sans télé c'est le pied! // Essayer de vaincre ses peurs // Se promener en bord de mer quand d'autres arpentent les allées du Salon du livre // Les caresses du soleil et le vent qui joue délicatement avec mes cheveux // Profiter. Boire son café sur la terrasse // A new coffee machine. Welcome home Tassimo! // Aller à la salle de sport du coin se renseigner sur les différentes formules et y croiser un chirurgien... // Manger des pommes. An apple a day keeps the doctor away // Nu-pieds et t-shirt. Ca fait du bien!

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26/03/2017

Les dimanches poétiques (196)

"Les plus belles choses voient le jour quand on ose faire ce qui nous tient à cœur."

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