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06/08/2013

La dernière conquête du major Pettigrew - H. SIMONSON

livres,littérature,angleterre,helen simonson,actu,actualitéQuand le major Pettigrew, homme à la retraite dont la femme est décédée il y a quelques années et dont le frère vient de mourir subitement, s'amourrache de la Pakistanaise tenant l'épicerie d'Edgecombe St Mary, ça fait parler les gens. Dans la bonne société de ce petit village anglais, on est un peu outré. Les préjugés sur les gens de couleur n'ont pas disparu. Alors quand le major décide d'aller au bal de son club accompagné de Mme Ali ça fait vraiment jaser. Non seulement ses amis, mais aussi son fils Roger, ayant un super job à Londres et vivant avec une belle américaine tout aussi douée que lui en affaires. Le dit Roger pense que dans la vie tout se négocie, y compris les sentiments. Mais il va apprendre à ses dépens (après avoir bien ennuyé son paternel) que l'amour a ses raisons que la raison ne connaît pas...

Outre les préjugés, il faut aussi s'accommoder des différences culturelles et c'est loin d'être simple. Dans les familles Pakistanaises, les femmes décident rarement elles-même de leur destin. Sans parler de la religion qui vient compliquer les choses. Nos deux sexagénaires arriveront-ils à s'aimer? Le poids de leurs vécus respectifs et le regard des autres ne pèseront-ils pas plus lourds que leur attachement?

J'avais lu de très bonnes critiques sur ce livre. Ce n'est pas le coup de coeur que j'espérais mais ce fut une lecture très sympathique. Helen Simonson a beaucoup d'humour, elle rend très bien les réflexions des personnages et donne une image très détaillée des situations. J'ai en revanche trouvé qu'il y avait beaucoup trop de personnages. Je n'en ai pas retenu la moitié. J'ai aussi trouvé qu'il y avait quelques longueurs au milieu du livre. Ceci étant dit, j'ai quand même passé un bon moment avec le major et Mme Ali.

La dernière conquête du major Pettigrew - Helen SIMONSON - 2013

20/05/2013

Une place à prendre - J. K. ROWLING

livres,littérature,angleterre,j k rowling,actu,actualitéQu'est-ce que je pourrais vous dire de ce livre... Et bien que l'histoire m'a plu mais aussi que j'ai trouvé ce livre beaucoup trop long. Il y a en gros deux cents pages de trop. J. K. Rowling prend son temps. Trop. Si la longueur des Harry Potter ne pose pas de problème vu la quantité de rebondissements, je trouve ici le nombre de pages exagéré. J'ai eu beaucoup de mal à le terminer et j'ai dû lire un ou deux autres livres entre temps car j'avais envie d'autre chose.

L'histoire se déroule à Pagford, petite bourgade tranquille à première vue. Elle est limitrophe de Yarvil, une ville à laquelle elle aimerait bien refourguer le quartier des Champs, quartier défavorisé s'il en est, où le chômage bat des records, et où les trafics en tout genre vont bon train. Les Champs coûtent de l'argent aux habitants de Pagford et ceux-ci, du moins une partie d'entre eux, avec à leur tête Howard Mollison, n'ont plus envie de payer pour la "racaille". Et le projet de Mollison est en passe d'aboutir vu que son principal opposant au Conseil paroissial, Barry Fairbrother, vient de décéder d'un accident vasculaire cérébral.

Une élection doit avoir lieu au sein du fameux conseil et Mollison espère bien y placer son fils Miles. Simon Price désire lui aussi se présenter, ainsi que Colin Wall, proviseur adjoint du lycée Winterdown. Mais tout ce petit monde, ainsi que Parminder Jawanda, conseillère paroissiale, va devoir faire face au Fantôme de Barry Fairbrother qui sévit sur le site du conseil. Un fantôme qui connaît tous leurs travers et qui va en quelque sorte se venger d'eux...

Rancoeurs, coups bas et jalousies vont être leur lot quotidien mais leurs pires ennemis vont se révéler être ceux qu'ils soupçonnent le moins. Chaque personne a une part d'ombre et il suffit de peu pour déclencher une crise.

Même si j'ai trouvé le livre trop long, je trouve que les portraits sont bien fouillés, aussi bien psychologiquement que physiquement. Puis les pages fourmillent de détails matériels et colorés. Dommage vraiment que l'histoire ne soit pas plus rythmée.

Une place à prendre - J. K. ROWLING - Ed. Grasset - 2012

09/05/2013

Le Diable vit à la campagne - R. JOHNSON

livres,littérature,rachel johnson,angleterre,dorset,actu,actualitéRappelez-vous. En 2010 Rachel Johnson nous livrait un roman de chick-lit sur le petit monde de Notting Hill, ses potins, et ses petites trahisons. Elle a fait une suite et cette fois-ci, le diable est à la campagne. Mimi Malone, le personnage central, s'est installée à Home Farm dans le Dorset. Ses voisins et amis sont tout aussi fortunés que ceux qu'elle avait à Londres et elle va même croiser la duchesse de Cornouailles à un mariage.

Il est toujours question de jalousies et de petites rancoeurs sur fond de sexe et d'argent, et les rebondissements, comme dans le premier opus, sont très nombreux. Le passe-temps favori de ces dames est de savoir qui va coucher avec qui, et de trouver le moyen d'épater les voisins. Bref, une intrigue sans grand intérêt.

Ce roman se lit facilement et j'ai souri à certains passages mais avouons-le tout-de-go, ce n'est pas de la grande littérature. Divertissant mais voilà, ce n'est franchement pas le livre du siècle. Sans parler qu'il y a un nombre incalculable de coquilles. Soit des mots sont employés à mauvais escient, soit les mots de liaison sont oubliés. Je ne sais pas si c'est dû aux traducteurs ou bien si c'est la maison d'édition qui a fait les fautes au moment de la mise en page, mais c'est vraiment désagréable.

Le Diable vit à la campagne - Rachel JOHNSON - Ed. France Loisirs/Piment - 2012

21/04/2013

Les dimanches en photo (41)

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06/07/2012

Quelqu'un savait

L'étang recouvert de glace donnait un aspect de quiétude au paysage. Jamie était arrivé jusque-là en passant par les champs. La neige étendait son blanc manteau au-delà de l'horizon. L'hiver était rude. Lorsqu'il arriva à proximité du manoir il aperçu une ombre qui s'escampait vers le taillis. Une ombre qui sortait vraisemblablement de la bâtisse. Jamie se mit à courrir après l'inconnu mais ne parvint pas à le rattraper. Quand il comprit qu'il ne réussirait pas à l'arrêter, il fit demi-tour, essouflé, et se dirigea vers la maison. La girouette était secouée par le vent et tournait comme une folle. Il lui semblait par ailleurs entendre la clochette de la porte d'entrée, retentissant comme une plainte sous les bourrasques écossaises.

Quelqu'un s'était visiblement introduit dans le manoir. Jamie tenait à peine sur ses quilles, son coeur battait vite. Il avança prudemment dans le corridor. Toutes les pièces étaient fermées sauf une où scintillait une petite lumière. On avait allumé un quinquet. La clé de l'énigme se trouvait donc là. Jamie entra dans la pièce sur la pointe des pieds en retenant sa respiration. Aucun bruit si ce n'est le gémissement de la clochette qui lui parvenait du dehors. L'intrus avait été dérangé ou bien effrayé par les accents de la tempête. Le quinquet, posé sur un bureau, éclairait plusieurs livres restés ouverts. Le premier donnait toutes les indications nécessaires à l'élevage des abeilles. Le second, aux enluminures extraordinaires, relatait l'épopée de Guillaume le Conquérant. Le troisième fut celui qui retint le plus son attention. Il s'agissait d'un registre répertoriant les musiciens ayant vécu au XIXème siècle. Un nom avait été rajouté à la main avec une date de naissance mais sans date de décès. Quelqu'un savait. Jamie arracha soigneusement la page et la glissa dans la poche intérieure de sa veste.

Au même moment à Londres, dans le quartier de Clerkenwell, un quintette jouait quelques standards américains. Les musiciens, dont trois devaient dépasser facilement le quintal, semblaient se regarder en chien de faïence. Peter, installé devant le zinc, ne les quittait pas des yeux. Il était à peu près certain que le concert allait se terminer en pugilat. La querelle se déclencha à cause de quelques quolibets au sujet d'une danseuse. Les grivoiseries n'étaient pas du goût du contrebassiste qui lâcha son instrument pour aller asséner un uppercut au saxophoniste, lequel continua à railler son camarade malgré ses quenottes éparpillées sur le sol. La danseuse en question, assise au bar non loin de Peter, était plutôt quelconque et ne valait sûrement pas un coup de poing. Les deux musiciens, persévérant dans le ridicule, furent finalement mis à la porte. Le quintette se transforma en trio et les conversations reprirent de part et d'autre de la salle.  

Peter avait du mal à digérer les quenelles de poulet et le quinoa qu'il avait noyés sous une quantité ineffable de sauce à la crème. Il avait hésité avec le quasi de veau. C'aurait peut-être été plus digeste. Il commanda une eau pétillante au barman qui le prit pour le petit ami de la danseuse. Ce quiproquo fut l'opportunité qu'il attendait pour questionner le serveur sur les musiciens qui se produisaient dans le bar et notamment les violonistes. Il lui expliqua que les concerts faisaient l'objet de quotas et que l'établissement ne pouvait pas accueillir plus de trois fois par mois le même musicien. Peter le questionna plus précisément sur les gauchers et si parmi eux il y en avait un qui avait retenu particulièrement son attention. Le serveur répondit que Jeremy Swanton était sans aucun doute la quintessence de la virtuosité. Il n'avait jamais vu quelqu'un faire vibrer aussi subtilement les cordes d'un violon. Le barman commençait à trouver ce client bien curieux et attendait un signal pour aller quérir l'eau gazeuse. Peter, qui venait de faire un grand pas dans son enquête, cessa de l'ennuyer avec ses questions. Oui, il venait de faire un pas de géant. Il faudrait maintenant qu'il explore du côté du musée de la musique.

Dehors le ciel était bas et la neige tombait sans discontinuer. Les gens qu'il croisa sur le chemin du retour étaient tellement emmitouflés qu'il avait peine à dire s'il s'agissait d'hommes ou de femmes. Le gel lui mordait les joues. Alors qu'il s'engouffrait dans la bouche de métro il repensa à la canicule de l'été dernier en Egypte et aux palmiers qui s'étendaient sur le bord du Nil. Une merveilleuse croisière avec Victoria pour lui tout seul. 

Ce texte a été rédigé pour l'édition 71 du jeu Des mots, une histoire initié par Olivia couplé avec les Plumes de l'été (Q) mises en place par Asphodèle. Il n'est pas libre de droits, la photo non plus.

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30/03/2012

En route vers Aberdeen

"All the colours of the rainbow hidden' neath my skin..." Victoria écoutait en boucle Kaleidoscope Heart, le dernier album de Sara Bareilles. Elle avait emporté le CD pour pouvoir le mettre dans la voiture louée à l'aéroport d'Edimbourg pour se rendre à Aberdeen. Un incident s'était produit sur une plateforme du groupe Total à quelques miles seulement des côtes et ça menaçait d'exploser. Les Ecossais redoutaient le pire, surtout qu'il y avait déjà eu un précédent qui avait fait plus d'une centaine de morts.

Victoria jura comme un charetier! Sa canette de Sprite venait de se renverser sur ses genoux. Une myriade de bulles avaient bondi de la boîte en ferraille pour s'étaler sur son jean qui lui collait maintenant à la peau. Surprise par la fraîcheur de la boisson elle avait failli aller dans le décor. Les pneus de la voiture avaient mordu le trottoir. Victoria avait fermé les paupières un instant en pensant très fort à Saint Christophe et - par on ne sait quel miracle - la voiture était revenue sur la chaussée.

Sa soif n'était pas étanchée et elle n'avait pas le temps de s'arrêter pour sortir un pantalon propre de la valise. Elle allait devoir faire toute la route avec son jean poisseux. La canette, vide, gisait à ses pieds. Depuis le début de la semaine Victoria avait joué de malchance. Le lundi elle avait manqué la conférence de presse sur le vol d'icônes à St Margaret's Church. Par étourderie elle avait noté la conférence au lundi suivant. Et le mercredi, le médecin avec lequel elle avait rendez-vous s'était fait porter pâle pour cause de fièvre.

Puis, elle n'avait pas beaucoup vu Peter. Il restait cloîtré chez lui, compulsant toutes sortes de livres à la recherche de la moindre info sur les grenouilles "silencieuses" et les astuces des animaux pour se fondre dans la nature. Il s'intéressait aussi au savoir-vivre des grands de ce monde. Aucun rapport entre les deux mais Peter avait coutume de commencer plusieurs histoires en même temps et quand il n'avançait plus dans l'un de ses écrits, il en reprenait un autre.

Victoria filait maintenant à travers la campagne. De mornes plaines s'étendaient à perte de vue de part et d'autre de la route. Il lui restait une centaine de kilomètres à parcourir pour rejoindre Aberdeen.

Ce texte a été rédigé pour l'édition 51 du jeu Des mots, une histoire initié par Olivia. Il n'est pas libre de droits, la photo non plus.  

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06/01/2012

Le mois anglais {3}

Quand je pense à l'Angleterre, certaines images me viennent instantanément à l'esprit. C'est un peu comme lorsque l'on évoque Paris, on pense tout d'abord à la Tour Eiffel, même si, bien sûr, Paris ce n'est pas que la Tour Eiffel.

L'Angleterre c'est pour moi un mélange d'histoires lues, de lieux, de traditions et de personnages. L'une des images qui me vient à l'esprit quand je pense à ce pays c'est Big Ben et Parliament House. Vous savez, une de ces vues depuis la Tamise que l'on a tous en mémoire.

Je ne peux par ailleurs pas penser à l'Angleterre sans penser à la famille royale. C'est l'identité du pays, un certain ordre établi (bien qu'elle n'ait plus aucun pouvoir), de la romance et d'une certaine façon, un peu de rêve.

Mais l'Angleterre c'est aussi pour moi le rituel du thé, les pubs, le fair-play, le flegme, les scones, le porridge, la marmelade... mais également des personnages illustres tels que la reine Victoria, Winston Churchill ou encore Jeremy Brett.

C'est tout ça à la fois et a way of life!

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