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22/01/2017

Flâner dans une librairie

Cela faisait longtemps que je n'avais pas franchi le seuil d'une librairie. Et quel bonheur! Je ne peux pas expliquer pourquoi je me sens aussi bien au milieu des livres. Des titres qui résonnent dans mon esprit, des couvertures accrocheuses, des histoires sombres, gaies ou fantastiques qui me font de l'œil... Une librairie c'est une fenêtre ouverte sur le monde. Le monde réel mais aussi le monde imaginaire. Une fenêtre ouverte sur des milliers de vies possibles. Des milliers d'options pour s'éloigner un peu du quotidien, rencontrer des femmes et des hommes de papier, vivre de nouvelles aventures... Quand j'entre dans une librairie tous ces mots enfermés dans les ouvrages qui m'entourent me donnent une énergie incroyable.

Et je me rends compte que cela faisait trop longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans une librairie. J'en suis ressortie non pas avec deux romans, mais avec deux essais. Je voulais lire depuis un moment Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson, récit de sa reconstruction et sa volonté de remarcher après une terrible chute alors qu'il escaladait un mur. Le deuxième ouvrage est signé Michel Houellebecq, En présence de Schopenhauer. Un essai dans lequel il évoque sa rencontre avec les textes de Schopenhauer et dans lequel il analyse certains passages. Je n'ai jamais rien lu de Houellebecq (si, si, je vous assure) et je me disais qu'un essai était peut-être une bonne entrée en matière et faire connaissance avec cet auteur. J'en reparlerai très certainement sur ce blog très prochainement.

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20/01/2017

L'étrangère des Edelweiss

Le soleil semblait comme emprisonné dans la brume mais cela donnait un aspect magique au paysage. Sarah s'était arrêtée pour contempler l'horizon. La vallée était bouchée mais à Combloux le ciel était étonnamment clair. Il devait donc faire beau à Megève. A l'automne les touristes étaient peu nombreux et cela plaisait à Sarah. Elle pouvait profiter pleinement des chemins de randonnée et descendre faire ses courses à pied sans manquer se faire renverser par un gros 4X4.

Elle appela Toby et l'enferma dans la cuisine avant de fermer la porte d'entrée à clé. Puis, elle se dirigea vers le cœur du village, situé en contre-bas. Elle descendait environ deux fois par semaine. Une fois à pied, pour acheter les produits frais qui lui manquaient. Et une fois en voiture, pour faire un gros plein et rapporter tout ce qui était volumineux et qu'elle ne pouvait pas remonter à bout de bras. Aller à pied au village lui permettait aussi de faire un peu d'exercice. Quand elle avait un roman en chantier, elle faisait moins de balades avec son chien même si ces escapades lui insufflaient bien souvent des idées pour avancer dans la rédaction de sa prose.

Elle mit une demi-heure pour atteindre le centre. Elle ne s'était pas pressée, s'arrêtant régulièrement pour admirer les montagnes environnantes et faire quelques photos avec son mobile. L'air était frais mais il n'avait pas gelé. L'herbe était gorgée de rosée. Les arbres, dénudés, faisaient peine à voir. Seules quelques feuilles tenaient encore par miracle sur les branches mais elles seraient emportées à coup sûr par le premier coup de vent.

Lorsqu'elle entra chez le crémier Sarah sentit les regards se poser sur elle. Le patron et les deux clients qui se trouvaient dans la boutique la dévisagèrent de la tête aux pieds. Elle se pencha pour scruter la vitrine, faisant mine de ne pas avoir remarqué les regards insistants. Elle se sentait comme une étrangère dans le village. Cela faisait tout juste trois mois qu'elle habitait Combloux et elle ne connaissait pas grand monde. C'était la basse saison. A chaque fois qu'elle franchissait la porte d'un magasin, on la regardait bizarrement. Elle sentait qu'elle n'avait pas encore été acceptée par les habitants. De plus, son accent traînant ne faisait aucun doute sur ses origines. Beaucoup se demandait ce qu'était venue chercher une jeune femme Suisse en Haute-Savoie. Puis, le crémier ayant terminé avec les deux autres clients, il s'enquit de ce qu'elle voulait acheter.

- Vous désirez?

- Un morceau d'abondance, s'il vous plaît.  

- Vous habitez le village?... Ce n'est pas la première fois qu'on vous voie... 

- Oui. Depuis trois mois, répondit Sarah, surprise qu'un commerçant entame la conversation avec elle. Ils étaient plutôt du genre taiseux dans la coin et à mener leur petite enquête en douce.  

- Vous habitez dans le centre?

- Non, dans un chalet un peu excentré.

- Ah! c'est pas vous qu'avez racheté la bicoque à Pierrot? Les Edelweiss?

- Oui, oui, c'est ça.

- Un brave bonhomme le Pierrot. C'était à se douter que son fils garderait pas le chalet. Sa femme l'a jamais aimé. Elle le trouvait trop loin du centre. Madame est habituée à avoir tout sous la main à Annecy et préfère pavaner à Megève.

- Effectivement, j'ai racheté le chalet à Baptiste Vittoz, lança Sarah en espérant obtenir plus d'infos sur la vie passée du chalet et de ses habitants.  

- Un brave garçon, comme son père. Il vient nous rendre visite de temps en temps quand sa femme fait les boutiques chez les riches.

Sarah n'avait jamais vu la femme du fils, mais elle sentait qu'elle n'était pas appréciée des villageois. Et elle avait comme l'impression que Baptiste Vittoz avait été contraint par son épouse à vendre le chalet...

Ce texte a été rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture Une photo, quelques mots n°250 initié par Leiloona. Il n'est pas libre de droits. La photo est de Valentine Goby et n'est pas libre de droits non plus.

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05/01/2017

Happy New Year my dears!

Voilà, nous sommes en 2017. Je vous souhaite à tous de belles rencontres, de beaux moments de joie, d'inoubliables découvertes culturelles, de nombreux bonheurs, et de l'amour, beaucoup d'amour.

Cette année je ne suis pas décidée à prendre de bonnes résolutions. Ou peut-être si, une, à savoir lâcher-prise. Si les gens m'aiment, tant mieux, si les gens ne m'aiment pas, et bien tant pis. Envie d'être moi, de ne pas agir pour plaire aux autres. Me "montrer" davantage aussi et balayer toutes les peurs qui peuvent me hanter.

Et vous, avez-vous pris quelques résolutions pour cette nouvelle année?

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31/12/2016

Décembre en quelques mots #3

Sourire en entendant Modern Talking après une journée de m... // Manger du pop-corn au ciné. (Et me dire que ça a dû casser les oreilles des quelques spectateurs dans la salle...) // Une gaufre croustillante à souhait // Christmas market. Places and sidewalks overcrowded // Rêver de voyage en scrutant la vitrine du traiteur italien // Installer le sapin et les décorations // De nouvelles montures. Rouges. (Autant qu'on les voit!) // Hommage aux anciens combattants et victimes de guerre et un petit tour à la Préfecture de l'Eure // Les ronrons du chat // Un brut millésimé pour finir l'année // Un joli petit pull bleu nuit // The sound of Music. In love!

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25/12/2016

Les dimanches poétiques (192)

"You can't marry someone when you're... in love with someone else."

Réplique du capitaine von Trapp dans la Mélodie du bonheur lorsqu'il explique à Maria pourquoi il a rompu ses fiançailles avec la baronne Schraeder. C'est à ce moment que la jeune Maria comprend que le capitaine partage les sentiments qu'elle éprouve à son égard. (J'aime les films à l'eau de rose parce que ça se termine toujours bien à la fin...)

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Christopher Plummer (Georg von Trapp) et Julie Andrews (Maria)

11/12/2016

Christmas is coming

Après un petit tour au marché de Noël, voici venue l'heure d'installer le sapin et les décorations. Rêve en rouge et doré... 

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30/11/2016

Novembre en quelques mots #2

Des hauts et des bas. Plus de bas que de hauts // Pas de jours fériés // Ken et Barbie à la maison Blanche en janvier prochain... (Rire jaune.) // Too much and there's no way to paradise // Trop de grains de sable qui enrayent le quotidien. Minant! // Se laisser marcher une fois de plus sur les pieds // "Oh! J'aimerais tant que tu te souviennes Des jours heureux où nous étions amis En ce temps-là la vie était plus belle Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Les souvenirs et les regrets aussi..." // Fascinée par les gens qui passent des heures devant  une machine à sous // Apprendre que la cravate a été créée pour tenir chaud // L'ouverture du secrétariat du Père Noël à Libourne. (Je fais une liste ou j'envoie un dessin?) // Pleurer en regardant la Gifle un après-midi // Être trop fatiguée pour aller au ciné // Feuilleter le magazine Saveurs à la recherche de recettes pour les fêtes. (Et avoir déjà commencé à acheter les cadeaux!) // La nostalgie des trams

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