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01/09/2017

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - H. LEE

livres,littérature,lecture,littérature américaine,prix pulitzer,pulitzer,harper lee,ne tirez pas sur l'oiseau moqueur,états-unis,actu,actualitéJ'avais reçu ce livre dans le cadre du swap American Sixties il y a de cela quelques années et il m'attendait sagement sur une étagère. Il attendait surtout que je me décide à le considérer et à me dire qu'il était temps de le lire.

Début mai je rédigeai un post dans lequel j'évoquai mon objectif de faire descendre ma PAL significativement d'ici le 31 décembre. Mais comme j'aime bien compliquer les choses, je me suis lancé un  challenge supplémentaire, à savoir lire quelques gros morceaux de la littérature qui prennent racine sur mes étagères... Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur faisait partie de ma petite liste à éjecter de la PAL. Mais ce n'était pas gagné. Pour tout vous avouer, je lis rarement des ouvrages dont les personnages principaux sont des enfants ou des adolescents. Et quand je l'ai commencé, je me suis dit "ouh la la, elle va être longue, cette lecture". Puis, les pages allant, je me suis attachée à Jean Louise (dite Scout) et à son frère Jeremy. Tous les deux vivent à Maycomb, petite localité de l'Alabama. L'histoire se déroule au début du 20ème siècle. Scout, qui a grandi, raconte son enfance dans un état où la parole des Blancs faisait foi. Elle jette un regard sur son passé, sur les événements qui l'ont marqué: la peur de passer devant la maison de Boo Radley, les étés passés à jouer avec Dill, l'ennui à l'école, l'incendie de la maison de sa voisine, et cette vilaine histoire de viol, dont le vrai coupable ne fut pas condamné parce qu'il était blanc... Tous ces événements sont imbriqués et donnent un merveilleux roman initiatique. Et au final, j'ai beaucoup aimé cette histoire, quittant à regret mes deux protagonistes.

Ce roman, le seul qu'ait écrit Harper Lee, a connu un succès mondial. Il a reçu le prix Pulitzer en 1962 et est étudié dans les écoles et les lycées américains. Je ne saurais que trop vous le recommander!

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper LEE - Ed. LGF / Le Livre de Poche - 2009

04/11/2012

Réflexion du dimanche (2)

Depuis quelques jours je me demande si je n'habite pas aux Etats-Unis. On entend parler que de ce pays qui autorise entre autres la peine de mort et le port d'armes de poing, et qui au passage méprise totalement les étrangers. Certes un terrible ouragan s'est abattu sur la côte est des Etats-Unis et les américains votent prochainement pour élire leur président mais il y a aussi des millions de gens qui meurent de faim à travers le monde et qui n'ont pas accès à l'eau potable.

Payer 2 euros de plus la redevance audiovisuelle (sans compter la hausse votée par les députés dernièrement) pour que des journalistes aillent se faire mousser aux States ça me fait un peu mal! Quand il y a une élection présidentielle en Russie les journalistes français sont moins prompts à prendre l'avion pour aller y faire des éditions spéciales! Je me demande si je ne gagnerais pas à revendre mon écran plat...

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06/06/2012

Diary - Ch. PALAHNIUK

livres,littérature,check palahniuk,états-unis,actu,actualitéC'est une histoire vraiment époustouflante. Une histoire envoûtante où l'impossible devient possible. Elle nous est présentée sous forme de journal intime mais on ne devine pas tout de suite qui le rédige. Chuck Palahniuk est sans conteste l'un des maîtres du suspense. 

Misty Marie Kleinman vit à Waytansea Island. Elle travaille  comme serveuse dans le seul et unique hôtel de l'île. Elle est mariée à Peter Wilmot. Ils ont une fille de 13 ans, Tabbi. Misty s'est mise à la boisson. Elle n'est pas toujours très fraîche au boulot mais il faut bien ramener de quoi faire vivre la maison. Surtout depuis que Peter a fait une tentative de suicide. Elle l'a retrouvé dans le garage, enfermé dans la voiture et inhalant des gaz d'échappement.

Misty n'est pas originaire de l'île. Elle a suivi son mari qu'elle a rencontré dans une école d'Art. Ils étaient tous les deux étudiants et prometteurs, surtout Misty. Mais sur l'île elle a arrêté peu à peu de peindre.

Waytansea Island est un endroit agréable où il fait bon vivre mais envahi par les touristes. La population locale ne voit pas d'un très bon oeil l'arrivée des estivants. Sans le savoir, Misty va se retrouver au centre d'un vaste complot destiné à faire fuir les touristes mais qui doit rapporter beaucoup d'argent aux autochtones. Et la condition sine qua non, c'est que Misty se remette à la peinture. Tous les moyens vont être employés pour qu'elle peigne sans cesse. Des moyens pour le moins discutables...

J'ai beaucoup aimé le style de Chuck Palahniuk dans la version originale. Si j'avais lu ce livre en français, je suis à peu près certaine que le style m'aurait tapé sur les nerfs puisqu'il y a beaucoup de répétitions. (Comme quoi l'exercice de traduction n'est jamais simple.) C'est parfois un peu trash mais c'est tout à fait en accord avec l'histoire qui est quand même assez dingue. Je pense que je lirai d'autres livres de cet auteur.

Le point positif de cette lecture, c'est qu'elle m'a permis d'enrichir mon vocabulaire anglais et d'imprimer quelques tournures de phrases. Pour la prochaine lecture en anglais, j'aimerais bien "Major Pettigrew's Last Stand" d'Helen Simonson mais il coûte quand même 16,26$ et je ne suis pas certaine de le trouver à la librairie du coin...

Diary - Chuck PALAHNIUK - Ed. Random House / Anchor Books - 2003

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Ce challenge s'arrêtait normalement le 6 mai mais on n'est plus à un mois près. Donc je comptabilise cette lecture.

Objectif 2/1

13/05/2012

Dire son nom - F. GOLDMAN (abandon)

9782267022063[1].gifJ'abandonne. Je ne suis pas coûtumière du fait mais ce n'est vraiment plus possible. "Dire son nom" ne m'emballe pas du tout. C'est beaucoup trop lyrique à mon goût et j'ai la désagréable sensation de tourner en rond. Je renonce donc à la page 66. L'auteur, un Américain, n'en saura rien. Quelle importance qu'une petite Française ait aimé ou pas son livre, lui qui doit jouir d'une belle renommée aux Etats-Unis vu les éloges dithyrambiques qui figurent sur la quatrième de couverture.

Il ne s'agit pas là d'une biographie bien que ce roman tourne autour d'une partie de sa vie. Le sujet en est sa femme, Aura, morte noyée en 2007. Il raconte leur rencontre, les habitudes d'étudiante d'Aura, ses particularités de Mexicaine, leur vie commune, tout ça d'une manière assez désordonnée et qui ne mène nulle part. J'ai ressenti ce livre comme une sorte de roman "thérapeutique" où parler de la disparue permet de faire son deuil et de passer (peut-être) à autre chose (encore que je n'en sois pas convaincue). Bref, Francisco Goldman n'a pas réussi à me faire partager sa douleur, à me prendre aux tripes avec son histoire. Il a tout juste réussi à m'ennuyer.

Dire son nom - Francisco GOLDMAN - Ed. Christian Bourgeois - 2011

14/03/2011

La maison de tante Jane

textes originaux, écriture, littérature, vacances, journal intime, états-unis, angleterre, famille, actu, actualité18 août

David nous a rejoint hier. Tante Jane est heureuse de nous avoir auprès d'elle. Elle est aux petits soins avec nous. Le matin le petit déjeuner est prêt quand on descend. Ca sent le thé dans toute la maison et il y a plein de marmelades qu'elle fait venir spécialement d'Angleterre. Elle est restée un fidèle sujet de sa Majesté de l'autre côté de l'Atlantique. Toutes les pièces rappellent qu'elle a vécu un jour en Grande Bretagne. Si elle n'avait pas rencontré cet aventurier d'Harry elle serait sans aucun doute restée à Brighton & Hove.

Elle a toujours aimé la mer. Ici, à Plum Island, elle habite juste à côté du phare de White Page. Mr Delogan a bien voulu qu'on aille y faire un tour l'autre jour avec Cécilia et tante Jane. Il nous a filé les clés. Les murs sont décrépis et l'escalier est en mauvais état. A deux reprises j'ai cassé une planche et j'ai bien failli me fracturer le pied droit. Je n'ai pas la souplesse ni la légèreté de ma soeur. Je n'ai pas le même âge non plus.

De là-haut on pouvait apercevoir Newburyport. Le ciel était dégagé, d'un bleu azur. Une petite brise frisait l'océan. La maison, vue de là-haut, donnait l'impression d'une cabane. Une jolie cabane où chacun a son espace, où je peux m'isoler pour écrire. J'ai déjà rédigé deux nouvelles. John m'avait demandé de faire autre chose. Il voulait un thriller ou de la SF. Et puis quoi encore! Je lui ai répondu que ce serait des nouvelles. A prendre ou à laisser. Il a finalement accepté.

25 août

Le temps passe vite. J'essaie pourtant de ne pas penser au retour à Londres prévu le 2 septembre. Il faut que je sois rentré pour le Salon international du livre. John compte sur moi pour assurer la promo du roman sorti début juillet. Et les lecteurs veulent leur dédicace. Pas question de les décevoir.

Ce qu'il y a de bien à Plum Island, c'est que personne ne me connaît. Tante Jane n'a pas beaucoup de voisins et le peu qu'il y a n'a jamais entendu parler de moi. Ca facilite les échanges. Les gens n'hésitent pas à venir vers moi ici. J'ai parfois l'impression que la célébrité fait peur. A Londres les lecteurs me reconnaissent quand ils me croisent mais ils n'osent pas m'adresser la parole. J'ai parfois le sentiment d'être un homme à part, mis dans une catégorie d'intouchables.

31 août

Je vais quitter à regrets tante Jane et sa maison si chaleureuse. Les balades matinales le long de la côte sur le sentier menant à la réserve vont me manquer terriblement. Les plantes sauvages, les oiseaux voletant dans un ballet improvisé au-dessus des rochers et exécutant des pirouettes au-dessus de la plage, les pêcheurs du village lançant leurs lignes à quelques distances de la maison... Cela me fait penser que l'oncle Harry était lui aussi pêcheur. Je n'ai jamais vu qu'une seule photo de lui dans la maison: celle posée sur le secrétaire de tante Jane où il est photographié avec un énorme poisson dans les mains.

Tante Jane n'a pas oublié Harry mais elle n'est pas du genre à ressasser le passé. Elle est bien ancrée dans son époque. Parfois je me dis que c'est elle la jeune et nous les vieux. Elle a cinq idées à la minute et des projets pour au moins vingt ans. L'année prochaine elle veut repeindre la façade de la maison et réaménager le living-room. Elle demandera à Mr Delogan. Il amènera son fils Martin, très doué pour la peinture et les petits travaux de bricolage. Ils ont refait la véranda il y a deux ans. Du vrai travail de pro.

1er septembre

J'ai rassemblé mes affaires. Les vêtements sont pliés, les bouquins rangés dans la valise. Tante Jane m'a offert un nouveau carnet de notes dans lequel elle a glissé une photo de la maison. Au verso elle a écrit: "Pour Peter. Affectueusement. Tante Jane". Je pense qu'il sera bien entamé d'ici les prochaines vacances à Plum Island. 

Ce texte a été rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture de Skriban. Il n'est pas libre de droits. (Peinture Edward Hopper) 

19/11/2010

Une Américaine instruite - J. CHEEVER

9782070362110[1].gifCe recueil comprend deux nouvelles. La première s'intitule "Adieu, mon frère". Elle relate les vacances de trois frères, de leur soeur ainsi que de leur mère à Laud's Head. Tout le monde semble apprécier ce séjour d'été mais l'un des frères gâche tout. Il pourrit l'ambiance, ce qui va mettre à vif les nerfs des autres. Il finit par quitter la maison familiale.

La deuxième nouvelle, "Une Américaine instruite", est assez singulière. Une jeune femme, très intelligente et mariée à un homme qui ne l'est pas autant, s'investit tellement dans divers combats qu'elle en perd son enfant. Le plus étonnant dans l'affaire c'est que le narrateur (on ne connaît pas son nom) défend la jeune femme plutôt que le mari dont elle divorce peu de temps après le drame.

L'écriture de John Cheever interpelle, agace parfois. Il décrit avec lucidité la société américaine de son époque. Sa plume est souvent acerbe et il ne choisit pas toujours le parti du plus grand nombre. Un écrivain à découvrir plus en profondeur. J'ai très envie d'ouvrir Les lumières de Bullet Park.

Je remercie Mrs Pepys qui a choisi ce livre pour le Swap American Sixties.

Une Américaine instruite - John CHEEVER - Ed. Gallimard/Folio - 2008

26/09/2010

C'est de l'eau - D. FOSTER WALLACE

9782846262477[1].gifLes éditions du Diable vauvert proposent sous le titre "C'est de l'eau", une allocution de David Foster Wallace, prononcée devant la promotion 2005 de Kenyon College. Le ton y est original mais pas moralisateur ni condescendant.

Il s'agit en quelque sorte d'une réflexion sur la façon "d'apprendre à penser". Ce que Wallace essaie de faire comprendre aux étudiants assis face à lui, c'est qu'il ne suffit pas d'apprendre à penser mais qu'il faut avoir une "perception critique" de soi-même et de ses certitudes.

Le milieu dans lequel nous évoluons nous programme à penser par défaut et à rejeter en bloc ce qui est éloigné de nous. Il dit en quelque sorte aux étudiants de penser autrement et d'imaginer les situations différemment que ce que l'évidence ou l'immédiateté proposent.

"Apprendre à penser signifie bien apprendre à contrôler comment vous pensez et ce que vous pensez, dit-il, ça signifie être assez ouverts pour choisir ce à quoi vous prêtez attention et pour choisir comment  vous construisez le sens à partir de l'expérience."

L'écrivain leur a donné quelques outils pour vivre au quotidien, ouverts au monde. Une belle leçon de vie pleine d'esprit. Une allocution pleine de bon sens que j'aurais aimé entendre au lycée ou pendant mes études supérieures.

Wallace s'est donné la mort le 12 septembre 2008. Il était âgé de 46 ans.

Ce livre a été chroniqué dans le cadre d'un partenariat avec Chroniquesdelarentreelitteraire.com et Ulike.

C'est de l'eau - David FOSTER WALLACE - Ed. Au diable vauvert - 2010