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09/06/2017

Les romans ont-ils du pouvoir?

Je naviguais sur Instagram il y a quelques jours et j'ai découvert sur un compte la Une du 1Hebdo. Y figurait le Bibliothécaire, portrait anthropomorphe d'Arcimboldo, avec un titre pour le moins insolite: Les romans ont-ils du pouvoir? La question m'a interpellée. Est-ce qu'un livre, qui plus est un roman, peut avoir un impact sur le cours des choses, et plus largement, peut changer le cours du monde? Curieuse de savoir comment le sujet avait été traité, je me suis empressée d'acheter le journal.

Les regards croisés de plusieurs auteurs sont proposés. Ainsi, Kamel Daoud explique que selon lui le roman peut avoir un impact que l'on vive en démocratie ou dans une dictature. Il peut changer un esprit en bien ou en mal. Un roman peut être à double tranchant.

Boualem Sansal est lui aussi dans la nuance, jugeant la littérature à la fois inutile et essentielle, dans le sens où elle ne peut rien (et qu'on gaspille des arbres pour imprimer des livres) mais en mettant en avant la centaine de livres qui a transfiguré le monde comme les textes religieux, les grands textes politiques ou linguistiques, et les grands auteurs tels Dostoïevski, Shakespeare, ou encore Dante. Il se désole par ailleurs de l'état de la littérature contemporaine qui, selon lui, dure (pour les meilleurs romans) une saison mais ne propose pas de réels chefs-d'oeuvre.

Un autre regard intéressant est celui de Michel Houellebecq, rapporté par la journaliste Aude Ancelin. Pour l'auteur de Soumission le "roman est toujours ambigu". D'après lui, si l'auteur est bon, "il est d'accord avec tous ses personnages, il plonge dans une espèce de relativisme généralisé". Houellebecq considère qu'un roman ne peut pas changer le monde contrairement à "des propos idéologiques purs, sans personnages, ni complications de ce genre".

Après lecture de presque la totalité des articles je constate que la question est loin d'être tranchée. Mais, comme Carole Martinez (auteure de trois romans dont l'excellent Du domaine des murmures paru chez Gallimard), j'aurais tendance à penser que le roman n'impose rien. Il nous permet simplement d'explorer des possibles, de vivre d'autres vies, d'éprouver une multitude de sentiments, d'émotions et de sensations. C'est par ailleurs un regard sur notre monde, sur la société à un moment T. Il consigne les évolutions de notre temps. Le roman, quoi qu'on en dise, permet de s'ouvrir à l'autre, de réfléchir. Et imperceptiblement, il nous influence. Pas au point de changer le cours du monde, j'en conviens. Mais tout de même. Plutôt que de dire que les romans ont du pouvoir je dirais plutôt qu'ils ont un certain pouvoir.

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17/07/2016

Relever la tête

Le 14 juillet fut une fête, une très belle fête avec défilé des troupes sur les Champs Elysées, un magnifique concert de musique classique retransmis du Champ de Mars et un merveilleux feu d'artifice embrasant la Tour Eiffel. Une très belle fête jusqu'à ce que je voie sur Twitter des messages indiquant aux Niçois de rester cloîtrés chez eux et évoquant un attentat.

J'ai zappé sur les chaînes d'infos en continu pour en savoir plus. Certains parlaient d'une trentaine de morts, d'autres d'une cinquantaine. J'essayais de comprendre ce qui se passait. On ne savait pas bien si l'attentat était terminé ou si les forces de l'ordre étaient toujours à l'œuvre pour arrêter le ou les attaquants. Quelques images montraient par ailleurs des scènes de panique, la foule courant, puis des ambulances stationnées au beau milieu de la Promenade des Anglais. J'ai attendu plus d'infos fiables mais les journalistes semblaient dépassés par les événements. Les correspondants sur place n'avaient pas plus d'infos à donner. J'ai éteint la télé et suis allée me coucher avec un goût amer dans la bouche.

Lorsque je me suis levée vendredi matin le bilan était de 84 morts et faisait état de très nombreux blessés. On m'aurait donné une gifle je pense que la sensation aurait été la même. J'étais sonnée et me demandais quand ces agissements allaient-ils enfin cesser? Et puis un sentiment de colère est monté en moi. De la colère contre cet illuminé, contre les politiques, contre Dieu. J'avais la gorge nouée et des larmes ont dévalé mes joues. J'étais en colère et impuissante.

Puis, je me suis dit que la meilleure réponse que l'on pouvait donner à ceux qui voudraient nous mettre à genoux, nous faire courber l'échine, c'était de relever la tête et de continuer à vivre, de profiter de la vie et des gens qu'on aime, de sortir s'amuser, de faire la fête. Dire à nos proches qu'on tient à eux, ne pas se fâcher pour des broutilles parce que c'est une perte de temps inutile. Vivre envers et contre tout. 

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21/02/2015

I'll never forget!

Ten years ago...

11/01/2015

Les dimanches en photo (61)

je suis charlie,presse,médias,actu,actualité

27/05/2013

Ian Hamel au Club de la Presse

livres,essais,ian hamel,andré bettencourt,l'oréal,médias,presse,actu,actualitéIan Hamel, journaliste de l'hebdomadaire Le Point, et de l'Agefi, quotidien de l'Agence économique et financière à Genève, était au CPHN il y a quelques jours pour présenter son essai sur les derniers secrets de la famille Bettencourt. Il revient notamment sur le passé d'Eugène Schueller et d'André Bettencourt, dévoilant quelques secrets bien gardés sur leur compte. Un retour en arrière qui permet par ailleurs de mieux comprendre le défilé d'hommes politiques de gauche et de droite à Neuilly pour récupérer quelques "subsides"... Ils seraient nombreux à avoir croqué un morceau du gâteau, même si, au dire de Ian Hamel, il est difficile de le prouver. Outre les événements politiques, il revient sur le conflit qui a opposé Liliane Bettencourt à sa fille Françoise.

Les Bettencourt derniers secrets - Ian HAMEL - Ed. de l'Archipel - 2013 

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Ian Hamel

28/03/2013

Agissons avant qu'il ne soit trop tard - H. CHALGHOUMI/D. PUJADAS

hassen chalghoumi,david pujadas,islam de france,presse,politique,actu,actualitéUn livre intéressant dans lequel l'imam Hassen Chalghoumi, militant pour un islam de France, répond aux questions de David Pujadas, journaliste et présentateur du JT de France2 qui avait déjà abordé ce sujet dans un livre paru aux éditions JC Lattès en 1995.

L'ouvrage, divisé en quatre grandes parties suivies d'un manifeste, aborde tous les sujets autour de l'islam en France: la montée de l'islamophobie, le nombre croissant de musulmans, l'intégrisme religieux, la violence et le communautarisme, le rôle des imams et des parents, la crise identitaire de certains jeunes français d'origine arabe, l'ignorance des textes qui pousse certains groupes à l'extrémisme.

David Pujadas interroge également l'imam sur la laïcité qui serait acceptée plus difficilement par une partie de la communauté musulmane, la crispation d'une partie des Français face aux signes religieux musulmans (la construction des mosquées et le port du voile), les créneaux horaires réservés aux musulmanes dans les piscines, les menus avec ou sans viande dans les cantines...

Dans la quatrième partie est abordée la question d'un islam de France et les moyens d'y parvenir. Hassen Chalghoumi milite pour la formation des imams en France afin d'éviter les dérives et la montée de groupuscules extrémistes aux ordres de pays étrangers. Il interpelle les autorités à ce sujet et souhaite que l'Etat s'engage.

Sera-t-il entendu? Il en va, selon moi, de la compréhension entre les différentes composantes de la société française. Il faut aussi prendre le temps de faire de la pédagogie et d'expliquer que les musulmans, dans leur grande majorité, ne sont pas plus dangereux que des juifs ou des catholiques.

David Pujadas a évoqué tous les sujets, même ceux qui fâchent. Il ne s'est interdit aucune question. On aimerait qu'il soit autant "poil à gratter" quand il interroge des politiques...

Agissons avant qu'il ne soit trop tard - Hassen CHALGHOUMI et David PUJADAS - Ed. cherche-midi - 2013

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16/01/2013

Alain Duhamel à l'Institut de France

Le journaliste politique et écrivain Alain Duhamel a été élu il y a quelques jours à l'Institut de France. Il succède au géographe et démographe Jacques Dupaquier au fauteuil n°7 de l'Académie des Sciences morales et politiques.

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