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30/11/2017

Novembre en quelques mots #14

Rêver de Philippe Torreton // Lire dans un CR d'intervention... "Sternotomie médiane verticale sans ouverture pleurale"... pour un remplacement de valve aortique par bioprothèse Carpentier Edwards Perimount 21 // Rêver - cette fois-ci éveillée - d'une bicoque en bordure de mer ou bien avec vue sur les montagnes // La voiture qui refuse de démarrer; contrariée de ne pas avoir roulé depuis plusieurs jours ou bien contrariée par la chute des températures... // De nouveau une céphalée qui me tient toute une journée // Tellement fatiguée que je n'ai envie de rien // Une étoile pour accrocher dans le sapin // Compter les jours // Antélisthésis (Apprendre, toujours et encore) // "This is the end, Hold your breath and count to ten, Feel the earth move and then, Hear my heart burst again..." // Plus de pouls // Une fâcheuse tendance à me replier sur moi-même quand on me parle de sentiments. (Je suis un peu sauvage... Me laisserai-je un jour attraper?) // Un écureuil au panache flamboyant traversant la route en sautillant // La Coupe Davis pour la France // Lire. Me gaver de mots // Neige fondue // Me décider à réserver un billet pour Paris...

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29/11/2017

E. Macron un jeune homme si parfait - A. FULDA

emmanuel macron,anne fulda,politique,économie,presse,littérature,actu,actualitéIl a toujours eu le désir de plaire, le besoin d'être admiré, de recueillir l'assentiment de ceux qu'il côtoie, et plus particulièrement de ses aînés, de ceux qui détiennent un pouvoir qu'il n'a pas. Le pouvoir du savoir. Le pouvoir intellectuel, puis économique et politique. Il veut tous les conquérir, les embrasser. Pour  être reconnu, adulé, admiré.

Je ne pensais pas qu'une campagne présidentielle comme celle que nous avons vécue cette année était possible. Mais en y regardant de plus près, je m'aperçois que les cartes ont été rebattues lorsque Emmanuel Macron a créé son mouvement et a quitté le gouvernement. C'était le premier pas vers quelque chose de pas commun, pour ne pas dire d'exceptionnel. C'est un gars qui voit loin et qui analyse vite. Il a un don pour la rhétorique et sait convaincre ses interlocuteurs.

Anne Fulda revient sur le parcours de ce petit "génie" dans son ouvrage intitulé Emmanuel Macron un jeune homme si parfait. En dix chapitres elle dresse le portrait de cet intellectuel touche à tout et à qui tout réussit. On apprend qu'il avait beaucoup de facilités pour apprendre. Le jeune Emmanuel était une éponge. Il était bon en tout et lorsqu'il décida de faire du théâtre, il joua le rôle principal. De même lorsqu'il se mit à étudier le piano, il voulait surpasser les autres et être reconnu. Alors quand il échoua au concours du conservatoire il demanda à repasser l'année suivante avec la même professeur. Il avait déjà ce besoin de convaincre, de plaire; et il était déterminé. Et force est de constater que cette détermination l'a mené très loin.

Non seulement il est doué et déterminé, mais il charme aussi les personnes qu'il rencontre. Ses interlocuteurs sont séduits, lui offrant l'occasion de donner un sérieux coup d'accélérateur à sa carrière et lui permettant de gravir les échelons vers les sommets. Anne Fulda parle de ses parrains et de ses grands-frères dans le monde de la finance et de la politique. Il fait forte impression à tout le monde même s'il n'était pas programmé pour faire de la politique. Il n'a jamais milité dans un parti, était proche d'un philosophe, autant dire que c'est un ovni, comme l'indique très justement l'auteur.

Anne Fulda étant grand reporter et responsable de la rubrique Portraits au Figaro, je lui accorde un certain crédit. L'ouvrage est bien construit, il est clair et rédigé dans un langage accessible à tous. Mais - parce qu'il y a un mais - j'ai tendance à ne pas prendre pour argent content ce qu'on me dit. J'aime bien avoir plusieurs sons de cloche sur un même sujet. Donc, si somme toute le livre est fort intéressant, je ne manquerai pas de lire d'autres ouvrages sur l'intéressé.

Emmanuel Macron Un jeune homme si parfait - Anne FULDA - Ed. PLON - 2017

09/06/2017

Les romans ont-ils du pouvoir?

Je naviguais sur Instagram il y a quelques jours et j'ai découvert sur un compte la Une du 1Hebdo. Y figurait le Bibliothécaire, portrait anthropomorphe d'Arcimboldo, avec un titre pour le moins insolite: Les romans ont-ils du pouvoir? La question m'a interpellée. Est-ce qu'un livre, qui plus est un roman, peut avoir un impact sur le cours des choses, et plus largement, peut changer le cours du monde? Curieuse de savoir comment le sujet avait été traité, je me suis empressée d'acheter le journal.

Les regards croisés de plusieurs auteurs sont proposés. Ainsi, Kamel Daoud explique que selon lui le roman peut avoir un impact que l'on vive en démocratie ou dans une dictature. Il peut changer un esprit en bien ou en mal. Un roman peut être à double tranchant.

Boualem Sansal est lui aussi dans la nuance, jugeant la littérature à la fois inutile et essentielle, dans le sens où elle ne peut rien (et qu'on gaspille des arbres pour imprimer des livres) mais en mettant en avant la centaine de livres qui a transfiguré le monde comme les textes religieux, les grands textes politiques ou linguistiques, et les grands auteurs tels Dostoïevski, Shakespeare, ou encore Dante. Il se désole par ailleurs de l'état de la littérature contemporaine qui, selon lui, dure (pour les meilleurs romans) une saison mais ne propose pas de réels chefs-d'oeuvre.

Un autre regard intéressant est celui de Michel Houellebecq, rapporté par la journaliste Aude Ancelin. Pour l'auteur de Soumission le "roman est toujours ambigu". D'après lui, si l'auteur est bon, "il est d'accord avec tous ses personnages, il plonge dans une espèce de relativisme généralisé". Houellebecq considère qu'un roman ne peut pas changer le monde contrairement à "des propos idéologiques purs, sans personnages, ni complications de ce genre".

Après lecture de presque la totalité des articles je constate que la question est loin d'être tranchée. Mais, comme Carole Martinez (auteure de trois romans dont l'excellent Du domaine des murmures paru chez Gallimard), j'aurais tendance à penser que le roman n'impose rien. Il nous permet simplement d'explorer des possibles, de vivre d'autres vies, d'éprouver une multitude de sentiments, d'émotions et de sensations. C'est par ailleurs un regard sur notre monde, sur la société à un moment T. Il consigne les évolutions de notre temps. Le roman, quoi qu'on en dise, permet de s'ouvrir à l'autre, de réfléchir. Et imperceptiblement, il nous influence. Pas au point de changer le cours du monde, j'en conviens. Mais tout de même. Plutôt que de dire que les romans ont du pouvoir je dirais plutôt qu'ils ont un certain pouvoir.

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17/07/2016

Relever la tête

Le 14 juillet fut une fête, une très belle fête avec défilé des troupes sur les Champs Elysées, un magnifique concert de musique classique retransmis du Champ de Mars et un merveilleux feu d'artifice embrasant la Tour Eiffel. Une très belle fête jusqu'à ce que je voie sur Twitter des messages indiquant aux Niçois de rester cloîtrés chez eux et évoquant un attentat.

J'ai zappé sur les chaînes d'infos en continu pour en savoir plus. Certains parlaient d'une trentaine de morts, d'autres d'une cinquantaine. J'essayais de comprendre ce qui se passait. On ne savait pas bien si l'attentat était terminé ou si les forces de l'ordre étaient toujours à l'œuvre pour arrêter le ou les attaquants. Quelques images montraient par ailleurs des scènes de panique, la foule courant, puis des ambulances stationnées au beau milieu de la Promenade des Anglais. J'ai attendu plus d'infos fiables mais les journalistes semblaient dépassés par les événements. Les correspondants sur place n'avaient pas plus d'infos à donner. J'ai éteint la télé et suis allée me coucher avec un goût amer dans la bouche.

Lorsque je me suis levée vendredi matin le bilan était de 84 morts et faisait état de très nombreux blessés. On m'aurait donné une gifle je pense que la sensation aurait été la même. J'étais sonnée et me demandais quand ces agissements allaient-ils enfin cesser? Et puis un sentiment de colère est monté en moi. De la colère contre cet illuminé, contre les politiques, contre Dieu. J'avais la gorge nouée et des larmes ont dévalé mes joues. J'étais en colère et impuissante.

Puis, je me suis dit que la meilleure réponse que l'on pouvait donner à ceux qui voudraient nous mettre à genoux, nous faire courber l'échine, c'était de relever la tête et de continuer à vivre, de profiter de la vie et des gens qu'on aime, de sortir s'amuser, de faire la fête. Dire à nos proches qu'on tient à eux, ne pas se fâcher pour des broutilles parce que c'est une perte de temps inutile. Vivre envers et contre tout. 

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21/02/2015

I'll never forget!

Ten years ago...

11/01/2015

Les dimanches en photo (61)

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27/05/2013

Ian Hamel au Club de la Presse

livres,essais,ian hamel,andré bettencourt,l'oréal,médias,presse,actu,actualitéIan Hamel, journaliste de l'hebdomadaire Le Point, et de l'Agefi, quotidien de l'Agence économique et financière à Genève, était au CPHN il y a quelques jours pour présenter son essai sur les derniers secrets de la famille Bettencourt. Il revient notamment sur le passé d'Eugène Schueller et d'André Bettencourt, dévoilant quelques secrets bien gardés sur leur compte. Un retour en arrière qui permet par ailleurs de mieux comprendre le défilé d'hommes politiques de gauche et de droite à Neuilly pour récupérer quelques "subsides"... Ils seraient nombreux à avoir croqué un morceau du gâteau, même si, au dire de Ian Hamel, il est difficile de le prouver. Outre les événements politiques, il revient sur le conflit qui a opposé Liliane Bettencourt à sa fille Françoise.

Les Bettencourt derniers secrets - Ian HAMEL - Ed. de l'Archipel - 2013 

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Ian Hamel