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29/11/2010

Quand il fait froid dehors...

... on recherche toutes les petites choses qui réchauffent l'âme et le coeur. La saison hivernale est arrivée en avance en Normandie.

Ce qui me plaît à cette saison c'est de pouvoir rester au chaud chez moi et ne pas culpabiliser de rester enfermée. (Surtout quand j'ai le rhume!) M'installer dans le canapé avec la minette à côté de moi, savourer un bon livre et boire un chocolat chaud dans l'après-midi... C'est bon et ça fait du bien au moral!

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A cette saison j'aime les parfums un peu plus capiteux, comme Rumeur de Lanvin et Coco Mademoiselle de Chanel. Un parfum c'est une sorte de signature, ça marque la personnalité et ça laisse une trace dans l'inconscient des personnes que l'on croise. C'est aussi une forme de politesse vis-à-vis des autres.

J'aime l'hiver aussi parce que les plats en sauce font leur grand retour, les illuminations sont installées dans les villes, le Père Noël et ses lutins préparent les cadeaux et entraînent leurs rennes, les vitrines sont joliment décorées et les gens parlent plus facilement.

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Et puis c'est la saison des rêves... Des petits rêves comme des rêves les plus fous. C'est une saison magique... Je me surprends à espérer la libération d'Hervé Ghesquières et Stéphane Taponier (deux journalistes retenus en otage) et de leurs compagnons d'infortune. Leur libération serait un  beau cadeau de Noël, vous ne trouvez pas? Tout particulièrement pour leur famille. Cela nous conforterait dans l'idée qu'il n'est pas vain d'espérer... Et que les miracles existent!

28/11/2010

Les dimanches en photo (7)

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Ma jolie commune sous la neige (image d'archive)

25/11/2010

All I want for Christmas is...

Comme nous le rappelle Fashion, dans un mois tout juste nous serons à Noël. Et quoi de mieux qu'un tag en attendant le passage du vieux barbu?! 

Ce que j'aimerais trouver sous le sapin? Bah, comme je ne sais pas de quoi l'année 2011 sera faite, j'aimerais plutôt des choses utiles. On n'est jamais trop prévoyant!

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All I want for Christmas is...

- Une paire de chaussons (J'ai froid aux pieds dans mes savates d'été. Elles viennent de Pologne, je les aime beaucoup, mais l'amour, ça ne réchauffe pas forcément...)

- Un pull (Tout doux, bleu/violet et en col V. C'est précis mais je sais ce que je veux!)

- Une table à repasser pour remplacer celle héritée de mamie (Elle m'a rendu bien des services mais il faut reconnaître qu'elle a fait son temps.)

Et puis, et puis... J'aimerais aussi des livres, des DVD, des marrons glacés (J'adore ça!), une paire de chaussures, du parfum, une machine à espresso (Pas seulement parce que George en boit!)...

Et aussi un "je t'aime" et un job à Londres. (Si le Père Noël réussit à mettre ça sous le sapin, il est sacrément fortiche, moi je vous le dis!)

18:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

24/11/2010

Le sixième homme - F. Fouquet et J. Papin

9782844784759[1].gifVoilà un témoignage comme on aimerait en lire plus souvent. Ce témoignage, c'est celui de Jacques Papin, ancien résistant, qui a trompé la mort plusieurs fois et de façon très spectaculaire le 29 août 1944 dans le Pays de Bray.

Arrêté en haut de la côte des Hayons par des S. S. alors qu'il revenait d'une mission avec cinq compagnons, Jacques Papin tente le tout pour le tout. Les jeunes hommes, qui venaient de récupérer un fusil mitrailleur, sont accusés de terrorisme et priés par les officiers allemands de s'aligner au bord d'un trou creusé par un obus. Plus aucun doute sur leur destin quand ils voient les canons des armes pointés dans leur direction. Mais Jacques Papin profite d'un moment de confusion pour fausser compagnie aux S. S. Il se laisse tomber en boule dans le trou et prend ses jambes à son cou. Il parviendra à échapper aux Nazis en montant, à bout de forces, dans un arbre.

C'est toute son histoire (de sa naissance à ce moment tragique) qu'il nous raconte. On apprend qu'il n'a pour ainsi dire pas connu ses parents et qu'il a été placé très jeune chez des religieuses, ce qui dans les moments délicats de sa vie, le poussera à s'en remettre à Dieu. On apprend également comment il est entré dans la Résistance et ses débuts peu concluants avec son camarade Jean Binet.

Très heureuse de lire un témoignage sur un coin de la Normandie que je connais. Un témoignage qui ne se veut pas moralisateur et dans lequel Jacques Papin ne fait pas de l'autojustification à toutes les pages. Un petit bémol cependant. Même si ce livre est plaisant à lire (malgré les atrocités de cette période) j'ai été stupéfaite du nombre de coquilles dans les pages sans parler des mots manquant dans certaines phrases. J'espère que ce n'est pas comme cela dans tous les exemplaires.

Enfin, je remercie Rosimua (qui se reconnaîtra) pour le prêt de l'ouvrage.

Le sixième homme - François FOUQUET et Jacques PAPIN - Ed. Cheminements - 2006

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   Objectif: 4/10

21/11/2010

Les dimanches poétiques (32)

"Tu me connais comme personne, quand cette maudite épine de l'autocritique me titille, cette conscience que je ne suis arrivé à rien dans tout ce que j'ai tenté, que je tape sur le piano sans aucun art, aucune classe, alors je ne suis plus qu'un homme fragile, capable de tomber entre n'importe quelles mains féminines qui me font croire que je suis ce que je voulais être. Le sexe n'est rien d'autre qu'une recomposition de l'ego maltraité. Il n'y a rien de pire qu'un vieux séducteur, mais c'est toujours mieux qu'être juste un vieux con. Qu'est-ce qu'on peut y faire."

David TRUEBA Savoir perdre

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Barcelona

19/11/2010

Une Américaine instruite - J. CHEEVER

9782070362110[1].gifCe recueil comprend deux nouvelles. La première s'intitule "Adieu, mon frère". Elle relate les vacances de trois frères, de leur soeur ainsi que de leur mère à Laud's Head. Tout le monde semble apprécier ce séjour d'été mais l'un des frères gâche tout. Il pourrit l'ambiance, ce qui va mettre à vif les nerfs des autres. Il finit par quitter la maison familiale.

La deuxième nouvelle, "Une Américaine instruite", est assez singulière. Une jeune femme, très intelligente et mariée à un homme qui ne l'est pas autant, s'investit tellement dans divers combats qu'elle en perd son enfant. Le plus étonnant dans l'affaire c'est que le narrateur (on ne connaît pas son nom) défend la jeune femme plutôt que le mari dont elle divorce peu de temps après le drame.

L'écriture de John Cheever interpelle, agace parfois. Il décrit avec lucidité la société américaine de son époque. Sa plume est souvent acerbe et il ne choisit pas toujours le parti du plus grand nombre. Un écrivain à découvrir plus en profondeur. J'ai très envie d'ouvrir Les lumières de Bullet Park.

Je remercie Mrs Pepys qui a choisi ce livre pour le Swap American Sixties.

Une Américaine instruite - John CHEEVER - Ed. Gallimard/Folio - 2008

17/11/2010

On entendait à peine son pouls

Dessin de Marlene.jpegLa neige s'était mise à tomber pendant la nuit. C'était un événement à Londres. Heureusement Edith n'avait pas cours ce jour-là.  Les black cabs patinaient, les bus circulaient difficilement. Il n'y avait guère que le métro qui fonctionnait correctement. La ville avait ralenti son rythme. On entendait à peine son pouls.

Edith regardait les flocons de neige passer tranquillement devant la fenêtre du salon. L'immeuble était calme. Ses parents étaient partis de bonne heure, tout comme Victoria, la voisine du quatrième qui n'avait pas réussi à faire démarrer sa Mini et s'était résignée à aller travailler à pied. Peter, l'écrivain qui habitait l'appartement avec terrasse du dernier étage, était lui aussi sorti assez tôt. Il avait un dossier qu'il tenait bien serré sous le bras. Edith pensa que c'était peut-être le manuscrit de son prochain roman.

Elle avait croisé Peter quelques fois dans l'ascenseur et il l'avait toujours impressionnée. L'écrivain mesurait sans mentir 1,88 m, avait une chevelure brune et des yeux bleus à faire fondre n'importe quel iceberg. Il se parfumait de Vetiver et portait la plupart du temps des chaussettes rouges. Ce détail faisait sourire Edith. Ca l'amusait qu'il n'accorde pas ses chaussettes avec le reste de sa tenue.

Ce texte a été rédigé dans le cadre du jeu N°5 du blog à 1000 mains. Il n'est pas libre de droits. Le dessin est de Marlène.