26/09/2017
Les irremplaçables
Dimanche dernier Caroline, alias l'Irrégulière, reprenait sur son blog le questionnaire de l'Express Styles "Les irremplaçables". Et j'ai trouvé l'idée intéressante pour parler un peu de moi de façon originale, moi qui n'aime pas trop me livrer, qui aime en dire le moins possible même si je sais que tout mon être transpire à travers ce que je poste sur ce blog. Voici donc un peu de moi...
Le parfum que j'aime le plus
Et bien c'est un parfum que je porte depuis très longtemps: Coco de Chanel. J'en porte d'autres mais celui-ci est mon préféré. J'en ai toujours une bouteille. Il me correspond tellement avec ses notes de mandarine, de jasmin, de mimosa, de pêche, de rose, de cannelle, de fève tonka...
Le vêtement que je ne jetterai jamais
Il s'agit d'un foulard en soie Christian Lacroix. Un cadeau de mes parents. Je dois l'avoir depuis plus de dix ans mais je le mets dans de rares occasions parce que je suis plus souvent en style casual que BCBG et aussi parce que j'ai peur de le perdre.
Le bijou que je transmettrai à mes enfants
Comme Caroline, la question ne se pose pas. Mais on va faire comme si... Je transmettrai mes montres. Une Lip en or héritée de ma grand-mère, ajustée à mon poignet. Et une montre Michel Herbelin qui peut survivre à deux générations au moins!
Le plat que j'ai toujours envie de manger
Un seul plat? Ah non! c'est pas possible ça! Il y en a beaucoup que j'ai toujours envie de manger mais si je dois vraiment choisir, je dirai de la tête de veau sauce gribiche. (Je sais, j'ai des goûts bizarre...)
Le héros de mon enfance qui m'a fait rêver
La question est de savoir si les héros de mon enfance m'ont réellement fait rêver... Pas de nom qui me vient à l'esprit même si j'étais une grande fan de séries.
L'image d'actualité qui m'a marquée
Les attentats du 11 septembre 2001. Je venais d'arriver à Kitzbühel pour des vacances. J'ai appris la nouvelle en débarquant à l'hôtel où séjournait des américains. L'ambiance était lourde... Et ces images à la télévision...
La détestation qui ne changera jamais
Les gens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui ne se posent pas de questions, qui n'envisagent pas toutes les possibilités d'un problème, toutes les solutions pour le résoudre, et qui n'imaginent pas qu'on puisse avoir un autre point de vue qu'eux.
L'été dont je me souviendrai toujours
De plusieurs étés en fait, quand j'étais petite. Des vacances en Espagne, sur la côte, un peu plus bas que Valencia. Tant d'images me reviennent, des couleurs, des lumières, des odeurs de pain, des essais de feux d'artifice dans le lointain, des allées de palmiers, d'énormes caoutchoucs, les marchés, les fruits si sucrés...
L'objet de la maison que je garderai toute ma vie
Un bahut qui appartenait à ma grand-mère. Il n'est plus très frais mais je l'aime bien. Il est dans l'entrée de l'appart, me permet de ranger foulards, livres et linge de cuisine. Il y a aussi une petite coupelle en cristal de Pologne à laquelle je tiens beaucoup.
Le gâteau qui me fait toujours flancher
Un gâteau-brioche à la myrtille. Une spécialité polonaise. Je suis capable de rentrer dans toutes les boulangeries et tous les salons de thé pour en trouver! C'est de la tuerie!
La comédie romantique qui me fait toujours du bien
Sans hésiter Vous avez un message avec Meg Ryan et Tom Hanks. Je la regarde à chaque fois qu'elle passe à la télé et j'ai même le DVD... Ca fait un bien fou! Nuits blanches à Seattle c'est pas mal non plus, toujours avec les mêmes acteurs.
14:00 Publié dans Blog, Tags | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : parfum, coco chanel, vacances, été, films, cinéma, actu, actualité, les irremplaçables |
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24/09/2017
Les dimanches poétiques (208)
"Au temps du lycée, elle n'aurait jamais cru possible d'aimer deux personnes à la fois, mais elle savait désormais que ça l'était. Et la triste vérité était que la possession émousse le désir, tandis que l'amant inaccessible chatoie à la lisière de l'esprit comme une étoile brillante, fichée dans le cœur, tel un éclat de cristal."
Jay McINERNEY Les jours enfuis

08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, lecture, littérature, actu, actualité |
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11/09/2017
Transie jusqu'aux os
Quand Victoria avait quitté Fort Augustus le ciel était clair. Il n'y avait pas l'ombre d'un cumulus. Rien que l'azur et la douceur des rayons du soleil. Quelques habitants avaient même sorti des chaises sur le pas de leur porte.
Arrivée au lieu-dit, quelques nuages avaient fait leur apparition, mais rien d'inquiétant. Victoria était partie sur la lande confiante, vêtue d'un jean, d'un polo et d'une veste de coton. Elle n'avait même pas emporté le chapeau qu'elle laissait dans la voiture au cas où elle se ferait surprendre par la pluie. Elle était à mi-parcours lorsque les nuages s'étaient amoncelés dans le ciel, les uns après les autres, toujours plus gros et toujours plus sombres.
Elle était à quelques mètres de l'arbre quand la pluie avait commencé à tomber. D'abord de fines gouttes puis, de plus grosses, toujours plus nombreuses, jusqu'à ce que la lande soit lavée à grande eau. Elle était transie jusqu'aux os en arrivant à la voiture et avait transformé l'habitacle en piscine. Ses vêtements lui collaient à la peau, elle reniflait, son maquillage était complètement délavé.
Texte original rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture Une photo, quelques mots n°275 initié par Leiloona. Il n'est pas libre de droits. La photo, de Romaric Cazaux, n'est pas libre de droits non plus.

18:00 Publié dans Textes originaux | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : texte original, écriture, littérature, actu, actualité |
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10/09/2017
Les dimanches en photo (90)
08:00 Publié dans Photographies | Lien permanent | Commentaires (0) |
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06/09/2017
Toute petite
Victoria avait mis deux heures pour atteindre cet endroit mystérieux dont lui avait si souvent parlé Lina. Il faisait froid et le vent balayait les nuages à toute allure.
L'arbre à vœux, surplombant le Loch Ness, était visible de loin. Les morceaux de tissu accrochés aux branches effectuaient une danse étrange. Il n'y avait aucune construction à l'horizon. L'arbre seul témoignait d'un semblant de vie. Mais Victoria n'avait croisé personne sur le chemin. Elle s'était dit que se balader seule sur la lande n'était pas très prudent.
Le loch était immense, la terre hostile, et le ciel menaçant. Elle se sentait toute petite face à la force des éléments. Pourquoi n'avait-elle pas rebroussé chemin tant qu'il était encore temps? L'orage allait éclater d'une minute à l'autre et elle serait trempée de la tête aux pieds avant d'arriver à la voiture.
Elle sortit un petit morceau de soie bleue qu'elle noua fermement. Son vœu allait-il se réaliser? Cela faisait huit jours qu'elle y pensait. Elle voulait revivre ce mercredi soir. Ce mercredi une semaine auparavant. Après réflexion la chose lui avait paru improbable et pourtant...
Texte original rédigé dans le cadre de l'atelier d'écriture Une photo, quelques mots n°274 initié par Leiloona. Il n'est pas libre de droits. La photo, de Vincent Héquet, n'est pas libre de droits non plus.
![arbre[1].jpg](http://laplumeetlapage.hautetfort.com/media/01/01/705946930.jpg)
17:00 Publié dans Textes originaux | Lien permanent | Commentaires (2) |
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03/09/2017
Les dimanches poétiques (207)
"Est-il décédé de malnutrition comme ils l'ont dit? Non, plutôt d'un accident du travail: il interrogeait l'incertitude; il était mort rongé par le doute. Il était le médecin qui, observant sa propre pathologie, découvre qu'elle n'aura jamais de remède. La vie n'est pas une science exacte; tout y est fluctuant, indémontrable. Il ne pouvait la vérifier paramètre par paramètre. Il ne pouvait pas axiomatiser l'existence. Qu'avait-il cherché qui n'était pas dans son cœur, son corps ou son sexe? Il avait décidé de ne pas s'impliquer; de se placer en dehors du monde pour le comprendre. Il y a des systèmes dont on ne peut s'exclure. Albert le savait, lui. S'exclure de la vie, c'est mourir."
Yannick GRANNEC La Déesse des petites victoires
08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, littérature, lecture, actu, actualité, la déesse des petites victoires, yannick grannec |
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01/09/2017
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - H. LEE
J'avais reçu ce livre dans le cadre du swap American Sixties il y a de cela quelques années et il m'attendait sagement sur une étagère. Il attendait surtout que je me décide à le considérer et à me dire qu'il était temps de le lire.
Début mai je rédigeai un post dans lequel j'évoquai mon objectif de faire descendre ma PAL significativement d'ici le 31 décembre. Mais comme j'aime bien compliquer les choses, je me suis lancé un challenge supplémentaire, à savoir lire quelques gros morceaux de la littérature qui prennent racine sur mes étagères... Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur faisait partie de ma petite liste à éjecter de la PAL. Mais ce n'était pas gagné. Pour tout vous avouer, je lis rarement des ouvrages dont les personnages principaux sont des enfants ou des adolescents. Et quand je l'ai commencé, je me suis dit "ouh la la, elle va être longue, cette lecture". Puis, les pages allant, je me suis attachée à Jean Louise (dite Scout) et à son frère Jeremy. Tous les deux vivent à Maycomb, petite localité de l'Alabama. L'histoire se déroule au début du 20ème siècle. Scout, qui a grandi, raconte son enfance dans un état où la parole des Blancs faisait foi. Elle jette un regard sur son passé, sur les événements qui l'ont marqué: la peur de passer devant la maison de Boo Radley, les étés passés à jouer avec Dill, l'ennui à l'école, l'incendie de la maison de sa voisine, et cette vilaine histoire de viol, dont le vrai coupable ne fut pas condamné parce qu'il était blanc... Tous ces événements sont imbriqués et donnent un merveilleux roman initiatique. Et au final, j'ai beaucoup aimé cette histoire, quittant à regret mes deux protagonistes.
Ce roman, le seul qu'ait écrit Harper Lee, a connu un succès mondial. Il a reçu le prix Pulitzer en 1962 et est étudié dans les écoles et les lycées américains. Je ne saurais que trop vous le recommander!
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper LEE - Ed. LGF / Le Livre de Poche - 2009
16:30 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres, littérature, lecture, littérature américaine, prix pulitzer, pulitzer, harper lee, ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, états-unis, actu, actualité |
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