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23/11/2009

Teddy le roux

La lune se reflétait dans la pièce. Cachés dans une remise, les deux complices guettaient une ombre et lorsqu'une sihouette passa devant la fenêtre, sans même se regarder, ils se levèrent d'un bond et sortirent en courant pour l'attraper.

Cette nuit-là ils mirent la main sur Teddy le roux, un teigneux qui avait cassé une dent de Stanley à la gare de Charing Cross. Ils remirent le malfrat aux agents de Scotland Yard et sortirent très vite par une porte dérobée pour ne pas avoir à répondre aux questions des journalistes qui attendaient sur le trottoir.

17/11/2009

Amoureux

Ils ne disaient rien. Ils se regardaient les yeux dans les yeux. Amoureux. Puis Jan ouvrit les bras pour la serrer très fort contre lui. Sa main gauche se perdit dans les cheveux de Cécilia, la droite pressait le haut du dos de la jeune femme. Il huma son cou, délicatement parfumé. Puis il osa un baiser sur la joue, près de l'oreille. Il en déposa un deuxième sur la pomette puis ses lèvres glissèrent doucement sur la peau de Cécilia, jusqu'à sa bouche. Il l'embrassa fougueusement. Les deux amants respiraient à peine.

13/11/2009

"J'ai trouvé la solution!"

Ivre de fatigue il s'allongea sur le sofa. Puis, une main en arc de cercle au-dessus de la tête il tomba dans un profond sommeil. Je ne sais ce qui se passa dans son cerveau mais lorsqu'il se réveilla, en sursaut, il semblait avoir trouvé la solution. Il alla réveiller son complice en lui chatouillant les pieds. On pouvait lire sur ses lèvres un sourire de satisfaction. Ses yeux brillaient et disaient: "j'ai trouvé la solution!" 

Comme un cabri il redescendit attraper son manteau, sa canne et son chapeau et prévint sa servante qu'ils s'en allaient. Ils disparurent dans un courant d'air.

10/11/2009

J'avais dix ans il y a vingt ans

J'avais dix ans il y a vingt ans. Dix ans quand le mur de Berlin est tombé. Quelques vagues images me reviennent en tête. Souvenirs imprécis d'un moment que je sentais important. Je ne me rappelle pas le mur, ni les heures d'attente à la frontière germano-polonaise dont on m'a fait le récit, pour le moins impressionnant. Les voitures entraient dans des corridors, étaient fouillées de fond en comble. Les passeports passaient par des tunnels et leurs propriétaires ne les récupéraient qu'à la sortie, après de longues heures.

Je n'ai pas connu ces corridors, ces heures d'attente. Les procédures avaient déjà été allégées dans les années 80 même si les contrôles restaient nombreux. J'ai toujours pu me rendre de l'autre côté du Rideau de fer. Cet abominable rideau qui a séparé des familles, des amis, des nations. Je peux aujourd'hui aller à Cracovie sans être contrôlée, sans même voir un képi à la frontière. Je peux aujourd'hui aller sur la terre de mes ancêtres grâce à la persévérance de milliers d'hommes et de femmes qui n'ont jamais baissé les bras, qui ont crié plus fort que les canons, qui ont ouvert une brèche.

Merci Lech Walesa. Merci Jean-Paul II. Merci Elmut Kohl. Merci François Mitterrand. Merci Mikhail Gorbatchev. Grâce à vous l'Allemagne est réunifiée et l'Europe a retrouvé la paix.