05/07/2026
Les dimanches poétiques (401)
L'été on tombe toujours amoureux
Soit de beaux yeux
Soit du soleil
Marion FRITSCH

08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, lecture, littérature, actu, actualité |
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03/07/2026
La machine à écrire #29
Le meurtrier pourrait être un de ces trois là. La bonne réputation de la parfumerie ne met pas le patron au-dessus de tout soupçon. Au dire des autres employés il couvait du regard la jeune femme et était toujours prêt à la raccompagner si elle terminait plus tard. Peut-être lui a-t-il fait des avances répétées et, lasse, elle a fini par se laisser amadouer par cet homme patient et aux bonnes manières? Bien sûr cela n'explique pas sa disparition d'il y a quelques mois. L'aurait-il séquestrée? Ou bien aurait-elle accepté ses avances et, honteuse de s'être comportée si frivolement, elle avait eu honte de revenir à la parfumerie? Parfumerie qu'elle avait finalement accepté de réintégrer suite aux supplications du patron lui-même parce qu'elle était une de ses meilleures vendeuses?
J'ai appris que son collègue Marcel n'appréciait pas le jeune homme qui la courtisait. Un dénommé François Duchamp. Peut-être Marcel était-il jaloux? Le jeune garçon est fleuriste aux Halles et habite le même immeuble qu'elle. Il venait régulièrement l'attendre devant la parfumerie à l'heure de la fermeture. Un type honnête ce Duchamp d'après sa logeuse et ses collègues. Travailleur et ponctuel. Le dimanche ils allaient se promener au jardin des Tuileries nous a dit un de leurs voisins. Ils ne se cachaient pas. Pourquoi aurait-il voulu la supprimer? Aurait-elle mis fin à leur histoire, douchant les espoirs d'un avenir commun formulé par le jeune homme? Ou bien avait-il eu des soupçons sur la sincérité de la jeune femme? Avait-il eu vent du comportement de son patron?
Marcel a lui aussi un mobile. La jalousie fait parfois faire des choses insensées. À la boutique il s'occupe principalement des messieurs mais il aide régulièrement au rayon des femmes. Plusieurs employés ont remarqué qu'il tournait autour de la jeune femme. Il se dit qu'il en pinçait pour elle. A-t-il fait des avances à la jeune et jolie vendeuse? L'a-t-elle éconduit? Qui sait si pour se venger il ne l'a pas retenue prisonnière quelque part avant de se rendre compte que ce n'était pas en la forçant qu'il obtiendrait ce qu'il voulait d'elle? Et comment a-t-il pu acheter son silence? À combien s'élevait-il? Le faisait-elle chanter?
Je vais convoquer à nouveau le patron et l'employé. Nous verrons bien s'ils nous livrent toujours la même version.
Exercice tiré du n°7 de La Machine à Ecrire et légèrement modifié: en 1881, une jeune femme très belle, employée dans une parfumerie parisienne du Palais Royal disparaît quelques jours avant de réapparaître sans donner aucune explication. Elle s'évapore une seconde fois près de cinq mois plus tard. Cette fois-ci elle retrouvée morte dans la Seine. En s'inspirant de la nouvelle d'E. A. Poe Le mystère de Marie Roget, inventer trois personnages susceptibles d'être le meurtrier de la jeune femme.
20:00 Publié dans Textes originaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écriture, écrivain, écrivaine, auteur, auteure, autrice, writer, writing, actu, actualité |
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30/06/2026
Juin en quelques mots #116
Acter la fin d'un cycle // Explorer plusieurs pistes et surtout faire en sorte qu'il n'y ait pas d'ennui // D'autres projets d'écriture // Nouvelle rubrique pour le compte Substack: Dans l'atelier de l'écrivain // Avoir pour idée de se créer son propre système de travail, à savoir une semaine de quatre jours // Viendrai-je à bout de ce pavé de Mauvignier? // Une écrivaine qui ne mâche pas ses mots // Soirée japonisante // Grand vent sur la Côte d'albâtre // Et un croque-monsieur bien délicieux // Marche, rencontre impromptue et botanique // Continuer à trier et à désencombrer // Et me reviennent ces mots: "Le bateau coule" // Qu'on en finisse le plus vite possible // Avancer sur différents projets // Des plats réunionnais en bonne compagnie // Chocolat froid // Commencer par rédiger une table des matières // Chaleur assommante // Une dernière semaine bien chargée... // Un début de presbytie ma p'tite dame // Des glaces et des livres // Où vont les larmes quand elles sèchent de Baptiste Beaulieu: un roman à mettre dans les mains de tous les soignants // Sauter dans le vide. (À pieds joints!) // Queen Mum à propos du gardien de but norvégien face aux Français: "il est mal placé". (Pour sûr! Il a laissé passer 3 ballons en 25 minutes de jeu...) // Coups de tonnerre effrayants à 5h du mat // L'installation de la fibre est un vrai sketch ! // Envie d'aller voir cette vasque olympique de plus près

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28/06/2026
Les dimanches en photo (222)

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21/06/2026
Les dimanches poétiques (400)
"Être attentive à ses pensées, aux ricochets de ses désirs. Accepter de se perdre avec la certitude qu'on se retrouvera, grâce à la petite veilleuse de l'instinct qui ne peut pas s'éteindre, car elle fait partie d'un plus grand foyer au loin."
Laure MORALI in Les géantes (Ed. dépaysage - 2026 - p. 24)

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14/06/2026
Les dimanches poétiques (399)
"- Ne m'en veuillez pas, Yann, mais j'évite les derniers verres avec les messieurs.
- Je ne pensais pas à...
- Bien sûr que si, vous y pensiez. Vous êtes un homme, je suis une femme et je vous plais. Ce sont des choses qui arrivent.
Sa franchise m'a désarçonné et j'ai béni l'obscurité qui dissimulait mon trouble. Jamais une femme ne m'avait parlé aussi directement. Mais Rebecca agissait comme quelqu'un qui avait depuis longtemps passé les conventions et les hypocrisies par-dessus bord."
Hélène GESTERN in Cézembre (Ed. Grasset - 2024 - p. 429)

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12/06/2026
Ecriture créative #5
Une détonation lui parvint du bureau de Paul. Elle avait la main sur la poignée de la porte d'entrée, prête à partir; prête à s'enfuir, son sac à main sur l'épaule droite, un sac de voyage dans la main gauche, dans lequel elle avait jeté à la hâte quelques vêtements. Elle n'avait pas choisi les plus beaux habits, prenant au hasard ce qui se présentait, ce qui lui tombait sous la main. La peur l'avait privé de tout discernement. Face au danger son cerveau lui avait ordonné de fuir et elle s'était précipitée dans la chambre pour prendre des affaires et partir.
Il avait été odieux, l'insultant à travers toute la maison, la traitant de traînée, de putain; lui disant qu'elle en faisait exprès d'aguicher les hommes pour le rendre fou; qu'elle verrait ce qu'elle verrait, qu'il n'allait pas se laisser faire, pas se laisser humilier par une petite garce comme elle, qu'elle était sa femme, et qu'elle n'allait pas se foutre de sa gueule.
Il n'avait rien voulu entendre de ses explications; qu'elle était juste allée boire un verre avec ses collègues après le boulot, qu'elle n'était pas habillée comme une pute et qu'elle avait bien le droit de disposer de son temps. Et il l'avait frappée; giflée si fort que sa tête avait cogné contre le chambranle de la cheminée. Il était hors de lui, avait les yeux exorbités, de l'écume au coin des lèvres.
Elle lui avait dit qu'il était malade, qu'il devait se faire soigner. À ces mots il avait tourné les talons et était allé s'enfermer dans son bureau. Elle avait profité de ce moment pour rassembler quelques affaires et s'enfuir, ne jetant pas un regard en arrière, pas un regard pour cette vie qu'elle avait vécu avec lui, ni sur ces photos de mariage accrochées au mur; les photos d'un bonheur évanoui.
C'est au moment où elle s'apprêtait à franchir le seuil que le bruit l'avait saisi. Le bruit d'une détonation suivi d'un autre, mat, d'un corps qui tombe au sol.
Proposition 320 du site Ecriture créative tenu par Nanou: commencer par la fin.
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