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13/02/2011

Best love Rosie - N. O'FAOLAIN (coup de coeur)

livres,littérature,romans,irlande,nuala o'faolain,vieillissement,actu,actualitéCe livre était depuis un moment dans ma PAL. J'en repoussais régulièrement la lecture et maintenant que je l'ai terminé, je me dis: "Mais quelle idiote j'ai été!" Ce n'est pas permis de laisser dormir un tel livre dans sa bibliothèque. Un sacrilège!

On y découvre l'histoire de Rosie - Rosaleen Barry -, une femme qui a pas mal baroudé. Elle a occupé des fonctions aussi diverses que variées aux quatre coins de la planète. Elle a eu des amants mais ne s'est jamais mariée et n'a pas eu d'enfants. Alors que sa relation avec Leo touche à sa fin, elle décide de rentrer en Irlande pour s'occuper de sa tante Min qui, d'après les voisins, se laisse aller...

Ce retour en Irlande va être un tournant dans la vie de Rosie mais aussi dans celle de Min. L'une va faire le deuil de sa jeunesse épanouie et l'autre va reprendre sa vie en main. Rosie revient aux sources et retape la maison dans laquelle sa mère et sa tante ont vécu. Min traverse l'Atlantique et va à New-York, comme sa soeur devait le faire quelques dizaines d'années auparavant. 

Pas de héros dans ce livre. Des gens comme vous et moi. Des femmes et des hommes qui ont eu des vies très différentes. Des personnages qui n'ont pas moins de cinquante ans. Certains font le bilan de leur existence, d'autres reviennent là où ils sont nés ou bien entreprennent des voyages qu'ils n'ont jamais osé faire jusque là.

Un livre plein de questionnements mais aussi plein de sagesse. Rosie va essayer de s'habituer à la vieillesse et renoncer aux plaisirs de la chair. C'est une nouvelle étape de la vie qui commence. 

Best love Rosie - Nuala O'FAOLAIN - Ed. France loisirs - 2009

07/02/2011

Un roman à Londres

Le nez rivé sur le "double-decker" accroché au mur, je me demande quand je pourrai retourner à Londres. Cela semble compromis cette année. Je rêve pourtant de me balader dans Kensington Gardens, de faire un petit tour dans Green Park, d'aller acheter du fudge chez Harrods, de visiter le National History Museum et le V&A Museum, d'aller dire bonjour à Big Ben, de découvrir les docks et de me promener à Clapham.

Puis, prendre des notes dans un carnet acheté chez Daunt Books dans Marylebone Highstreet. Observer les gens, l'architecture... Tout consigner pour une future histoire.

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Et ensuite, installée dans une chambre d'hôtel, imaginer un scénario, des personnages et des rebondissements pour les offrir aux lecteurs.

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30/01/2011

Pour qui sonne le glas - E. HEMINGWAY (abandon)

livres, littérature, romans, guerre d'espagne, espagne, ernest hemingway, actu, actualitéJe vous disais lundi dernier que j'avais beaucoup de mal avec ce livre. En fait, c'est pire que cela. Je n'en peux plus!!! J'abandonne! Je rends les armes! Ne me parlez pas d'Hemingway pendant les dix prochaines années!

Je ne sais si cela vient de la traduction ou du sujet traité, mais ce livre m'ennuie et m'énerve. Je préfère arrêter la lecture à la page 160 (je me demande d'ailleurs comment j'ai pu arriver jusque là...) et passer à autre chose sinon mes nerfs vont en prendre un coup.

Hemingway nous parle dans cet ouvrage de la guerre civile espagnole. Robert Jordan, un Américain "partizan", a reçu l'ordre de faire sauter un pont lors d'une offensive et s'appuie sur la population locale pour mener à bien son projet. Sauf qu'à la page 160, on ne sait toujours pas s'il va le faire sauter ce fameux pont... L'auteur nous dépeint les personnages en long, en large et en travers, fait de grosses digressions mais tout cela n'a pas réussi à accrocher mon coeur de midinette, malgré l'histoire d'amour entre Robert Jordan et une jeune espagnole, Maria, qui revient d'entre les morts.

Ce que je reproche à l'auteur, c'est d'en mettre des tartines quand quelques lignes auraient suffi. Et je ne vous parle pas des répétitions qui alourdissent considérablement le style.

Voilà. Je ne saurais donc jamais si ce pont a finalement explosé. Et entre nous, je m'en fiche un peu. Il y a tant d'autres livres qui attendent dans ma PAL!

Pour qui sonne le glas - Ernest HEMINGWAY - Ed. Heinemann et Zsolnay - 1948

24/01/2011

Il est des semaines...

Vous devez vous demander pourquoi il y a si peu de billets ces temps-ci et bien c'est tout simplement parce que je n'ai pas fini mes lectures. Il est des semaines pendant lesquelles on ne sait pas où donner de la tête et la semaine passée fut une de celles-ci. Non pas que je n'aie pas lu du tout. J'ai quand même avancé Pour qui sonne le glas d'Hemingway même si, je dois vous l'avouer, chers lecteurs, j'ai un peu de mal avec cette histoire qui me semble un peu longuette...

Mais je ne désespère pas de l'achever car la fin est peut-être très, très bien. Ou alors je serai complètement déçue par cette lecture et il ne faudra plus jamais me parler de cet auteur!

Après ça je me jetterai dans un Agatha Christie histoire de me changer les idées. Je n'ai rien contre Hemingway mais le style est un peu lourd. (Et là je vais me prendre une volée de bois vert par tous ceux qui le vénèrent!) Il en met une tartine quand quelques lignes auraient suffi.

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Bon, on en reparle quand je l'aurai terminé. D'ici la fin de la semaine j'espère...

12/01/2011

Une exécution ordinaire - M. Dugain

9782070355570[1].gifVoilà mon premier coup de coeur de l'année. Un livre hors du commun avec en toile de fond la désagrégation de l'URSS et les aberrations de la Russie.

L'histoire que nous présente Marc Dugain commence sous Staline et se termine sous la présidence de Vladimir Vladimirovitch Plotov. On y découvre trois générations de la famille Altman et la carrière de Plotov, un agent du KGB qui n'est pas sans rappeler quelqu'un...

La mère, Olga Altman, se retrouve guérisseuse de Staline sans le vouloir. Le grand Timonier a eu vent de son don et la fait venir sans tambour ni trompette pour qu'elle le libère de ses douleurs. Un climat de terreur règne à l'époque et le petit père des pauvres ne fait rien pour changer son image. Il demande à Olga de se séparer de son mari car personne ne doit apprendre qu'elle le soigne.

A la mort de Staline, Olga retrouve son mari, un scientifique qui s'est mis à boire au moment de leur séparation. Elle le suit cependant dans une base de la mer de Barents où il est chargé d'assurer le suivi de la flotte nucléaire. Leur fils naît là en 1957 mais le père décède cette même année d'alcoolisme.

Ce fils, Pavel, va devenir professeur d'histoire. Mais pour enseigner quelle histoire? Ce sont plutôt des contes pour enfants qu'il livre à ses élèves. L'histoire de l'empire a été revue et corrigée... Au moment où Pavel prend la parole dans le roman, sa fille Anna est journaliste et son fils Vania, sous-marinier, a disparu dans des circonstances assez floues lors de manoeuvres. La catastrophe a eu lieu il y a quelques mois et les causes de celle-ci sont aussi nombreuses qu'incertaines.

Que s'est-il réellement passé? Marc Dugain, narrateur omniscient, nous emmène dans le sous-marin et nous relate les manoeuvres ainsi que l'état d'esprit des hommes survivants après l'incident. Survivants, ils ne le seront pas longtemps car il est hors de question pour le président Plotov que quelqu'un contredise la version officielle. Impensable d'aller récupérer de possibles survivants dans ce sous-marin échoué par 100 mètres de profondeur.

Cette histoire n'est pas sans rappeler la tragédie du Koursk en 2000 qui a coûté la vie à 118 marins et qui a été gérée de façon lamentable. Marc Dugain s'est mis dans la peau d'un personnage touché par la tragédie et a imaginé son ressenti sur la catastrophe et plus globalement sur les autorités russes et le fonctionnement de la société. C'est un roman extrêment bien écrit qui dépeint des personnages minés par le régime soviétique et l'effondrement de celui-ci. 

Une exécution ordinaire - Marc DUGAIN - Ed. Gallimard/Folio - 2008

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Objectif 6/10

 

05/01/2011

Divorce à Buda - S. Marai

9782253130604[1].gifVoici ma deuxième lecture pour le challenge Europe Centrale et Orientale. Ce livre trainaît dans ma PAL depuis un bout.

Ce roman nous parle d'un divorce, ou plus exactement du juge qui doit prononcer ce divorce. Il s'agit de Kristof Kömives, dont le père était déjà juge, tout comme le grand-père. L'auteur nous en livre un portrait aussi bien physique que psychologique. Il relate son enfance, ses années d'études en pensionnat, la rencontre avec sa femme et leur vie commune, réglée comme du papier à musique. Un juge qui a par ailleurs des idées bien arrêtées sur la justice et l'ordre des choses.

Le divorce qu'il doit acter est celui d'une connaissance. Il doit séparer l'un de ses amis d'école, Imre Greiner, de son épouse Anna Fazekas. Imre est devenu un brillant médecin qui après avoir exercé quelques années à Pest, s'est installé à Buda car les charges y étaient moins élevées. Quant à Anna Fazekas, le juge l'a rencontrée alors qu'il était encore célibataire. Une jolie jeune fille de bonne famille. Ils ont même joué un double-mixte de tennis sur l'île... Mais c'était il y a longtemps. Le tourbillon de la vie les a éloignés l'un de l'autre. Kristof Kömives a rencontré sa femme à Zell-am-See (ça me rappelle des vacances...), quant à Anna, elle s'est laissée séduire par Imre Greiner qui a tout fait pour lui plaire... Mais n'en a-t-il pas trop fait?

Un beau jour Anna en a eu assez de cet amour inconditionnel dont elle était le centre. Elle a demandé le divorce et s'en est allée en voyage. Mais lorsqu'elle a reçu la convocation du juge qui fixait la date du divorce, un passé enfoui très profondément (comme dans une sorte de jardin secret) a refait surface...

Ce roman (publié en 1935) nous parle de la décadence de la société et de l'illusion de l'amour total. L'auteur joue sur les non-dit. Une lecture très intéressante notamment dans la façon dont Sandor Marai nous présente Kristof Kömives.

Divorce à Buda - Sandor Marai - Ed. LGF/Livre de poche - 2005

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  Objectif 2/3

02/01/2011

Mes lectures de 2010

Je dois avouer que j'ai pris beaucoup de plaisir à tenir ce blog et à vous parler de mes lectures tout au long de l'année. L'heure des bilans a sonné. J'ai lu plus de 60 livres pendant ces 12 derniers mois. C'est beaucoup plus que ce que j'avais envisagé et je ne vous cache pas que je suis contente de moi. Mes lectures ont été éclectiques même si, je dois l'avouer, le genre romanesque domine le reste. Ci-dessous la liste de mes lectures de 2010 et les astérisques indiquent les livres que j'ai beaucoup aimés.